Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 12:04

Chers amis,                                                                       

 

Vous l’aurez remarqué, mes courriers se terminent désormais régulièrement par un appel à votre générosité. Dans la plupart des pays où les spiritains travaillent, ils font appel à l’aide extérieure pour deux motifs. D’une part, l’Eglise locale n’a souvent pas les moyens de subvenir aux besoins des communautés spiritaines et d’autre part, nous cherchons à promouvoir des projets sociaux, caritatifs, pour aider les populations pauvres de ces pays.



Ce qui est vrai pour d’autres pays l’est aussi au Vietnam. Pour pouvoir travailler au Vietnam, nous avons besoin de trois types d’aide, que par souci de clarté, nous distinguons nettement :

 

-         1. Les projets caritatifs.

                                                      Taux de change: un euro = 25.000 dongs!

A l’heure actuelle, nous avons un projet mis sur pied par les confrères de Taiwan depuis quelques années déjà : l’aide à la scolarité d’enfants pau vres dans le Centre du Vietnam à Hué. Nous aidons plus de deux
cent enfants à aller à l’école. Le parrainage est rendu possible par des bienfaiteurs de Belgique, de France, du Portugal, de Taiwan, des Etats-Unis... Le parrainage d’un enfant coûte 100 euros par an. D’autre part, nous avons constitué un fond pour les oeuvres sociales. 
Avec ce fond, nous avons déjà aidé des orphelinats pour enfants handicapés (argent liquide, don d’ordinateurs,…) D’autres demandes nous parviennent régulièrement.
                                         

                                Photo:   Un des orphelinats que nous soutenons grâce à vous

 -         2. L’ouverture d’une maison de formation.

 

C’est un de nos grands projets au Vietnam : permettre à des jeunes vietnamiens de devenir missionnaires dans notre Congrégation. C’est un projet qui prendra du temps, mais qui est déjà en chantier. Depuis deux ans, nous avons commencé la construction d’une maison de formation. Il nous manque plusieurs milliers d’euros pour la terminer. De plus, nous cherchons à constituer un fond pour pouvoir y vivre à l’avenir (dans deux ans) avec une communauté d’une dizaine ou d’une vingtaine de membres.

  (Jeunes candidats à la vie spiritaine...et maison de formation encore en chantier!)





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3. Les besoins de la communauté spiritaine.

 

A l’heure actuelle, nous vivons à trois confrères et notre budget mensuel tourne autour de 1400 euros par mois. Nous pouvons compter sur 200 euros en dons à l’intérieur du pays ; le reste nous vient de l’extérieur : aide de la congrégation, intentions de messe et aide de particuliers.

 Quelques-un(e)s de nos ami(e)s et bienfaiteurs (-trices)

Par souci de clarté, nous aimerions ouvrir un compte spiritain en Belgique pour les oeuvres du Vietnam. Ce n’est pas encore chose faite. Le moyen le plus simple pour nous aider, en précisant quel(s) projet(s) vous voulez soutenir (1 ; 2 ; 3), c’est d’envoyer l’argent sur mon compte : Le compte est à mon nom. L’adresse et le numéro sont les suivants : rue du Couvent, 140. 1450 Gentinnes. Compte Fortis : 001-4773223-26. Vous recevrez une confirmation de ma part que l’argent est bien arrivé et qu’il a été utilisé selon votre désir. Un grand merci pour votre générosité qui nous permet de continuer notre mission au Vietnam.

Frédéric.

Par csspmission
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 13:45

Un jeune missionnaire ! 

 

L’image traditionnelle du missionnaire est encore, bien souvent, celle d’un homme avec une grande barbe, vêtu d’une soutane blanche et coiffé d’un casque colonial. Si ce type de missionnaire n’existe plus que dans « Tintin au Congo », il y a encore, aujourd’hui, des jeunes qui consacrent toute leur vie à la mission. Nous en avons rencontré un de chez nous : Frédéric Rossignol.     

 

Frédéric, peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

J’ai 33 ans et je suis missionnaire du Saint-Esprit. Je suis entré chez les Spiritains (c’est souvent comme ça qu’on nous appelle) à 25 ans. J’ai été ordonné prêtre, en Belgique, il y a deux ans. Je suis maintenant en Asie. Après avoir passé six mois à Taiwan, j’habite depuis deux mois, avec deux confrères, au Vietnam.

Comment est venue ta vocation de missionnaire ?

Je suis né dans une famille catholique convaincue et mes parents m’ont ouvert à une église dynamique. Ils m’ont fait découvrir toutes sortes de mouvements dans l’église et puis j’ai aussi rencontré beaucoup de prêtres, notamment des prêtres missionnaires qui m’ont touché par leur joie de vivre, leur disponibilité, leur engagement. Et en Rhéto je me suis dit que le Seigneur m’appelait peut-être à devenir prêtre et j’ai cheminé dans ce sens-là. Je suis passé par le séminaire diocésain et puis j’ai encore eu toute une période de discernement et finalement je suis entré chez les Spiritains à 25 ans où j’ai encore eu six ans de formation avant de devenir religieux et prêtre.

