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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 12:04

Au Vietnam, j’ai cotoyé pendant plus de dix ans de nombreux jeunes venus faire du volontariat pour quelques mois. Heureux de leur engagement au quotidien, ils profitaient de leur séjour au Vietnam pour visiter le pays de long en large et les pays avoisinnants. Ils étaient dans l’urgence de s’en mettre plein les yeux en se disant, à juste titre, qu’il fallait en profiter un maximum, ne sachant pas si à l’avenir ils pourraient revenir en Asie du Sud-Est. En Bolivie, j’ai connu personnellement ce même enthousiasme et cette même urgence. J’avais envie de connaitre le pays et un peu de l’Amérique du Sud et j’en ai bien profité. J’étais basé à Buenavista (600m d’altitude), dans l’Est du pays, dans un climat tropical.

La Bolivie, un pays à découvrir de part en part !

Pour mon premier voyage dans le pays, au mois de novembre, j’ai été invité par une famille vivant à Buenavista mais originaire de Sucre, à connaitre les régions montagneuses de la région de Sucre (2750m), Potosi (4000m) et le Salar de Uyuni (3650m). J’ai apprécié Sucre, ville coloniale aux façades blanches et aux églises baroques où fut proclamée en 1825 l’indépendance de la Bolivie. J’ai assisté au théatre à un spectacle de danses locales de groupes venant des quatre coins du pays.

Les ruelles de Sucre et l'Eglise des franciscains
Les ruelles de Sucre et l'Eglise des franciscains

Les ruelles de Sucre et l'Eglise des franciscains

Sur le fronton de l'entrée du cimetière: hodie mihi cras tibi; aujourd'hui, c'est moi. Demain ce sera toi !

Sur le fronton de l'entrée du cimetière: hodie mihi cras tibi; aujourd'hui, c'est moi. Demain ce sera toi !

A Potosi, j’étais dans la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, là où les Espagnols et certains locaux ont fait fortune grâce aux mines d’argent (toujours en activité). J’ai arpenté les ruelles, appréciant le jour de grève générale où les rues étant bloquées, la ville était devenue le temps d’une journée, piétonne. Bien qu’en altitude, mes jambes n’ont pas flanché puisque j’ai grimpé la montagne qui borde la ville, et croisé des mineurs sur ma route et aussi, clin d’œil du Ciel, une statue de la Vierge de Beauraing !

Potosi; ses rues, danses et la maison de la monnaie.
Potosi; ses rues, danses et la maison de la monnaie.Potosi; ses rues, danses et la maison de la monnaie.

Potosi; ses rues, danses et la maison de la monnaie.

La Vierge de Beauraing rencontrée en Bolivie !

La Vierge de Beauraing rencontrée en Bolivie !

J’ai fait encore huit heures de bus dans la journée (en partant à 5h du matin et en revenant à minuit) pour aller passer la journée sur le lac de sel de Uyuni, le plus grand du monde puisqu’il fait plus de dix mille km carrés. Autrefois exploité à la sueur du front pour son sel, il est aujourd’hui convoité par les grandes multinationales pour son lithium : 50% des réserves mondiales y seraient enfouies, mais comme pour le pétrole en règle générale, peu de chance que le peuple en bénéficie… En bon touriste, j’y ai fait des photos mémorables…

De potosi à Uyuni, la route est de toute beauté.

De potosi à Uyuni, la route est de toute beauté.

Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...
Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...
Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...

Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...

Pour mon deuxième voyage fin décembre, je suis parti, cette fois en communauté spiritaine, pour la direction opposée, c’-à-d pour l’Est du pays, la région qu’on appelle la chiquitania. Elle est connue pour ses églises érigées par les Jésuites qui au XVIIème et au XVIIIème siècle, y avaient créé les ‘’réductions jésuites’’, des villages où les chrétiens vivaient en autarcie, au rythme du travail de la terre et des offices liturgiques. La région vaut également le détour pour la beauté de la nature.

La Bolivie, un pays à découvrir de part en part !
La Bolivie, un pays à découvrir de part en part !La Bolivie, un pays à découvrir de part en part !
La Bolivie, un pays à découvrir de part en part !

Pour mon troisième voyage en Janvier, je suis de nouveau parti vers l’Ouest, vers La Paz avec une halte à Cochabamba. J’ai été reçu par une famillee très accueillante du mouvement du néo-catéchuménat et à La Paz, au grand séminaire où habite l’évêque auxiliaire dont les parents sont de buenavista. Cochabamba (cocha pour les intimes) est connue pour son climat clément, pour son excellent nourriture et pour sa statue du Christ, la plus haute du monde (34m de haut)! Outre l’accueil de Papitoy Johny et Mamita Fanita, j’y ai revu des amis argentins, Juan et Salomé. La ville est agréable, il y a pas mal de musées et le climat est à la hauteur de sa réputation.

Bus de jour à côté du chauffeur, le meilleur pour apprécier le paysage. Le Christ de la concorde, le plus grand du monde.
Bus de jour à côté du chauffeur, le meilleur pour apprécier le paysage. Le Christ de la concorde, le plus grand du monde.

Bus de jour à côté du chauffeur, le meilleur pour apprécier le paysage. Le Christ de la concorde, le plus grand du monde.

Mes amis argentins, Juan et Salomé et leur enfant Juli.
Mes amis argentins, Juan et Salomé et leur enfant Juli.

Mes amis argentins, Juan et Salomé et leur enfant Juli.

A La Paz, très bien accueilli par l’évêque, j’ai pris plaisir à traverser la ville de long en large en téléphérique (le plus grand réseau du monde, sept lignes à l’heure actuelle) et le musée d’ethnographie en particulier m’a beaucoup plu. Pas le temps en revanche de pousser une pointe au lac Titicaca, il faudra revenir un jour !

