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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 03:56

                                                                                  Vietnam, le 18  décembre 2010.

 

Chers parrains et marraines,

Une année a passé et vous avez peut-être le sentiment que cela fait longtemps que vous n’avez plus eu de nouvelles de vos filleuls. Il n’est pas toujours évident dans le quotidien bien rempli qu’est le nôtre de donner plus de nouvelles mais je peux vous assurer d’une chose. La visite des enfants se fait chaque été. Deux fois par an, les coordinateurs sur place (un père et une soeur) reçoivent le montant du parrainage qu’ils transmettent aux familles à un rythme mensuel. Nous couvrons nous-mêmes les frais de notre voyage, ce qui permet de donner la totalité de votre contribution aux familles. Nous avons d’ailleurs plus d’enfants parrainnés que de parrains, ce qui fait que nous devons aussi contribuer sur nos fonds propres. Cette année, j’ai pris la décision d’accepter douze enfants de plus, et récemment de nouveaux parrains ont accepté de parrainer ces enfants. Qu’ils en soient vivement remerciés. Leurs dossiers sont en préparation et seront envoyés d’ici peu !

 parrainage 2010 1f

La vie paysanne, une vie simple souvent difficile mais où l'on sait prendre le temps d'accueillir ses hôtes... 

  

Cette année, une amie de Belgique, Florence et un séminariste Irlandais, James se sont joints au père Trinh et à moi-même pour une visite de quatre jours des enfants parrainés. Florence vous fait part de ses impressions :

 

En partant de Saigon, nous mettons neuf heures de car, quatre heures de bateau et vingt minutes de pirogue pour atteindre la région du Delta du Mékong qu’on appelle « Dat Mui Ca Mau » à la fine pointe Sud du Vietnam. Passées quelques plantations en bordure du Mékong nous découvrons la maison en bois d’un des enfants parrainnés qui se limite à trois pièces, en enfilade. Au sol, de la terre battue. Nous entrons directement dans la pièce principale. Il y a un grand lit (sans matelas), et, au mur, le portrait d'Ho Chi Minh ainsi que les diplômes scolaires des enfants. La seconde pièce, sépararée par un rideau, comprend une armoire et le lit familial. La troisième pièce est la cuisine. Le cochon à engraisser y vit également. Tout est propre, la réserve de petit bois est en ordre. Quelques casseroles et l'endroit du feu... c'est à peu près tout le mobilier.

parrainage 2010 3fparrainage 2010 2f

 

 Feu de bois, mobilier sommaire...

 

 L’enfant parrainné que nous visitons a le genou anormalement gonflé. Sa maman nous explique qu’un jour la barque que la famille utilise pour se déplacer, a chaviré. L’enfant a vraisemblablement heurté quelque chose. Son genou, mal opéré ne s’est pas dégonflé depuis lors. Quand nous visitons les familles, à première vue et à entendre les gens, nous n’avons pas l’impression qu’ils vivent dans la misère. Chacun semble vivre paisiblement, simplement. Cependant, derrière les sourires arborés et le désir de nous montrer le meilleur d'eux- mêmes, nous sentons combien la vie est une lutte de tout instant et que la pauvreté limite les perspectives d’un avenir plus facile.

  

 

parrainage 2010 4f 

L'équipe de choc: Frédéric, James, Florence, Thao, Trinh et une famille parrainée.

  

 parrainage 2010 5e

Le chant, au coeur de la culture vietnamienne...

  

Dès le lendemain, nous visitons un autre village, au coeur de la mangrove où les Spiritains y parrainent également d’autres enfants ayant une scolarité régulière. Chaque enfant est venu à la paroisse accompagné d'un parent. Je suis étonnée de voir qu'aucun d'eux n'est venu seul et encouragée de constater à quel point les parents sont soucieux de leurs enfants et de leur bonne scolarité. Oui! L'école reste le lieu de tous les espoirs et représente une occasion majeure ancipation. Mais elle demeure aussi un pari sur l'avenir. Nous apprenons que certains parents hésitent à retirer leur enfant de l'école pour gagner deux bras au travail. En parrainnant les enfants, nous les encourageons à laisser leurs enfants poursuivre leur parcours scolaire le plus longtemps possible.