Cela veut dire que dans ton parcours, il y a aussi eu des périodes de questionnement, de remise en cause ?

Tout à fait. Je pense que le temps du discernement est propre à chacun. Pour moi, c’était important de trouver une certaine maturité. Je me suis bien plu dans la formation que j’ai reçue, à travers une grande diversité d’expériences à l’université. J’ai quitté le séminaire diocésain après trois ans, j’ai alors vécu en kot à LLN pendant deux ans avec des jeunes chrétiens. Ce sont toutes ces rencontres qui m’ont aidé dans mon discernement.

Quels ont été les éléments décisifs qui t’ont poussé à entrer dans une congrégation missionnaire ?

Pour moi, c’était important dès le début de pouvoir devenir prêtre pour annoncer Jésus Christ. Ensuite, je me suis rendu compte que j’avais besoin d’être soutenu par une communauté. Je voulais donc être religieux. Et j’avais aussi la conviction que l’église locale, pour être dynamique, doit être ouverte à l’église universelle. Dans ce sens, devenir missionnaire, c’était ma manière d’ouvrir les horizons de l’église de Belgique à l’église universelle.

Un missionnaire, c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui croit en Jésus Christ, qui est persuadé que Jésus Christ peut combler le cœur de l’homme et qui se dit qu’il ne peut pas garder ça pour lui-même.  Le vrai missionnaire, c’est celui qui permet à l’autre d’aller à la rencontre de Dieu.


Comment fait-on pour devenir missionnaire et, dans ton cas, spiritain?

Si on veut devenir missionnaire dans le sens d’être consacré et de partir à l’étranger pour annoncer la Bonne Nouvelle, il faut choisir une congrégation missionnaire. Moi, j’ai commencé par faire une année de coopération sur le conseil d’un missionnaire et puis, après cette expérience positive, je suis allé frapper à la porte de diverses congrégations. Après, c’est un discernement mutuel. Quand on entre dans une congrégation, on en découvre le charisme et, par ailleurs, les formateurs cherchent à voir si on est appelé à ce type de vie. Chez les spiritains, on est clairement orienté vers la mission à l’étranger. Aussi, quand on est ordonné, on a comme principe qu’on passe au moins les six premières années de sa vie de prêtre à l’étranger.

Quelle est la spécificité des spiritains ?

C’est difficile de dire notre spécificité étant donné qu’on travaille dans toutes sortes de contextes, dans le dialogue interreligieux dans des pays musulmans, dans l’éducation, dans des paroisses,... La marque de fabrique des spiritains, c’est la simplicité. Quand on est missionnaire, il y a un gros travail d’adaptation à la culture vers laquelle on va et cela nous permet d’être flexibles et simples dans notre manière d’être. Par exemple, certains jeunes philippins sont entrés chez les spiritains parce qu’ils avaient vu que les confrères faisaient eux-mêmes la cuisine et la vaisselle et ça les touchait !

Cette simplicité permet d’être à l’écoute de l’Esprit Saint...

Oui, notre second fondateur, parle beaucoup de l’esprit pratique, la docilité au quotidien à l’Esprit Saint.

Quels sont vos fondateurs ?

Nous en avons deux parce que nous sommes le fruit de la fusion de deux congrégations. Le premier, c’est Claude François Poullart des Places : un jeune séminariste de 24 ans, issu d’une famille très riche, qui, en 1703, s’était rendu compte qu’il y avait beaucoup de jeunes pauvres qui auraient bien voulu devenir prêtres mais qui n’en avaient pas les moyens. Il a ouvert une maison pour vivre avec eux et il est mort à 30 ans , très pauvre. Il avait donné toutes ses énergies pour ses confrères. Pendant 150 ans, on s’est occupé de la formation dans les séminaires et, dans le même temps, sous l’impulsion de notre second formateur, François Libermann, on a commencé la mission en Afrique. Aujourd’hui, nous sommes sur tous les continents, dans 65 pays, notamment en Asie depuis quelques années.

Tu vis ta mission en Asie, quel est le sens de la mission dans ce continent ?

Le paradoxe, c’est que Jésus était lui-même asiatique et pourtant le christianisme est vu comme une religion essentiellement occidentale. Beaucoup de gens ici ne connaissent pas le Christ. Ils connaissent très peu la religion chrétienne. De plus, l’Asie est un continent passionnant, plein de vie, de vitalité. Il faut être missionnaire partout mais, peut-être, avec encore plus d’urgence en Asie.

Pour être missionnaire, faut-il partir loin ? Ne peut-on pas être missionnaire en Belgique ?