Vue de la ville pour un euro par trajet... La plaza Murillo
Vue de la ville pour un euro par trajet... La plaza Murillo
Vue de la ville pour un euro par trajet... La plaza Murillo

Vue de la ville pour un euro par trajet... La plaza Murillo

J’ai donc bien profité de la Bolivie, un pays magnifique, mais vu qu’il fait un million de km carrés (deux fois la superficie de la France), je n’en ai pas encore fait le tour ! Peut-être dans un avenir proche ou lointain?

 

 

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 10:58

In Vietnam, for ten years, I came across with many young people coming from Europe and who were working as volunteers in Vietnam for a few months. Happy with their daily commitments, they took advantage of their stay in Vietnam to visit the country from top to bottom as well as the surrounding countries. They felt in a hurry to visit as many places as possible, not knowing if in the future they could return one day to Southeast Asia. In Bolivia, I personally experienced the same enthusiasm and urgency. I wanted to travel inside the country of Bolivia and to know a bit of South America and I enjoyed it. I was based in Buenavista (600m above sea level) 100km from Santa Cruz, in the east of the country, in a tropical climate.

Bolivia, beautiful country worth to be visited !

For my first trip inside the country, in November, I was invited by a family living in Buenavista but originally from Sucre, to reach the highland regions of Sucre (2750m), Potosi (4000m) and the Salar de Uyuni (3650m). I enjoyed Sucre, a colonial city with white facades and baroque churches where Bolivia's independence was proclaimed in 1825. I attended a local dance performance at the theatre by groups coming from all over the country.

church and convent of San Felipe de Neri with pupils back from school.
church and convent of San Felipe de Neri with pupils back from school.
church and convent of San Felipe de Neri with pupils back from school.

church and convent of San Felipe de Neri with pupils back from school.

With Don Luis and his son Nicolas.

With Don Luis and his son Nicolas.

In Potosi, I was in the highest city of the world that counts more than 100,000 inhabitants, where the Spanish and some locals made a fortune with silver mines (still in operation). I walked through the streets, enjoying one day of general strike; the streets were blocked, so the city had become a whole pedestrian area. No pollution, so enjoyable ! Although at high altitude, I managed to climb the mountain that borders the city, and came across miners and also, grace from Heaven, a statue of the Virgin of Beauraing (from Belgium)!

Potosi, at the top of the bell tower. Some exhibition of dances. La casa de moneda (currency house)Potosi, at the top of the bell tower. Some exhibition of dances. La casa de moneda (currency house)
Potosi, at the top of the bell tower. Some exhibition of dances. La casa de moneda (currency house)Potosi, at the top of the bell tower. Some exhibition of dances. La casa de moneda (currency house)

Potosi, at the top of the bell tower. Some exhibition of dances. La casa de moneda (currency house)

On the top of the hill, the Lord also takes some rest !
On the top of the hill, the Lord also takes some rest !

On the top of the hill, the Lord also takes some rest !

I did another eight hours of bus ride go and return (leaving at 5am and returning at midnight) to spend one day on the salt lake of Uyuni, the largest one in the world since it has more than ten thousand square kilometers. Once painfully exploited for its salt, it is now coveted by major multinationals for its lithium: 50% of the world's reserves are hidden there, but as  it is the case for oil in many places in the world, there is little chance that the people will benefit from it... As a good tourist, I took memorable photos...

Bolivia, beautiful country worth to be visited !
Bolivia, beautiful country worth to be visited !
Bolivia, beautiful country worth to be visited !

For my second trip at the end of December, I left, this time with our community, for the opposite direction, i.e. for the East of the country, the region called “Chiquitania”. It is famous for its churches built by the Jesuits who in the 17th and 18th centuries created the "Jesuit Reductions", villages where Christians lived in self-sufficiency, sharing land work and liturgical services. The region is also worth a visit for the beauty of its nature.

Jesuit church of San José and community selfie close to Roboré
Jesuit church of San José and community selfie close to RoboréJesuit church of San José and community selfie close to Roboré
Jesuit church of San José and community selfie close to Roboré

Jesuit church of San José and community selfie close to Roboré

For my third trip in January, I left again for the West, to La Paz with a stop in Cochabamba. I was received by a very welcoming family from the neocatechumenate movement and in La Paz, at the major seminary by the auxiliary bishop whose parents live in Buenavista. Cochabamba (cocha for the locals) is known for its mild climate, excellent food and its statue of Christ, the highest in the world (34m high)! Welcome by Papitoy Johny and Mamita Fanita, I met again Argentine friends, Juan and Salome. The city is pleasant, there are quite a few museums and the climate is up to its reputation.

Nice climate; good company and delicious food...Nice climate; good company and delicious food...
Nice climate; good company and delicious food...Nice climate; good company and delicious food...

Nice climate; good company and delicious food...

In La Paz, warmly received by the bishop, I enjoyed crossing the city by cable car (they have the largest network in the world, seven lines at the moment) and the ethnography museum is worth a visit. Sadly, there was no time to reach Titicaca Lake, maybe one day!

Bolivia, beautiful country worth to be visited !
Bolivia, beautiful country worth to be visited !
Bolivia, beautiful country worth to be visited !
Bolivia, beautiful country worth to be visited !

I enjoyed very much Bolivia, a magnificent country, but since it has the size of one million square kilometres (twice the size of France), I still have many places to discover! Perhaps in a near or distant future?