 

Florence Otten.

 

  

  

Merci à Florence pour sa visite des enfants. Merci à vous parrains et marraines pour la confiance que vous nous faites et l’aide que vous apportez aux enfants pauvres du delta du Mékong.

 

Père Frédéric Rossignol, missionnaire spiritain, coordinateur du programme « aide à la scolarité des enfants du Vietnam »

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 02:04

« Ton pays et ta famille ne te manquent pas trop ? As-tu souvent l’occasion de rentrer au pays ? », ces questions les vietnamiens me les posent souvent. Au Vietnam, la famille est une valeur forte et quand on est loin de chez soi, ce qui est d’ailleurs le cas de beaucoup de vietnamiens vu que le pays est très grand et que voyager coûte cher et prend du temps, on a facilement le mal du pays. Je dis à mes amis vietnamiens que d’une part, je vis à l’étranger depuis plus de dix ans et que d’autre part, mes parents et ma famille vont bien, et que je leur téléphone régulièrement, ce qui rend la distance moins difficile à supporter. Je rentre en fait en Belgique tous les deux ans. C’est la règle (souple) dans notre congrégation. Cela me permet de passer un été sur deux au Vietnam et donc de faire des choses que je n’aurais pas le temps de faire durant l’année.

 

1 ete 2010

  Excursion à Dalta avec les séminaristes et James.

2 ete 2010

 James, en formation en Irlande, il vient faire une expérience missionnaire et enseigner l'anglais à nos séminaristes de Juin à la mi-août 2010. Extraverti et jovial, nous avons bien apprécié sa présence.

3a ete 2010

  Superbe paysage à Dalat... Le Vietnam, un pays de toute beauté...

3b ete 2010

Départ du père Patrick Palmer pour des vacances en Irlande. Les enfants de l'orphelinat l'accompagnent à l'aéroport.

 

Cet été a été riche en évènements. Nous avons eu la visite pour deux mois et demi d’un séminariste irlandais, James, qui est en première année de philosophie dans la Congrégation en Irlande. Il a donné pendant un mois des cours d’anglais à nos séminaristes. Il est très communicatif et c’était une bonne chose que nos séminaristes aient la possibilité d’être en contact avec quelqu’un venant d’une société et d’une Eglise différente de la leur. Fin juillet, j’ai eu aussi la joie d’accueillir pour trois semaines une amie de longue date, Florence, que je connais depuis mes études à l’université de Louvain-La-Neuve (15 ans déjà, ça ne nous rajeunit pas). Ensemble, avec le père Trinh, le frère James et une amie vietnamienne, nous sommes allés visiter le Cambodge et ses temples Khmer (les fameux temples d’Angkor). J’y étais déjà allé il y a douze ans lors de mon séjour en Chine mais c’est toujours aussi impressionnant.  Nous avons été accueilli par la belle famille de la soeur du père Trinh, qui est également vietnamienne mais qui vit au Cambodge depuis des années. C’était intéressant de « se laisser accueillir ». 

 

  10 a ete 2010

  Photo de famille au temple royal de Phnom Penh: James, Trang, Florence, Frédéric et Trinh.

 

  9 ete 20108 ete 2010

 Rencontre insolite à Phnom Penh et tour de la ville à la nuit tombée en Tuk-Tuk

7 ete 2010

 

Trois sur une mobylette en Asie, c'est un minimum !

6 ete 2010

Un marché à Phnom Penh, ça grouille de gens mais en comparaison avec Saigon, c'est calme!

 

En effet, nous les occidentaux, nous avons souvent la volonté d’en faire un maximum pendant les vacances. En faire un max au Cambodge, ça veut dire dans  notre mentalité visiter tous les musées et les temples possibles et imaginables ; bref, en avoir plein la vue et plein le digital... Se laisser accueillir, par contre, c’est accepter que les asiatiques ont une autre manière de prendre des vacances. Plus que l’intérêt culturel et touristique, c’est la relation humaine qui prime. Être ensemble, papoter, boire et manger, aller visiter les cousins, cousines et autres, voilà des vacances réussies. Ceci dit, les vietnamiens sont  extrêmement attentionnés et ils nous ont organisé le voyage, la location d’une voiture, l’hotel, les repas... On a passé deux jours à Phnom Penh et un jour dans les temples. (A l’occidentale, on aurait passé trois jours dans les temples). Je fais encore l’expérience que je suis parfois un peu frustré par le manque de passion culturelle de mes amis vietnamiens, mais j’apprends par la même occasion à apprécier ce qui m’est donné de vivre, sans chercher toujours à imposer mes envies, mes attentes. La vie missionnaire passe par là...