C’est sûr, être missionnaire, c’est conduire les autres vers le Christ et on est évidemment aussi invité à le faire en Belgique ! Mais pour ça il faut le connaître soi-même, car c’est difficile de parler de quelqu’un qu’on ne connaît pas soi-même ! Tout chrétien est appelé à être missionnaire. Il faut pour cela s’attacher au Christ dans la prière, en participant à ce que propose l’église et puis dans le quotidien, témoigner qu’on vit quelque chose de différent de ce que les gens vivent en général.

Le contact avec les gens est donc essentiel ?

C’est le Seigneur lui-même qui dit que c’est à travers le prochain qu’on peut le rejoindre, Lui. On est souvent très centré sur soi-même, mais quand on va vers celui qui est le plus pauvre, on va à la rencontre du Christ. Ici, au Vietnam, nous visitons des enfants très fortement handicapés dans des homes. Pour moi, rencontrer ces enfants, qui sont les plus petits des plus petits, c’est rencontrer Dieu et cela on peut le faire aussi en Belgique.

Peux-tu nous décrire ta vie de missionnaire au Vietnam ?

Ma vie d’aujourd’hui, c’est une vie de découverte de la langue et de la culture. Apprendre une langue asiatique, cela prend deux à trois ans à temps plein. Il y a une certaine passivité. Il faut tout le temps être à l’écoute et aller vers l’autre, essayer de se comprendre, ce qui n’est pas évident ! Je découvre aussi l’église du Vietnam et je participe à sa liturgie extrêmement dynamique. Le week-end en paroisse, il y a facilement une dizaine de messes et en semaine,  les gens vont aussi à la messe vers 5h du matin. Nous, nous participons au maximum aux activités de l’église. Par ailleurs, les Vietnamiens sont très ouverts et c’est facile d’entrer en contact avec eux. Parler avec les gens dans la rue, c’est aussi ma manière d’être missionnaire...



Qu’en est-il de la vie communautaire ?

Nous vivons en communauté ; nous prions la prière des psaumes ensemble. On célèbre la messe ensemble ou alors nous allons célébrer la messe à l’extérieur. On partage les repas. On élabore nos projets missionnaires ensemble, caritatifs ou ecclésiaux.

Est-ce qu’on peut dire que le missionnaire n’est jamais un solitaire ?

C’est vrai, le missionnaire n’est jamais un solitaire, cela ne l’empêche pas de vivre parfois la solitude. Il y a deux axes de solidarité : d’une part, on consacre du temps à la vie communautaire, d’autre part, on est là pour se mettre au service de l’église locale, en particulier de l’évêque.

Est-ce que c’est parfois difficile de vivre si loin de son pays, de sa famille ? Ne t’arrive-t-il pas de penser : « Qu’est ce que je suis venu faire ici ? »

Personnellement, j’ai toujours comme principe d’aller de l’avant, j’essaye toujours de regarder ce qui est passionnant là où je vis. Pour moi, le plus important, c’est de m’intéresser à la culture et à la société vietnamienne. Par ailleurs, la communication aujourd’hui est beaucoup plus facile qu’avant. Je téléphone régulièrement à ma famille et à des amis par internet et je peux même les voir par webcam. Dans notre Congrégation, on rentre en vacances dans notre pays d’origine tous les deux ou trois ans. Aujourd’hui, on n’est plus coupé de sa famille et de son pays comme l’étaient les missionnaires autrefois. J’apprécie quand je rentre en vacances dans ma famille, mais je suis toujours prêt et heureux de repartir.


Peux-tu nous partager une des grandes joies de ta vie missionnaire ?

Certainement ! La grande joie, c’est d’être dans une société très jeune où les gens ont un profond sens du religieux. Ce qui m’impressionne, c’est que je rencontre régulièrement des jeunes qui me disent que, eux aussi, ils voudraient bien devenir prêtres ou qu’ils cheminent dans cette direction-là. En Asie, on a vraiment le goût de la vie consacrée.

Les Asiatiques ont donc quelque chose à nous apprendre, à nous, européens…

Oui, souvent, en Europe, on doit justifier notre choix de vie consacrée alors qu’ici, au Vietnam, on se sent encouragé par les gens qui n’ont qu’une envie, c’est qu’on reste fidèle à notre consécration.


En conclusion, quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait devenir missionnaire ?

Un prêtre un jour m’a dit : « Si tu veux devenir prêtre, tu dois t’attacher au Christ ». C’est valable pour toute vie consacrée ou missionnaire. Il faut toujours chercher la confiance en Dieu, l’acceptation de ses propres limites, et puis être simple et joyeux dans le discernement et dans la décision qu’on prendra in fine.

 

Propos recueillis par Luc Terlinden

Par csspmission
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 15:32

Saigon, February 2008.

Saigon, Février 2008.