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 11:06

Après onze ans au Vietnam, à travailler presque exclusivement au service de la formation, j’ai voulu changer de pays, prendre un peu de recul. Mon supérieur m’a proposé de prendre une année sabbatique, et bien que j’aurais préféré prendre un temps de recul plus long, j’ai accepté sans trop savoir comment organiser mon année de libre. Après quelques tergiversements, j’ai finalement décidé de partir en Bolivie pour huit mois. Les spiritains sont présents en Bolivie depuis 15 ans. Y travaillent six confrères et une laïque. Ils vivent en deux communautés, l’une à Santa Cruz de la Sierre, une métropole d’un million et demi d’habitants et l’autre dans un village à cent km de là, à Buenavista. A la ville, ils vivent et travaillent dans la périphérie, et sont confrontés aux défis des grandes métropoles modernes : familles souvent destructurées, problème de drogue et d’insécurité, pratique dominicale peu suivie, … Au milieu des difficultés du quotidien, les missionnaires font l’expérience d’un peuple chaleureux, qui a le sens de la fête et qui a de l’admiration pour ses missionnaires venus de pays lointains, heureux de construire des ponts entre des cultures si différentes.

Santa Cruz; ville moderne qui atteindra bientôt deux millions d'habitants; les problèmes sociaux sont nombreux, la présence spiritaine a du sens !
Santa Cruz; ville moderne qui atteindra bientôt deux millions d'habitants; les problèmes sociaux sont nombreux, la présence spiritaine a du sens !Santa Cruz; ville moderne qui atteindra bientôt deux millions d'habitants; les problèmes sociaux sont nombreux, la présence spiritaine a du sens !
Santa Cruz; ville moderne qui atteindra bientôt deux millions d'habitants; les problèmes sociaux sont nombreux, la présence spiritaine a du sens !

Santa Cruz; ville moderne qui atteindra bientôt deux millions d'habitants; les problèmes sociaux sont nombreux, la présence spiritaine a du sens !

Pour ma part, c’est dans ce village de Buenavista que j’ai vécu ma mission. J’y ai été accueilli par deux confrères portugais qui sont responsables d’une paroisse et d’une vingtaine de chapelles. L’endroit est magnifique, nous sommes au bord d’un parc naturel qui fait 4424 km carrés. Le climat est tropical mais un peu moins chaud qu’au Vietnam. La nature est superbe. Le matin, on est réveillé par les perroquets. Un peu inquiet à l’idée de travailler en espagnol, je m’y suis en fait très vite fait, parlant déjà couramment le portugais. Je suis passé progressivement du portunhol (mélange de portugais et d’espagnol) à un espagnol plus correct. J’ai tout de suite apprécié le travail pastoral, heureux d’aller en jeep 4X4 ou en moto célébrer dans les chapelles, même si dans les faits, mon travail se limitait trop souvent aux seules célébrations nocturnes.  En journée, j’ai donné un peu de catéchèse à la paroisse, ai visité les malades et les prisonniers et les familles en deuil, et à diverses reprises, je me suis retrouvé seul à la paroisse, ce qui me donnait plus de travail. Pendant ces huit mois, j’ai aussi collaboré avec deux mouvements ecclésiaux, le néocatéchuménat et une radio catholique, notamment en prêchant une retraite et en participant à des émissions à la radio. J’ai pu profiter à diverses reprises de temps libre pour connaitre le pays que j’ai traversé de part en part et à la fin de mon séjour, je suis parti trois semaines à la découverte du Pérou où vit ma cousine.

Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.
Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.

Buenavista, petit paradis sur terre de par sa nature et joie de servir dans sa quinzaine de chapelles en pleine campagne.

Cette expérience en Bolivie reste un moment fort de mon expérience missionnaire. J’ai découvert le travail pastoral sur le terrain que j’adore et l’importance de former les gens, de les aider à connaitre davantage le Christ et sa présence dans les sacrements, de les aider surtout à faire en sorte que la foi débouche sur des engagements concrets, sur une démarche de conversion personnelle et communautaire. Comme partout, tout cela demande beaucoup de travail et de patience ! A l’avenir, je ne sais pas si je retournerai en Bolivie, ou en Amérique du Sud, mais j’y ai pris goût et je pense que si on me le proposait de nouveau, avec un solide projet pastoral à la clé, je serais heureux de répondre présent. Début juin, je repars au Vietnam pour y continuer mon travail de formateur. Je serai heureux de retrouver sept novices pour cette année et suis prêt à collaborer de nouveau le temps qu’il faudra pour que le Vietnam spiritain puisse prendre son autonomie. Nous aurons six engagements définitifs cette année et une ordination diaconale, les perspectives d’avenir, après douze ans de travail, sont plus que prometteuses…

Joie de rencontrer les voyageurs et de créer des liens d'amitié avec des étrangers comme moi !
Joie de rencontrer les voyageurs et de créer des liens d'amitié avec des étrangers comme moi !

Joie de rencontrer les voyageurs et de créer des liens d'amitié avec des étrangers comme moi !

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 10:17

After eleven years in Vietnam, working almost exclusively as formator for our vietnamese candidates to priesthood and brotherhood, I wanted to experience another kind of mission in a different country. My superior offered me a sabbatical year, and although I would have preferred to take a longer break, I accepted without really knowing how to organize my free year. After a few hesitations, I finally decided to go to Bolivia for eight months. Spiritans have been present in Bolivia for 15 years. Six confreres and one layperson work there. They live in two communities, one in Santa Cruz de la Sierre, a metropolis of one and a half million inhabitants, and the other community in a village a hundred kilometres away, called Buenavista. In the city, they live and work in the suburbs, and are confronted with the challenges of the big modern cities: many broken families, drug problems and insecurity, not much regularity at the Church,... In the midst of the difficulties of daily life, missionaries experience a warming encounter with people. Bolivians are joyfull and they give good support to their missionaries coming from distant countries and building bridges between cultures.

Eight months in Bolivia on the other side of our planet !
Eight months in Bolivia on the other side of our planet !