  10 b ete 2010

 

11.ete-2010.JPG

Angkor, et ses trois cents temples, on en redemande ! 

 

12 ete 2010

 

13 ete 2010

Serpent ou arraignée, pfft! Juste pour épater la galerie!

 

De retour du Cambodge, j’ai passé une semaine avec Florence dans un orphelinat tenu par deux soeurs des béatitudes. Comme toujours les enfants sont adorables et les soeurs d’une gentillesse, d’une simplicité vraiment évangélique. Qu’il est bon de vivre au Vietnam ! Toujours avec Florence, nous sommes partis visiter les enfants que nous parrainons dans le delta du Mékong... Comme les autres années, ce voyage fut l’occasion de rencontres belles et émouvantes.

4 ete 2010

Les gestes valent plus que les paroles, surtout quand on ne connait pas un mot de vietnamien!

 

 

5 ete 2010

Cinq jours à l'orphelinat des béatitudes, ça crée des liens! 

 

Et à la fin de l’été, ce fut le grand changement... J’ai déménagé (!) et me suis installé avec sept de nos séminaristes dans un arrondissement de Saigon un peu plus dans les faubourgs de la ville, mais non loin de l’institut de philosophie des dominicains où ils ont commencé à étudier la philosophie pour deux ans. C’est une expérience formidable, que je relaterai dans un autre article.

 

Je vous souhaite une bonne reprise académique ou professionnelle après un été qui vous aura reposé ou à tout le moins changé les idées...

 

Amitié et que Dieu continue à vous bénir !

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 05:54

June 2010, two weeks in Taiwan. Two weeks of holidays? Good life, these missionaries! Not really...Actually, we went to Taiwan for two weeks of work. Every three years, the confreres who are working in Taiwan and Vietnam gather to evaluate their missionary work during the last three years and to make some projets for the future. This year, the three confreres of Vietnam joined the seven confreres of Taiwan, plus the general superior and one Irish confrere (both of them worked in Taiwan in the past), as well as the facilitator of the gathering, an Irish confrere who is currently working in Pakistan. 

 

1a assemblée Tw-Vn

Time of sharing with some friends of the spiritans in Taiwan

  

2a assemblée Tw Vn

 

Conversation between the bishop of Hsinchu (Taiwan), Father Patrick Palmer and Father O'Brian.

  

This kind of meeting is an opportunity to live as brothers and also to evaluate our spiritan commitments. People usually ask us : « What is the spiritan charism? » It is difficult to answer to that kind of question since our commitments vary from one country to another, according  to the ecclesial and social situation of each country. In Taiwan and Vietnam, some of us preach retreats ; others are parish priest or curate, prison and university chaplain, migrants chaplains, formators for seminarians. Since we live in community and work together, we can work on a long term. If one confrere has to leave the country for some reason, an other can replace him. But to say the truth, we have presently lots of commitments and we are a few to carry it on. We have plenty of plans for the future but we are shorted-staff !

 

3a.assemblee Tw Vn

 One day for resting. We go to visit a huge buddhist monastery

4a assemblee Tw Vn

The way people welcome us and support us in Taiwan and in Vietnam gives us motivation to go on. The taiwanese and vietnamese people are touched when they see missionaires who work far from their own countries, who learn  a new and difficult language, who discover a new culture and who serve a local church and society. According to our charism, we live in international communities. It is a challenge as well as a sign that living together is possible. Indeed each of us has his character and beside that, we are coming from different churches and societies: from Africa, Europe, Asia and America. As members of a religious order, we are called to live the three vows : poverty, obedience and chastity. This is not that easy. We are often more inclined in working on our own and defend our personal interests. To be fully committed to serve our community and the people we meet in our pastoral work,  is not naturel. Like in a family we need to be ready to express our joys and difficulties and also to renounce to ourselves for the good of the others.