 

 

Dear benefactors of the “Abandoned little angels” association,

Chers bienfaiteurs de l’association “Les petits anges abandonnés”

 

 

My name is Father Frédéric (in Vietnamese, my name is Trần Sỹ Hòa, I am from Belgium and I live in Vietnam for several months now. With others, I was invited by Mr and Mrs Toan to join the team of “Abandonned little angels” to visit 60 orphanages in the whole country of Vietnam. It took us about three weeks to achieve this goal. This was an extraordinary experience that I would like to share with you. The motto of this year is “Give a child a smile!” It is interesting for me to consider that smiling is a very natural attitude in Vietnam. Perhaps, it has to do with the fact that the Vietnamese society is incredibly young. Very often, I see children or teenagers, two on the same bike talking to each other and smiling! As foreigner, I draw attention and as I am able to speak a bit Vietnamese, (I study it for ten months now), my way of speaking makes people easily smiling and laughing! Apparently, the country needs everything but smile! Apparently yes, but actually the smile of many people and especially of the children is in danger, for many reasons that I would like to explain.

Je me présente. Je m’appelle Frédéric (en vietnamien, Trần Sỹ Hòa). Je suis Belge et je vis au Vietnam depuis quelques mois. Ensemble avec quelques prêtres et religieuses, j’ai été invité par Mr et Mme Toan à me joindre à l’équipe de l’association « Les petits anges abandonnés » pour visiter soixante orphelinats du Sud au Nord du Vietnam. Cela nous a pris trois semaines pour réaliser cet objectif. Je voudrais partager avec vous cette extraordinaire expérience. La devise de cette année était « Donner un sourire à un enfant ! ». Sourire est quelque chose de très naturel au Vietnam. Sans doute, est-ce lié au fait que la société vietnamienne est extrêmement jeune. Combien de fois au Vietnam m’arrive-t-il de croiser des enfants ou des adolescents à deux sur leur vélo en train de bavarder et de rire. En tant qu’étranger, j’attire aussi l’attention des vietnamiens et comme je peux parler un peu en vietnamien (cela fait dix mois que j’étudie la langue), ma manière de parler les fait naturellement sourire et rire ! S’il est vrai que sourire et rire sont des attitudes naturelles chez les vietnamiens, néanmoins je pense que le rire des vietnamiens est en danger, et spécialement celui des enfants, et cela pour plusieurs raisons, que je voudrais développer ici.


 


 

-         “Dưng mắc cỡ!” “Don’t be ashamed!” Many times, we met children who didn’t smile immediately when we approached them, because of ‘mắc cỡ’. Vietnam is very diversified on a sociological point of view. Many regions are very isolated for several reasons. For example, if you go to the Mekong Delta (Miền Tây), you have to take a boat to reach some orphanages. There, every block of houses is surrounded by water. Or if you go in the center of Vietnam, in the mountains, the access to the villages is also difficult. There are only a few dirt roads. You are surrounded by the florests and the minorities speak their native languages! Finally, when you go to the countryside, you meet people who are working by hands in the rice fields. Some use buffalos to plough! In all this regions (Mien Tay, region of the mountains, countryside), people very rarely see foreigners. They can hardly imagine how is the life of other people in big cities like Hanoi or Saigon or the life of people from abroad.Usually, a child doesn’t smile to strangers but to familiars. It happens to me many times that when I met children, they were ‘mắc cỡ’ or even afraid of me, a ‘Ông Tây’.  For our group, to reach the several regions of Vietnam and to enter in contact with the isolated people is a way to tell them: “Don’t be afraid. We are different but we are friends and we can become familiars to one another”.  To give a smile to children is to help them to discover that people from other regions of Vietnam and people from outside Vietnam are willing and happy to meet and spent some time with them.

 

- “Dưng mắc cỡ!” « Ne sois pas gêné ! » Il n’est pas rare de croiser des enfants qui à l’approche d’un étranger, n’ont pas envie de rire, parce qu’ils sont gênés. Le Vietnam est un pays sociologiquement très diversifié. Beaucoup de régions sont très isolées et ce pour diverses raisons. Par exemple, si vous voyagez dans la région du Delta du Mékong, (Miền Tây), vous devez prendre le bateau pour rejoindre certains orphelinats. Ici, les pâtés de maisons sont encerclés par l’eau. Si par ailleurs, vous allez dans le centre du Vietnam, dans les montagnes, vous verrez que l’accès aux villages est aussi difficile. Vous devez emprunter des chemins de terre. Vous traverserez des forêts et rencontrerez des minorités qui parlent leur propre dialecte. Si encore, vous décidez de visiter la campagne, vous croiserez des gens qui travaillent dans les champs de riz. Certains utilisent même des buffles pour labourer ! Dans ces différentes regions (Miền Tây, les montagnes ou la campagne), les gens voient rarement des étrangers. Ils ont du mal à s’imaginer comment est la vie des gens de la ville à Saigon ou à Hanoi ou à l’Etranger. Généralement, un enfant ne sourit pas à un étranger, seulement à quelqu’un qui lui est familier. Cela m’est souvent arrivé de rencontrer des enfants qui étaient gênés ou même craintifs vis-à-vis de moi, un ‘Ông Tây’ (étranger). Pour notre groupe donc, atteindre les diverses régions du Vietnam et entrer en contact avec les gens isolés, c’était une manière de leur dire : « N’ayez pas peur. Nous sommes différents de vous mais nous pouvons apprendre à nous connaître et à devenir amis. » Donner un sourire à un enfant, c’est l’aider à découvrir que des gens d’autres régions du Vietnam ou de l’Etranger sont désireux et heureux de les rencontrer et de prendre le temps d’être avec eux.