Myself, I stayed in the village of Buenavista for eight months. I was welcomed by two Portuguese confreres who are in charge of a parish and about twenty chapels. The place is beautiful, we are on the edge of a natural park that covers 4424 square kilometers. The climate is tropical but less hot than in Vietnam. The nature is charming. In the morning, we are woken up by the parrots. A little worried about Spanish language, I actually got used to it very quickly, already fluent in Portuguese. I gradually switched from portunhol (a mixture of Portuguese and Spanish) to a more correct Spanish. I immediately appreciated the pastoral work, happy to go by 4x4 jeep or motorcycle to celebrate in the outstations, even if my work was often limited to night celebrations only.  During the day, I gave some catechesis in one outstation, visited the sick, prisoners and grieving families, and on several occasions I found myself alone in the parish, which gave me more work. During these eight months, I also collaborated with two ecclesial movements, the neocatechumenate and a Catholic radio station, by preaching a retreat and participating in radio broadcasts. I took advantage of free time to get to know the country and at the end of my stay, I spent three weeks of holidays in Peru where my cousin lives.

Eight months in Bolivia on the other side of our planet !Eight months in Bolivia on the other side of our planet !
Eight months in Bolivia on the other side of our planet !

My stay in Bolivia remains a highlight of my missionary experience. I discovered the exciting pastoral work on the ground and the importance of training people, of helping them to know more about Christ and his presence in the sacraments, of ensuring that faith leads to concrete commitments, to a process of personal and community conversion. As everywhere, all this requires a lot of work and patience! In the future, I don't know if I will return to Bolivia or South America, but I enjoyed it and if I had an opportunity to work there again, with a solid pastoral project at stake, I would be happy to do it. At the beginning of June, I will go back to Vietnam to continue my work as a formator, happy to accompany seven novices this year. I am ready to collaborate again as long as needed for the Spiritan Vietname community to become self-sufficient. We will have six definitive commitments this year and a diaconal ordination, the prospects for the future, after twelve years of work, are more than promising...

Eight months in Bolivia on the other side of our planet !
Eight months in Bolivia on the other side of our planet !
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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 10:06

Treize ans d’ordination, ça commence à compter. Ce qui me réjouit dans la vie de prêtre? Beaucoup de choses. La première, c’est évidemment l’amitié que je me dois d’entretenir avec Dieu, chaque jour, avec plus ou moins de profondeur, au gré des joies et des peines et frusrations de la vie. Savoir que Dieu est là en toute circonstance et avoir comme mission d’annoncer qu’Il nous aime, il n’y a pas de ‘’métier’’ plus beau que celui-là. Ce qui m’impressionne aussi, c’est la Sagesse de l’Eglise, le fait qu’elle ne cesse de parler de ce qu’est vraiment l’Amour, à savoir le don de soi, lié à la croix, à la vérité, à l’humilité, à la joie. Je n’ai encore rencontré personne qui parle d’Amour avec tant de profondeur que le Christ dans l’Evangile et à sa suite dans les textes de l’Eglise tout au long de son histoire jusqu’à aujourd’hui, agrémentés de l’exemple des Saints d’hier et d’aujourd’hui. La pastorale me passionne également, rencontrer les gens et les accompagner dans les célébrations de l’Eucharistie, du baptême, du mariage, de la confession, de tous les sacrements, quelle joie ! Ce qui m’essoufle parfois ou souvent ? En premier, le manque de cohérence entre mes convictions, mon idéal et ma manière de vivre avec cette question essentielle, suis-je vraiment un homme plus fidèle et plus généreux aujourd’hui qu’hier et moins que demain ? Je n’en suis pas si sûr. Je l’espère. La vie consacrée est belle mais exigeante et ces exigences ne sont pas toujours accueillies par moi avec autant de sérieux et d’engagement personnel que je ne le devrais.

13 ans d'ordination. Faible par nature, fortifié par Dieu
13 ans d'ordination. Faible par nature, fortifié par Dieu

Au niveau spiritain, j’ai souvent été déçu du manque de dialogue, d’attention, de l’absence de travail en commun qui se vit dans les communautés où j’ai vécu. L’individualisme est très marqué et je ne suis malheureusement pas en reste. On a parfois l’impression que tout le monde trouve réconfort à l’extérieur de la communauté alors que les confrères devraient s’édifier et s’entraider avant tout. Je me pose des questions sur mon retour éventuel au Vietnam et je n’ai toujours pas reçu de réponses à mes questions. On se contente de me dire : on t’attend là-bas dans quelques mois, sans plus. Il n’y a pas de plan sur le long terme concernant la formation des jeunes confrères spiritains. Je continue de croire à la vie spiritaine, d’apprendre à regarder mes frères comme un don de Dieu mais dans la pratique, j’ai parfois du mal à mettre en pratique mon idéal et je sais que pour mes frères, m’accepter avec mes limites et mon péché est aussi un sacré défi. 
Comme prêtre, je suis souvent choqué par les critiques que les gens qui vivent loin de l’Eglise, qui ne s’y investissent jamais, se permettent de faire avec une légèreté qui est souvent indécente, superficielle et qui ne montre qu’une chose, que les gens ne connaissent pas l’Eglise et les trésors qu’elle renferme. Des gens auxquels je tiens n’ont jamais montré le moindre encouragement pour ce que je vis, pour ma vie de consacré à Dieu et aux hommes. Heureusement, je rencontre des milliers d’hommes et de femmes qui me disent que ma vie a du sens pour eux et en voyant la leur, je me dis, quelle joie pour nous de connaitre le Christ. Je termine par une blague un peu scabreuse. On dit que les prêtres devraient fêter leurs 12,5 ans de vie consacrée parce qu’ils ne sont pas sûr d’arriver aux 25. Je demande vos prières sincères et régulières pour que la fidélité puisse s’ancrer de jour en jour dans ma vie pour que dans 12 ans, je puisse continuer à dire : oui, la vie de consacré à Dieu en vaut la peine, oui je suis fier et heureux d’être prêtre.

joie de donner une retraite sur l'Esprit Saint en Espagnol avec un groupe si joyeux, ''radio carisma".joie de donner une retraite sur l'Esprit Saint en Espagnol avec un groupe si joyeux, ''radio carisma".

joie de donner une retraite sur l'Esprit Saint en Espagnol avec un groupe si joyeux, ''radio carisma".