 5a assemblee Tw Vn

 

6a assemblee Tw vn

 

The buddhist art, an expression of faith we are called to discover and respect.

As for the future, we hope to open one day a community in China but at the present time, we still foresee many difficulties. China is not open to the presence of missionaries. It would mean to be there in a kind of underground mission. We need also some money for such project. We need staff and since the confreres in Taiwan or Vietnam are attached to the country where they presently work, it is not easy to find volonteers who would accept to leave their current country of mission for a new one, with all the uncertainties related to it. The training of the vietnamese seminarians is also a source of worries. We need qualified formators. Besides, since noviciate and theology will be given in Philippines, we foresee that in two years time, one or two confreres of our group will be asked to go to work there as formator in collaboration with the confreres who are already present in that country.

 8a.assemblee Tw VnT

 The forests of Taiwan, a luxuriant atmosphere...

7a assembly Tw vne

 To be united is also to enjoy to have good time together...

Through the joys and  difficulties we meet, one thing remains constant : we are happy to be missionaries. In a humble way, we find our place in the huge asian continent, happy to answer to the call made by the former general chapter : Go into deeper water. No big deal, since the Holy Spirit is our boss !

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 05:01

Au programme de Juin 2010, deux semaines à Taiwan. Deux semaines de vacances ? Quelle chance ces missionnaires ! Pas tout à fait... En réalité, deux semaines de réunion. En effet tous les trois ans, les confrères qui travaillent au Vietnam et à Taiwan se retrouvent pour faire le point sur les trois années écoulées et pour faire des projets pour l’avenir. Cette année, nous étions trois du Vietnam, sept de Taiwan, plus le Supérieur Général et un confrère Irlandais (tous deux des anciens de Taiwan) ainsi qu’un confrère modérateur de l’assemblée, un Irlandais qui travaille au Paquistan.

 

1.Assemblée Tw Vn.confreres et eveque de Hsinchu

Photo de famille avec l'Eveque de Hsinch (Taiwan) 

 

 

Ce genre d’assemblée est à la fois un temps fort au niveau communautaire et aussi un temps d’évaluation de nos engagements missionnaires. On nous demande souvent quel est le charisme spiritain. C’est toujours difficile de répondre à cette question tant nos engagements sont variés et diffèrent d’un pays à l’autre, d’une Eglise à l’autre. Au niveau pastoral, les confrères travaillent comme curé ou vicaire de paroisse, aumônier de prison, aumônier d’université, animateur de retraites, aumônier des migrants ou encore formateur pour nos séminaristes. Du fait que nous sommes des religieux et que nous vivons en communauté et travaillons ensemble, nous avons l’avantage de pouvoir assurer la continuité de nos engagements pastoraux. Quand un confrère quitte le pays, un autre confrère peut le remplacer dans son travail. Mais nous sentons aussi combien nos engagements actuels sont prenants, que nous ne sommes qu’un petit nombre au vu de ce que nous aimerions pouvoir faire. Nous avons beaucoup de projets mais nous manquons de personnel !

 

2.Assemblée Tw-Vn JPL 2010 06 20 0551 - Copy

 

3. assemblée Tw VnJPL 2010 06 20 0564 - Copy

 

Messe à la paroisse où travaillent Joseph et Victor.

L'assemblée  est modeste, mais si accueillante!

 

 

Ce qui nous donne de l’espérance dans notre présence à Taiwan et au Vietnam, c’est l’accueil et le soutien que nous recevons des populations locales. Les gens sont touchés de voir des missionnaires venir de loin pour vivre avec eux, apprendre leur langue, aimer leur culture et servir l’Eglise et la société. Nous vivons en communauté internationale. C’est à la fois un témoignage et un défi de tous les jours. En plus d’avoir chacun notre caractère, nous venons aussi de sociétés et d’Eglises très différentes ; d’Afrique, d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis. Comme religieux, nous sommes appelés à vivre la pauvreté, l’obéissance et la chasteté, au sein d’une communauté. Ce n’est pas évident. Nous sommes parfois plus enclins à travailler en solo, à défendre nos intérêts personnels. Se donner à fond pour la communauté et dans nos engagements pastoraux, ce n’est jamais naturel. Comme dans une vie de famille, il nous faut continuellement être prêt à communiquer sur nos joies et nos difficultés, et à renoncer à nous mêmes pour le bien de tous.