 

 







































       
“Con bị cảm lạnh không? Vâng, lạnh quá!” “Are you cold? Yes very cold!” When you feel cold, it is not easy to smile! During our trip, we didn’t need to look at the map. It was enough to feel the temperature outside and to see the dress of the people to realize that we were heading to the North. What a difference between Saigon (30 degrees) and Hanoi (15 degrees). In Western countries, most of the people don’t feel so uncomfortable with the cold weather. You just turn the heater on and the problem is solved! But in Vietnam, although the temperature is very low, we saw people working in the rice fields, in the cold water, and we thought that they would be more comfortable at home. But when we visited their home, the temperature was also very low. No heater! For “abandonned little angels” association, to allow children to smile is also to improve their living by giving him food, warm clothes, blankets… This is why every year, “Little abandoned angels” bring food and money to every orphanage. We don’t solve all the problems. We just try to do our best to allow children to smile more frequently!


-         “Con bị cảm lạnh không? Vâng, lạnh quá!” “As-tu froid?” “Oui, très froid!”. Quand on a froid, on n’a pas envie de rire ! Pendant notre voyage, nous n’avions pas besoin de regarder la carte pour savoir que nous allions en direction du Nord. Il suffisait d’ouvrir la fenêtre et de sentir la température extérieure. Quelle différence entre Saigon (30 degrés) et Hanoi (15 degrés) ! Dans les pays occidentaux, la plupart des gens ne souffrent pas trop du froid. Il suffit de mettre le chauffage et le problème est réglé ! Mais au Vietnam, bien que la température puisse être très basse, on voit les gens travailler dans les champs de riz, dans l’eau froide, et on s’imagine naïvement qu’une fois de retour à la maison, ils seront au chaud. Mais en visitant les maisons, nous avons pu nous rendre compte qu’elles ne sont pas chauffées et qu’il y fait donc froid ! Pour l’association « Les petits anges abandonnés », inciter les enfants à sourire, cela se fait aussi en améliorant leurs conditions de vie, en leur donnant nourriture, vêtements chauds et couvertures. C’est la raison pour laquelle chaque année, l’association  « Les petits anges abandonnés” distribue nourriture et argent à chaque orphelinat visité. Nous ne résolvons pas tous les problèmes. Nous essayons seulement de faire de notre mieux pour que les enfants aient l’occasion de sourire plus souvent!

 

 





























-
        
“Con biết, cô giáo của con dễ thương!” “Do you know that you have a very nice looking teacher?” When the blind children heard my comment about their teacher, they were smiling! They believed me because although they are bling, in their heart, they knew it already. Their teacher, a nice young girl was so nice with them, was teaching them so well music that it was natural for them to think that she must be nice looking also! During our trip, we met many handicapped children. It is a beautiful and difficult experience at the same time. You wish every child would be healthy, able to do all the things that other children can do: to speak, to listen, to run, to learn. But there is something mysterious in the places we met handicapped children. They were smiling, they were happy! Why is it so? Because people take care of them and give them good reasons to be happy: they have class, they learn to work, and if they are seriously dependent due to their disability, still they know that somebody loves them and take care of them. For sure, the future won’t be easy for most of those children when they will be adults. But as long as they are children, they have the right to a joyful childhood!


-         “Con biết, cô giáo của con dễ thương!” “Est-ce que vous savez que votre maîtresse est très jolie ? » Quand les enfants m’entendirent parler ainsi de leur maîtresse, ils se mirent à rire ! Ils me croyaient sans peine parce que bien qu’aveugles, dans leur cœur, ils savaient bien que leur maîtresse était jolie ! Leur maîtresse, une jeune demoiselle, leur enseignait si bien la musique qu’il était bien naturel qu’elle soit jolie ! Durant ce voyage, nous avons rencontré beaucoup d’enfants handicapés. C’est une expérience qui est à la fois belle et difficile. Quoi de plus naturel que de désirer que tout enfant soit en bonne santé, capable de faire ce que font tous les enfants : parler, écouter, courir, apprendre. Mais il y a quelque chose de mystérieux dans les lieux de vie de ces enfants handicapés. Ils sourient et ils sont heureux ! Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que bien des gens s’occupent d’eux et leurs donnent de bonnes raisons d’être heureux: ils peuvent aller à l’école, apprendre un métier, et s’ils sont trop dépendants à cause de leur handicap, ils savent néanmoins que quelqu’un les aime et prend soin d’eux. C’est sûr, leur futur ne sera pas facile, spécialement à l’âge adulte. Mais tant qu’ils sont enfants, ils ont le droit d’avoir une enfance joyeuse!