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 09:44

Thirteen years of ordination, it is already something. What makes me happy in my life as a priest? Many things. The first thing, of course, is the friendship that I have to maintain with God, each day, with more or less depth, according to the joys and pains and frustrations of life. To know that God is there in all circumstances and to have the mission to announce that He loves us, there is no '' profession '' more beautiful than this one. What impresses me, too, is the wisdom of the Church, the fact that she keeps on talking about what is really Love, namely the giving of oneself, linked to the cross, to truth, humility, and joy. I have not yet met anyone who speaks of Love with such depth as Jesus in the Gospel and I am also impressed by the texts of the Church, embellished with the example of the Saints of yesterday and today, all solidly theorized by the texts of the Church. Pastoral care also fascinates me, meeting people and accompanying them in celebrations of the Eucharist, baptism, marriage, confession, in short, all the sacraments is a beautiful mission. What desappoints me sometimes or often? First, the lack of coherence between my convictions, my ideal and my way of living with this essential question: Am I really a man more faithful and more generous today than yesterday and less than tomorrow? I'm not so sure though I hope so… The consecrated life is beautiful but demanding and these requirements are not always welcomed by me with seriousness and personal commitment.

with altar servants and young men receiving the sacrement of confirmation.
with altar servants and young men receiving the sacrement of confirmation.

with altar servants and young men receiving the sacrement of confirmation.

At the Spiritan level, I have often been disappointed by the lack of dialogue, of attention, and the lack of common work in the communities where I live(d). Individualism is very present and I am unfortunately part of it. It seems that everyone finds solace outside the community while the confreres should build the community and help each other above all else. I am wondering about my possible return to Vietnam and I still have not received answers to my numerous questions. Confreres tell me: we wait for you in a few months, end of the story! It is quite desappointing. I continue to believe in Spiritan life, to learn to look at my brothers as a gift from God, but in practice I sometimes find it difficult to practice my ideal and I know that for my brothers, to accept my own limits and my sins is also a challenge. As a priest, I am often shocked by the criticism that people who live far from the Church, who never invest in it, allow themselves to do, with a boldness that is often indecent, superficial and shows only one thing, that people do not know the Church and the treasures it contains. Some people I love have never shown the slightest encouragement for what I live, for my life dedicated to God and to men. Fortunately, I meet thousands of men and women who tell me that my life makes sense to them and seeing their lives, I say to myself, what a joy for us to know Christ! I end with a joke a bit scary. It is said that priests should celebrate their 12.5 years of consecrated life because they are not sure of arriving at 25. I ask your sincere and regular prayers for fidelity to become anchored day by day in my life, so that 12 years later, I can continue to say: yes, life dedicated to God is worth it, yes I am proud and happy to be a priest.

A priest reaches everybody with a welcoming smile, people with strong commitment to the Church, people at the margin.
A priest reaches everybody with a welcoming smile, people with strong commitment to the Church, people at the margin.

A priest reaches everybody with a welcoming smile, people with strong commitment to the Church, people at the margin.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 04:18

Septembre 2007- Septembre 2017… Dix ans de mission au Vietnam ! Les mots qui me viennent spontanément à l’esprit sont : reconnaissance, persévérance, apprentissage et espérance. Reconnaissant, je le suis indéniablement envers cette Eglise qui nous accueille, où la foi est ancrée dans le cœur de nombreux chrétiens, y compris celui de nos jeunes en formation. Ils m’impressionnent toujours autant par leur gentillesse et leur promptitude à s’engager dans la vie consacrée. Reconnaissant, je le suis aussi pour cet appel à la vie missionnaire que j’ai reçu il y a près de vingt ans, et qui m’invite chaque jour à aimer en parole et en action. Je suis aussi reconnaissant à tous ceux qui de loin ou de près m’encouragent à être fidèle à ma vie de prêtre et de missionnaire.

Les trois pionniers de la mission au Vietnam; toujours présents après dix ans !

Les trois pionniers de la mission au Vietnam; toujours présents après dix ans !

La persévérance est d’actualité dans une vie où il y a toujours une faille entre l’idéal et le vécu, les convictions et la pratique. Les incohérences personnelles, communautaires ou ecclésiales pourraient être autant de motifs d’être amer, de perdre ses illusions, de se contenter du minimum. Par la grâce de Dieu, les difficultés sont autant de motifs de s’accrocher, de rester, de persévérer. Cela s’applique aussi à nos jeunes en formation qui en entrant dans notre communauté sont prêts à tout : « J’irai où l’on m’enverra » nous disent-ils en début de parcours, mais lorsque les années passent et que le départ en mission se rapproche (deux ans de stage missionnaire sont au programme après cinq ans de formation au Vietnam, l’envoi en mission pour le long terme lui survient après douze ans de formation.), j’entends des propos tels que « Pourquoi partir au loin, la mission n’existe-t-elle pas aussi au Vietnam ? ». Je ressens encore de l’anxiété dans le cœur de nos jeunes en formation,  alors que l’appel à partir au loin est au cœur du charisme de notre congrégation. Si nous, en tant que missionnaires, nous n’osons pas larguer les amarres, qui d’autre que nous le fera ? Persévérer, c’est aussi pour moi ne pas compter les années, accepter de servir là où l’on a besoin de moi aujourd’hui. Le Seigneur nous a dit : « Quand tu fais un don, que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche. » (Mt 6,3) ou encore « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Mt 10,8) Le temps qui passe est aussi un don de Dieu et non quelque chose qui m’appartient. Combien de temps vais-je encore servir au Vietnam ? Je n’en sais rien, peu importe !