  4 assemblée Tw Vn

 Ca bouillonne d'idées ces missionnaires...

 

Comme projets pour le futur, nous espérons pouvoir sur le long terme ouvrir une communauté en Chine, mais à l’heure actuelle, c’est difficile pour plusieurs raisons. La Chine reste un pays très fermé ; y aller comme missionnaire, impliquerait d’y être en semi-clandestinité. Il nous faut aussi des finances pour mener à bien ce projet et par ailleurs, les confrères se sont attachés à Taiwan ou au Vietnam et il n’est pas facile d’accepter de tout quitter pour commencer un tout nouveau projet dont on ignore encore les tenants et les aboutissants. La formation de nos séminaristes vietnamiens est aussi un sujet de préoccupation. Nous avons besoin de formateurs qualifiés. De plus, le noviciat et la théologie ayant lieu aux Philippines, nous prévoyons que dans les deux ans à venir un ou deux confrères devront aussi être disponible pour aller y travailler en collaboration avec nos confrères déjà sur place.

  5 assemblée Tw Vn

Cor unum et anima una...Un seul coeur et une seule âme...

 

A travers nos joies et nos difficultés, une constante demeure. Nous sommes heureux d’être missionnaires ; nous trouvons humblement notre place dans cet immense continent, joyeux de répondre à l’appel lancé lors du dernier chapitre général de la congrégation : « Avance au large ». Après tout, c’est l’Esprit Saint le patron, non ? Alors...lançons les filets !

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 16:06

                                                                               Houston, le 18 avril 2010.

 

 

Chers bienfaiteurs des "Petits Anges Abandonnés",

 

  Au Vietnam depuis trois ans, j’ai été invité à trois reprises à me joindre au groupe des « Petits Anges Abandonnés » (PAA), une association de vietnamiens expatriés aux Etats-Unis, pour leur visite annuelle d’orphelinats au Vietnam dans une optique humanitaire. Ces visites sont toujours des moments forts. Cette année, l’association PAA m’a invité à Houston (Etats-Unis) pour partager de vive voix cette expérience avec les bienfaiteurs de PAA au cours d’un dîner de gala au profit de l’association. Je suis resté quatre semaines aux Etats-Unis pendant lesquelles j’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreuses familles vietnamiennes. Sur place, j’ai d’ailleurs parlé plus en vietnamien qu’en anglais !

    

 1a USA accueil chaleureux

      2a USA accueil chaleureux

    Un accueil royal dans la famille de Mr Toan et Mme Tu Chung...

Et partout ailleurs, la gentillesse si typique des famille vietnamiennes...

   J’étais vivement intéressé par le fait de découvrir la vie que mènent les vietnamiens aux Etats-Unis. Durant ces trois dernières années au Vietnam, j’ai rencontré beaucoup de Vietnamiens qui dans l’entre-temps sont partis vivre aux Etats-Unis, en Australie ou en Europe. Avant leur départ, ces gens éprouvaient des sentiments contrastés. D’une part, ils étaient très enthousiastes, prêts à partir vers « la terre promise ». D’autre part, ils étaient tristes de laisser derrière eux leur pays. Je compatissais à leur sentiments et parfois même j’étais plus inquiet qu’eux quant à leur futur. Comment allaient-ils s’adapter dans une société si différente de la leur ? Etant moi-même européen, je savais qu’ils devraient dorénavant s’adapter à un climat froid en hiver, à un autre type d’alimentation, à une nouvelle langue... Tant de défis en si peu de temps… Devoir prendre l’avion (souvent pour la première fois de sa vie!) et en moins de 24h arriver dans un monde complètement différent de celui qu’on a laissé derrière soi, quelle aventure !

   

5a USA grandeur 

    Grandeur de la société américaine...

(Visite du site de la Nasa à Houston)

    6a USA et décadence

    Et décadence...