 

-         Is there something more beautiful than a father or a mother playing with their children? When love and security are present, smiles come naturally. On the opposite, how big is the suffering for adults and children when they are separated. During our trip we met many orphans, most of them handicapped children. In a country where the social system is too limited, it can be very difficult for poor parents to raise a child, especially a handicap child. How can parents take care of handicapped children when they have to go to work the whole day? But surprisingly the orphans we met were smiling, were happy! Why is it so? The thing is that they found adults who love them like mother and father: the religious sisters, the religious fathers, the religious brothers. They are adopted fathers and mothers for these children. Having decided themselves to not have children, there heart is ready to offer love to these abandoned children. And so we saw an atmosphere of joy in the centers we visited.

-         Y-a-t-il quelque chose de plus beau sur terre qu’un papa ou une maman jouant avec leurs enfants ? Quand l’amour et le climat de confiance sont présents, le sourire vient de pair naturellement. D’où la souffrance énorme quand parents et enfants sont séparés. Durant notre voyage, nous avons rencontré beaucoup d’enfants orphelins, la plupart handicapés. Dans un pays où le système social est insuffisant, cela peut devenir trop difficile pour des parents que d’élever un enfant, surtout s’il est handicapé. Comment des parents peuvent-ils s’occuper de leurs enfants quand ils doivent travailler toute la journée ? Encore une fois, quelle surprise était la nôtre que de voir des orphelins qui sourient, qui sont heureux ! Comment cela est-il possible? La raison est la suivante; ils ont trouvé des adultes qui les aiment comme mère et père : ces femmes et ces hommes, ce sont les religieuses (les sœurs)  et les religieux (des frères ou des prêtres). Ceux-ci, ayant décidé de ne pas fonder de famille eux-mêmes, ont un cœur disponible pour aimer ces enfants abandonés. C’est ainsi que nous avons pu expérimenter la joie qui régnait dans les centres que nous avons visités.


 



 






















The trip in the whole country was a long one. We made 5000 km, we visited thousands of children. Spontaneously, some children were smiling when they saw us and we smiled back. But more than a furtive smile, the association “little abandoned angels” tries to give the children substantial help to help them to keep smiling during their whole life. We do our best. We won’t solve all the problems of poverty in Vietnam. Like in every country, in Vietnam, some children are smiling when others are suffering. The love many benefactors of the association give to their own children incites them to help the abandoned children to smile also. There is no bigger reward for the heart of an adult than to see a child smiling. Thanks to all the benefactors, especially to Mr and Mrs Toan and the sisters for this marvelous trip. Remembering it, I have good reasons to smile too!

 

Le voyage dans l’ensemble du Vietnam fut long. Nous avons parcouru 5000 km et visité des milliers d’enfants. Spontanément, beaucoup d’enfants nous souriaient et nous le leur rendions bien. Mais en plus d’un sourire, l’association « les petits anges abandonnés » essaie d’offrir une aide substantielle à ces enfants pour qu’ils puissent sourire leur vie entière. Nous faisons de notre mieux. Nous ne résolvons pas tous les problèmes de la pauvreté au Vietnam. Comme dans tous les pays du monde, il y a des enfants qui sourient pendant que d’autres souffrent. L’amour que les bienfaiteurs de notre association portent à leurs propres enfants les incitent à se préoccuper des enfants abandonnés et à leur donner aussi l’occasion de sourire. Il n’y a pas de plus grande récompense dans le cœur d’un adulte que de voir un enfant sourire. Merci à tous les bienfaiteurs de l’association et spécialement à Mr et Mme Toan et aux sœurs pour ce merveilleux voyage. En y repensant, j’ai bien des raisons de sourire !

 

Cha Hòa (P.Frédéric)

Par csspmission
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 15:19

 

                                                                              

Chers parents, confrères, amis,                                                           Vietnam, le 13 décembre 2007.

 « Anh, chị, em khỏe không ? » Comment allez-vous ? « Tôi khỏe lắm, cảm ơn ! ». Je vais bien, merci ! Bien des choses se sont passés ces derniers mois... Au mois de mars, j’arrivais à Taiwan pour un séjour de six mois, dont le principal objectif était... de me mettre au Vietnamien ! Situation pour le moins originale, elle s’est révélée bien fructueuse. J’ai découvert une communauté d’une dizaine de confrères venus d’Asie, d’Europe, d’Afrique. Vivre avec eux, observer leurs engagements dans la société taiwanaise, me sentir soutenu dans ma préparation pour le Vietnam, découvrir une société où l’on parle le chinois mais qui par bien des aspects est beaucoup plus « moderne », « occidentale » que la Chine où j’avais travaillé un an il y a dix ans déjà, c’était un moyen d’entrer progressivement dans le bain asiatique.