La communauté du noviciat pour l'année 2017-2018

La communauté du noviciat pour l'année 2017-2018

La mission est aussi un apprentissage, une maturation. C’est vrai pour moi qui ai la chance d’être dans la quarantaine, l’âge où l’on est encore bien dans son corps, où l’on est plus libre dans son esprit, plus serein et espérons-le plus généreux aussi. Cet apprentissage, il prend forme aussi dans les jeunes que nous formons et il faut leur laisser le temps de devenir des adultes autonomes, engagés, responsables et heureux de leur choix de vie. Le risque est parfois de ne pas respecter leur rythme ou au contraire de ne pas les laisser prendre progressivement leur autonomie et faire leurs choix personnels, en incarnant le charisme de la congrégation selon leur sensibilité.

visite à la communauté de philosophie et ballade nocturne avec mon ami le père Adam, pallotin.
visite à la communauté de philosophie et ballade nocturne avec mon ami le père Adam, pallotin.

visite à la communauté de philosophie et ballade nocturne avec mon ami le père Adam, pallotin.

A l’approche de Noël, le mot « espérance » fait aussi pleinement sens. Dieu est venu parmi les hommes au sein d’un monde marqué et par le bien et par le mal. Il est venu parce qu’Il a foi en l’homme, parce qu’Il peut le guider vers la vie éternelle, vers l’amour en plénitude. Cette espérance est fondamentale, elle invite à la confiance en l’avenir, un avenir personnel et collectif. L’espérance aujourd’hui est parfois en berne dans le cœur des chrétiens, parce qu’ils ne se sentent pas portés par le milieu ambiant, ou parce qu’ils n’ont pas conscience de leur responsabilité à porter la Bonne Nouvelle à leurs frères et sœurs. Mais quand le Christ est venu sur la terre, il a fait peu de bruit ! Seules quelques personnes ont entendu les cris d’un bébé qui pleurait, et une poignée de bergers ont entendu des anges chanter la gloire de Dieu. La multitude, elle, n’a pas eu conscience que le Sauveur du monde était présent au milieu d’elle. Je pense qu’il nous faut garder cette humble espérance. Saint Pierre nous dit dans sa lettre aux chrétiens : « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion».   (1P 3, 9). Que l’on soit au Vietnam, en Europe ou ailleurs, on ne peut que faire confiance à Dieu pour continuer à toucher les cœurs de nos contemporains, pour que eux aussi partagent notre joie de connaitre Dieu et d’être aimés par Lui. Sainte et Joyeuse fête de Noël à tous. Père Fred (cha Hòa)

Courrier de Noël, dix ans de présence au Vietnam !

Désireux de nous soutenir dans notre mission au Vietnam ? Pensez au Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis.  BIC : GEBABEBB  IBAN : BE59 0014 7732 2326

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 04:03

September 2007- September 2017… Ten years of mission in Vietnam ! What comes spontaneously to my mind are four words: gratitude, perseverance, learning and hope. I want to express gratitude to the Church that welcomes us, to the deep faith present in the hearts of so many Christians, including our brothers in formation. Their natural gentleness and readiness to commit themselves to religious life is impressive. I am also grateful to the Lord for having been called twenty years ago to missionary life, a life that demands me to love day after day in words and actions. I am grateful to all, far or near, who encourage me to be faithful to my life as priest and missionary.

Ten years of presence in Vietnam, painted by our brother Vu, representing the commitments of our communities: prayer, pastoral and charity work, studies and celebrations...

Ten years of presence in Vietnam, painted by our brother Vu, representing the commitments of our communities: prayer, pastoral and charity work, studies and celebrations...

Perseverance is required since there is always a gap between the ideal and the reality, the convictions and the way to put it in practice. When faced with personal, communitarian or ecclesial failures, one  could easily be desiluded, bitter or be tempted to stick to the minimum in one’s commitments.  However, with the Grace of God, difficulties are seen as opportunities to persvere, to remain, to not give up. Living with such mindset is also required from our young men in formation. When they start the formation process, they voice up their readiness for all kinds of mission.   « I will go wherever the superior will sent me ! » is a common frase heard in their mouths.  Yet, after several years of formation, when the departure for mission is becoming reality (we send them for two years of missionary experience abroad after five years of formation in Vietnam, and they receive their long term missionary appointment after twelve years of formation.), some of them say « What is the point of going far away when mission is everywhere, including in Vietnam ? ». Their interrogation reveals the anxiety still present in their hearts, despite the fact that mission far away is at the core of the charism of our congregation. If we, who are missionaries, don’t dare to go, who will then? At my own level, to persevere means to not count the years I spent in the mission, to accept to serve wherever my presence is needed. The Lord said:: « When you give to someone in need, don't let your left hand know what your right hand is doing. » (Mt 6,3) and also «Freely you have received; freely give. » (Mt 10,8) The passing of time is also a gift of God, not something that belongs to me. How many years will I continue to serve in Vietnam? I don’t know and it does not matter !

The three communities gathered for the Advent recollection.

The three communities gathered for the Advent recollection.