Photo de famille spiritaine Taiwan-Vietnam 

 

Il y a trois mois et demi, mes deux confrères nommés pour le Vietnam me rejoignaient à Taiwan. L’un est Irlandais et à travaillé en Afrique pendant de nombreuses années essentiellement dans la formation des jeunes spiritains africains. L’autre est vietnamien. Né en 1954, il a connu tous les « évènements récents » de l’Histoire du Vietnam, et après avoir servi l’Église vietnamienne de diverses manières, il a émigré dans les années nonante vers les Etats-Unis où il est entré comme spiritain et a été ordonné récemment. Après avoir passé trois semaines ensemble à Taiwan, nous sommes partis nous installer au Vietnam, il y a deux mois de cela.

 Mes deux confrères et moi dans le métro de Taiwan...


           
Et voilà que l’aventure commence pour de bon ! Le Vietnam est un pays fascinant, qui se développe à une vitesse fulgurante tout en gardant intact toute une tradition qui lui est propre. On y voit des femmes au chapeau de paille, des étudiantes qui vont à l’école en robe de soie, des enfants qui se baladent nonchalamment à deux sur le vélo, des sampaniers, des cyclo-pousse... Et puis il y a le bruit omniprésent dans la rue, les odeurs, la chaleur,... A Ho-Chi-Minh ville, la densité de population est inimaginable (plus de huit millions d’habitants) et le trafic est à la hauteur. Je n’ai jamais vu de ville où il y ait autant de mobylettes en mouvement. On a l’impression qu’après les années de guerre, se déplacer en mobylette, c’est leur manière d’exprimer leur liberté ! À cela s’ajoute le fait que plus de 50 % des vietnamiens ont moins de quinze ans ! Les familles sont nombreuses et c’est toujours agréable d’aller rendre visite à ces foyers plein de vie !
           Pour le moment, nous louons quatre chambres chez l’habitant. La famille qui nous accueille est très gentille. Catholique convaincue, la maîtresse de maison se lève tous les jours vers 4h30 du matin pour aller à la messe à 5h. Les messes très matinales ne sont pas rares et les Eglises sont remplies en semaine et le w-e. Les gens témoignent de beaucoup de respect pour les prêtres qui en retour leur sont très dévoués. La liturgie de la messe n’est pas très différente de chez nous, si ce n’est que le chant fait vraiment partie de la culture vietnamienne. Le prêtre chante une bonne partie de la messe et l’assemblée lui répond avec plaisir. Nous concélébrons la messe en vietnamien plusieurs fois par semaine, en chantant la partie de la messe qui nous incombe! Les autres jours, nous célébrons la messe à la maison en anglais.  

            Durant cette année et probablement l’année prochaine également, la priorité du confrère irlandais et de moi-même, c’est l’apprentissage du vietnamien avec un professeur particulier qui nous donne à chacun 6h de cours par semaine. Au niveau pastoral, nous visitons régulièrement un foyer pour enfants gravement handicapés (handicaps physiques et mentaux) et nous sommes régulièrement invités à diverses célébrations (mariages, messes pour un défunt, fête patronale de la paroisse...). D’autre part, nous donnons des cours d’anglais pour des jeunes en discernement vocationnel. C’est magnifique de vivre dans une société où de nombreux jeunes expriment le désir de devenir religieux ou prêtres. Les séminaires sont plein à craquer et on nous demande sans cesse quand nous allons ouvrir une maison de formation pour missionnaires. C’est dans nos projets mais cela prend du temps !

 

 Apprendre le Vietnam, ce n'est jamais que deux à trois ans à plein temps...






           
Comme vous voyez, les nouvelles sont excellentes. C’est vraiment une chance extraordinaire de pouvoir vivre cette mission au Vietnam. Nous ne savons pas exactement de quoi sera fait notre mission dans les prochaines années, mais la présence du Seigneur à nos côtés et votre amitié nous donnent beaucoup d’espérance. Plaise à Dieu que nous puissions vivre et travailler ici de nombreuses années. Dans la messe quotidienne et par les mails,  coups de téléphone ou courriers, je garde le contact avec vous et suis sûr que votre mission où que vous soyez porte aussi ses fruits !

 Un beau cadeau, nous sommes là depuis peu et déjà nous avons des amis                                   
 Qui prennent régulièrement de nos nouvelles...