Mission is a learning process, a journey to maturity. I am blessed to be in my forties, an age in which most of the people are in good health, more at peace with themselves, experiencing more freedom and capable of more generosity. Our young men in formation are also on the way to marurity but they need time to become adults, to be able to be fully autonomous, responsible, committed, and happy in their vocation. We have to respect their pace  and also to allow them to take progressively their autonomy, to make their own choices, to incarnate the charism of the congregation according to their own sensitivity.

Our former novices of last year are now doing missionary experience in Gambia and Ghana. They seem to be happy !
Our former novices of last year are now doing missionary experience in Gambia and Ghana. They seem to be happy !

Our former novices of last year are now doing missionary experience in Gambia and Ghana. They seem to be happy !

Coming close to Christmas time, hope  is a meaningful value. God came to live among men in a world marked by Good and Evil. He came to the world because He trusted men and wanted to lead them to eternal life, to love to the full. Hope is our duty, something that gives trust in one’s future and the future of the collectivity. Hope can be compromised when Christians don’t receive any spiritual support from the people surrounding them or when they fail to announce the Good News as part of their christian identity and responsability.  However when the Lord came on earth, his coming passed unnoticed ! Only a few people heard a baby crying and some shepherds heard the angels singing the Glory of God. The immense majority of people was not aware that the Savior of the Lord was now present in their world. As christians, we are called to be humbly hopeful. Saint Peter in his second letter said: « The Lord is not being slow in carrying out his promises, as some people think he is; rather is he being patient with you, wanting nobody to be lost and everybody to be brought to repentance.» (2P 3, 9). Wherever we are, in Vietnam, in Europe or elsewhere, we are called to trust that God continues to touch the hearts of our brothers and sisters, in order that they also may know the joy of being loved by God. Holy and Joyful Christmas feast to all of you. Father Fred (cha Hòa)

 

Willing to help us in our mission in Vietnam ? Here is the account of Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis.  BIC : GEBABEBB  IBAN : BE59 0014 7732 2326

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 12:01

Fin août 2017, j’ai passé douze jours dans l’état du Tamilnadu, au Sud-Est de l’Inde, pour assister à l’ordination et à la première messe de notre premier confrère spiritain indien. Ayant dans ma communauté depuis l’année passée des novices indiens, c’était aussi l’occasion de découvrir leur pays ou plutôt leur région d’origine. A la sortie de l’avion, dans le bus qui mène au terminal de l’aéroport de Chennai, je discute avec une Française qui me dit : « Vous verrez, la première fois qu’on pose le sol en Inde, on est impressionné mais pas toujours en bien, c’est un monde chaotique ». Après dix ans de Vietnam, je m’estimais vacciné, et pourtant, oui, les premières impressions sont mélangées. Il y a bien sûr l’excitation d’arriver dans un sous-continent de plus d’un milliard d’habitants et la joie d’être accueilli à l’aéroport avec une couronne de fleurs parfumées, du Jasmin, par mes confrères, mais dès l’instant où nous quittons l’aéroport, nous sommes en prise avec un monde hyper bondé, très sale, où les bus sont archi-pleins et la circulation dantesque. On est typiquement dans une société qui se développe à toute vitesse mais qui n’a pas le temps de s’adapter à tous ces changements.

J'ai experimenté les bus bondés, une fois oui, tous les jours, dur...dur...J'ai experimenté les bus bondés, une fois oui, tous les jours, dur...dur...

J'ai experimenté les bus bondés, une fois oui, tous les jours, dur...dur...

Après une heure de taxi (vive la climatisation !), je suis heureux d’arriver à la maison spiritaine et d’être accueilli par les confrères. J’en connais plusieurs, dont deux de mes anciens novices. Notre congrégation était déjà présente en Inde, de 1862 à 1887, avant de laisser la main aux missions étrangères de Paris. Mais c’est depuis 2010 que les spiritains sont revenus en Inde. La petite communauté à l’instar de celle du Vietnam vit dans une certaine précarité. Tout comme au Vietnam, les missionnaires d’antan ont été expulsés de belle lurette et ceux qui reviennent timidement y sont en toute petite minorité (il y a d’ailleurs très peu d’étrangers en Inde, encore moins qu’au Vietnam) et ne bénéficient d’aucun statut légal. Nos confrères, comme nous au Vietnam, doivent ‘bricoler’ pour pouvoir résider sur place. A défaut d’activité apostolique, tout comme nous ici, ils sont engagés dans la formation de candidats locaux à la vie spiritaine. Plusieurs de nos confrères étrangers sont inscrits à l’université et doivent faire trois heures (!) de trajet par jour pour se rendre aux cours et en revenir. Ils sont étudiants en journée et formateurs à la maison le reste du temps. Ils ne parlent malheureusement pas la langue locale, par manque de temps, mais leur amour pour ce pays est bien réel.

Les anciens spiritains et la nouvelle génération en devenir; tout un symbole !
Les anciens spiritains et la nouvelle génération en devenir; tout un symbole !
Les anciens spiritains et la nouvelle génération en devenir; tout un symbole !

Les anciens spiritains et la nouvelle génération en devenir; tout un symbole !

Que de couleurs et de sourires !
Que de couleurs et de sourires !

Que de couleurs et de sourires !

En vivant dans un environnement urbain, il font aussi le choix de partager le quotidien difficile de tant de gens qui viennent vivre à la ville. Ce qui est formidable, c’est que cette présence porte des fruits, ils ont à ce jour une dizaines de jeunes indiens en formation, dont deux prêtres (un qui est toujours en discernement pour rejoindre les spiritains), un futur diacre, des profès et des postulants. Je suis très impressionné par ce travail fait avec beaucoup d’humilité et de patience malgré le contexte politico-religieux pro-hindou et  hostile aux minorités chrétiennes.

diner à l'indienne, pince monseigneur obligatoire !

diner à l'indienne, pince monseigneur obligatoire !

Pendant ce séjour, j’ai pu accompagner le supérieur de la communauté, ainsi que notre supérieur général et son assistant venu pour  l’occasion, dans un périple de 1200 km dans le Tamilnadu. Ce fut un pélérinage sur les traces des missionnaires, tout d’abord de notre confrère indien tout juste ordonné, qui a dit sa première messe dans son village (où nous avons été accueillis par un bon milliers de villageois tous paroissiens), mais aussi sur les traces de Saint Thomas (nous avons visité le lieu de son martyr et sa tombe), de Saint Jean de Brito (missionnaire portugais lui aussi martyr en Inde), de Saint François Xavier. Nous avons visité le plus grand sanctuaire marial du Sud de l’Inde, Notre Dame de Vailankanni. Pendant cette semaine de voyage, outre le fait de pouvoir discuter avec les confrères dans la voiture, (privilège d’être avec le supérieur général et son assistant et le supérieur de la communauté locale ; tous ont plein d’histoires à raconter) et de profiter du paysage et des haltes, nous avons aussi eu la joie d’être accueilli par des évêques, des prêtres, des familles chrétiennes qui nous ont touché par leur foi et leur gentillesse.

Visite express de certains temples; on reviendra !
Visite express de certains temples; on reviendra !

Visite express de certains temples; on reviendra !

Seul bémol du voyage, nous avons fait beaucoup de kilomètres mais nous n’avons eu que très peu de de temps pour visiter les joyaux de l’architecture hindoue et les plages magnifiques du Sud de l’Inde. Tourisme ou pélérinage, nous avons du choisir ! Un tout grand merci à mes confrères, bonne mission et à la joie de vous revoir un jour en Inde ou au Vietnam !

Prêt pour un road-trip en Inde, mais quand ?
Prêt pour un road-trip en Inde, mais quand ?

Prêt pour un road-trip en Inde, mais quand ?

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 11:37

In August 2017, I spent twelve days in the Taminaldu State, in the South East of India, to attend the ordination and the first mass of our first Indian Spiritan confrere. Since last year, I have indian novices in my community. So it was a great opportunity to discover their country so to speak, or more precisely their region of origin. When I went out of the plane and got on the airport bus in Chennai, I chatted a few minutes with a French tourist who told me : « Since it is your first time in India, you may not feel at ease at the beginning, since there are lots of confusion here’’. Living in Vietnam for ten years, I felt I would be immune to any kind of confusion! However, it happened that my first impressions were mixed. Of course, I was very excited to step into a subcontinent of more than one billion inhabitants. I was also touched when my confreres welcame me at the airport with a garland of Jasmin flower.    But as soon as we went out of the airport, we faced another less pleasant reality : streets are very noisy and dirty, public transportation is overcrowded and the traffic is unbearable. It gives the picture of a fast pace developing country that struggles to adapt to so many hasty social changes.

Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !

After one hour of taxi (thanks be to God, we had the aircon !), I was happy to reach the spiritan house and to meet the confreres. Some of them were known to me, especially our two former novices. Our Congregation was present in India from 1862 à 1887, replaced by the priest of Foreign missionaries of Paris (MEP). Since 2010, the Spiritans are back to India. Similarly to what we live in Vietnam, the only spiritan community of India lives in a precarious state for several reasons. All the missionaries were expelled of India long time ago and those who presently come back are a very tiny minority (in general, the number of foreigners in India is very limited, even more than in Vietnam). Missionaries have no legal status. Confreres, like us in Vietnam,  must “tamper” to stay in the country. Face with the impossibility to do apostolic work (they are even more limited than us in Vietnam), they are committed to the formation of local candidates to spiritan life.  Some of our foreign confreres, in order to get visa in India,  are registered at university where they take course. They commute by bus three hours a day. They are students during the day and formators at night and at week-end… Being so busy, they cannot properly learn the local language, despite the fact that their love for Indian people is obvious. Living in an urban environement, they share the difficult daily conditions of the locals who live in big cities for their living.  

What is amazing is that despite the difficulties, the spiritan presence produces good fruits. A dozen of young indian men are discerning in our congregation. The community has already two indian priests (one still discerning about the possibility of joining us). Within a few months, they will have one new deacon and the professed and postulants are in good number. I am very impressed by their work in a political context pro-Hindu and hostile to the Christian minorities. With humility, patience and perseverance, everything turns to be possible.   

Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !

During my stay in India, I accompanied the local superior, our superior general and his assistant on a car trip of 1200 km in the Tamilnadu state. It was a pilgrimage on the steps of missionaries, first of all our indian confrere ordained priest at the beginning of our stay and who celebrated his first mass in his home village (where we were welcome by a thousand of villagers, all parishioners), then Saint Thomas (we visited the place of his martyrdom and his tomb), Saint John of Brito (portugese missionary also martyr), the cave where Saint Francis Xavier spent two years. We visited the biggest Marian shrine of the South of India, our Lady of Vailankanni. During this one week trip, besides the advantage of chatting with the confreres in the car (what a privilege to be with the superior general and his assistant and the local superior who have many interesting stories to tell), to enjoy the landscape and the several points of interest, we were deeply touched by the warming welcome of bishops, priests, Christian families that edified us by their strong faith and their gentleness.

Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !

The only frustration I experienced was to not have much time to visit the magnificent temples and beautiful beaches of the South of India. The trip was long and the time for cultural activities was limited. Pilgrimage did not give much room to tourism ! My sincere gratefulness to all my confreres in India, I wish you a good mission and I hope we can meet again one day in India or in Vietnam !

Indian discovery, where the Spiritans are also working !
Indian discovery, where the Spiritans are also working !
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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

- Pour nous aider de Belgique ou de l Etranger: Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis :
BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.