          

 
Je vous souhaite une belle fête de Noël. Noël, c’est Dieu qui fait le choix d’habiter dans un pays, dans une culture, une famille. Il en découvre les joies et les difficultés et par sa manière d’aimer à chaque instant, il rejoint les familles du monde entier et donne un sens à notre désir d’aimer et d’être aimé. Puissions-nous partager son désir et sa volonté de transformer notre monde en un monde de justice et de paix.  
 

Amitié, Frédéric

 

 

 

           

 

Par csspmission
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 02:59
Pour commencer ce blog, quelques extraits de courriers depuis mon premier contact avec le Vietnam...

Courrier du 19 juillet 2007.

Je suis parti au Vietnam durant trois semaines au mois de juin. Le but de ce voyage était double. D’une part, découvrir le pays et établir des contacts avec l’Eglise locale. D’autre part, évaluer le parrainage d’enfants vietnamiens au nom de l’association « Aide aux enfants du Vietnam », une association montée par les spiritains de Taiwan, qui soutient la scolarisation de plus de 200 enfants vietnamiens. (Au sujet du parrainage, voyez notre site ; www.bythewell.org )

 

Accompagné par un confrère vietnamien nord-américain, j’ai commencé mon séjour au Vietnam en me rendant dans la principale ville du centre du pays, Hûé. Là, nous avons passé la plupart de nos journées à visiter les villages où vivent les enfants parrainés par notre association. Deux lieux ont retenus davantage mon attention, le village des sampaniers et celui des enfants dont les enfants sont aveugles. Les sampaniers sont des familles qui habitent sur des bateaux, les sampans. C’est une population en très grande précarité. Les parents sont pêcheurs ou travaillent comme cyclo-pousse. Ils gagnent un à deux dollars par jour, quand il est possible de travailler. En effet, à la saison des pluies, certains jours, il est impossible d’aller travailler. La mortalité due aux accidents et à la maladie est élevée. Notre visite était organisée par trois jeunes frères du Sacré Coeur qui soutiennent les sampaniers et les enfants pauvres de divers villages. Ils encouragent ces enfants à étudier, leur trouvent des professeurs bénévoles, ont construit des écoles. Les besoins sont immenses mais la bonne volonté et le sérieux des bénévoles permettent d’aller de l’avant. Le centre des aveugles, lui, a été lancé par une soeur de la Visitation. Ce centre a pour président une personne aveugle (stipulé par les statuts du centre) ; les adultes ont l’occasion de travailler en confectionnant des balais ; les enfants sont scolarisés. Tout ce petit monde est très pauvre mais chacun est reconnu dans sa dignité. Durant notre séjour, nous avons pris des photos de chacun des enfants parrainés et mis à jour les données les concernant. Nous avons été accueillis avec beaucoup de sourire ; mon confrère étant vietnamien d’origine, nous n’avons pas eu de problème pour communiquer. Mais j’en ai aussi profité pour mettre en pratique ma connaissance encore très sommaire du vietnamien.

 





Après ce séjour à Hûé, je suis parti à Saigon, (Ho Chi Minh Ville), la ville où ma communauté (nous serons trois confrères) va s’installer en Septembre. Poumon économique du Vietnam, Saigon est une ville en continuel mouvement. La circulation y est dantesque. Pour traverser certaines artères de la ville, il faut être très courageux ! La pollution est à la hauteur du trafic ; la moto est le moyen de transport par excellence. Venant d’une ville aussi charmante que Hué, j’ai eu un peu de mal à me faire à Saigon. C’est pourtant ici que je vais passer mes prochaines années. Mais là encore, nous avons eu de chaleureux contacts avec des prêtres et des familles vietnamiennes. La ville est un univers plus anonyme que la campagne mais le fait d’être étranger suscite la sympathie des vietnamiens, d’autant plus quand on essaye de parler leur langue.

Par csspmission
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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), nous comptons sur votre aide!

- Pour nous aider de Belgique: Compte à mon nom chez BNP Paribas Fortis : 001-4773223-26. 
- Pour nous aider de France: Compte au nom de ‘CONGREGATION DU ST ESPRIT’: 00 000 435 029. Cle RIB 20. IBAN (International Bank Account Number) FR76 3000 4009 6900 0004 3502 920. BIC (Bank Identifier Code) BNPPAFRPPXXX En communication du virement bancaire sur le compte en France, écrivez simplement 4536 VINAM. C'est le code que nous utilisons pour les versements liés à la mission au Vietnam. Merci !

Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.

Origin(e) photos - pictures...

Rendons à César ce qui est à César. Juste un petit mot pour remercier de tout coeur mon confrère Trinh qui est toujours prompt à prendre son appareil photos en tout lieu. De nombreuses photos de ce blog sont dues à son talent. Qu'il en soit remercié.

Give to Caesar what belongs to Caesar. Just a few words to thank my confrere Trinh who often takes the initiative to bring his camera everywhere we go. Many pictures on this blog were taken by this talentous fotographer. Thanks a lot, Father Trinh

 
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