(Les fast-food en tout lieu (y compris au musée) et tout ce qui s'en suit...)

  S’il ne fait aucune doute que l’émigration a toujours été et sera toujours un processus difficile, mon point de vue sur la question a évolué en cotoyant la communauté vietnamienne américaine pendant ces quatre semaines. J’ai découvert qu’une immigration réussie peut améliorer nettement le niveau de vie d’une famille. J’ai été très impressionné par la vitalité des vietnamiens installés aux Etats-Unis. Un grand nombre d’entre eux a pu faire de très hautes études. Ils sont prospères. Beaucoup s’expriment bien en anglais, d’autres non. La deuxième génération, elle, parle couramment anglais avec un parfait accent américain. Il est intéressant de noter combien les vietnamiens ont assimilé un bon  nombre de valeurs chères à la société américaine. Ils valorisent l’efficacité, respectent l’environnement (Houston est une des villes les plus propres que j’ai eu l’occasion de visiter !). Pour ces diverses raisons, on peut dire que le rêve américain s’est réalisé. Mission accomplie ! Cela ne les empêche pas de rester fidèles à leurs origines. Il y a de nombreux restaurants vietnamiens, des boutiques vietnamiennes, des paroisses vietnamiennes. En bien des endroits, les vietnamiens de la deuxième et même de la troisième génération suivent des cours de langue vietnamienne !

 

 9 USA visite

  

Les villes américaines ne valent pas les villes européennes...

Une exception... San Francisco, vraiment charmante....

    Ayant quitté le Vietnam dans des conditions tragiques ou simplement à la recherche d’une meilleure vie, les vietnamiens américains n’en oublient pas pour autant leurs parents, amis ou simplement compatriotes restés au pays et qui sont encore souvent confrontés à une vie difficile. C’est une des grandes qualités des américains dans leur ensemble et les vietnamiens ne sont pas en reste ; qu’on soit riche ou pauvre, on considère comme un devoir moral élémentaire que de soutenir sa famille et les pauvres de son pays d’origine. J’ai été étonné de la quantité d’argent que l’association PAA a pu récolter et qui servira à soutenir une soixantaine d’orphelinats dans tout le pays. C’était une somme vraiment importante!

  

8a USA amis vietnamiens américains

 

Les vietnamiens, un modèle d'inspiration réussie... 

 

  En discutant avec les vietnamiens américains, j’ai découvert qu’ils avaient des sentiments contrastés par rapport à leur pays d’origine. La plupart d’entre eux ne sont jamais retournés au pays depuis des décennies. La première génération d’émigrés à quitté le Vietnam il y a plus de trente ans. Après une si longue période, il leur est difficile de s’imaginer comment vivent les vietnamiens dans le Vietnam actuel. Les vietnamiens expatriés ont quitté le pays à l’époque où tout le monde allait à pied ou en vélo, et aujourd’hui, c’est le scooter qui est le moyen de transport le plus populaire. Dans les villes, on croise des voitures modernes et luxueuses, on trouve des biens de consommation dernier cri, des vêtements à la mode occidentale... Même dans la campagne où la vie reste difficile, il y a eu d’énormes progrès ces dernières années. Les gens ne meurent plus de faim, les routes principales sont goudronnées, les marchés sont achalandés avec toutes sortes de marchandises.

 

 7a USA Quoc

 Le frère Quoc, prêt à nous rejoindre dans quelques mois au Vietnam, après son ordination en juillet.

 

Il n’est pas difficile de comprendre les raisons pour lesquelles il n’y a pas beaucoup de vietnamiens de l’Etranger qui rentrent au pays, ne fut-ce que pour une visite de courte durée. La distance est grande, cela coûte cher, il faut du temps (les américains prennent une dizaine de jours de vacances par an en moyenne). Parfois, ils n’ont plus de famille au pays. Certains sont encore traumatisés par les circonstances dans lesquelles ils ont quitté le pays. Ces raisons sont tout à fait valables. Néanmoins, je pense que la communauté vietnamienne des Etats-Unis (et d’ailleurs…) doit trouver les moyens d’entretenir un contact fort avec le Vietnam. L’association PAA est un des acteurs de cette dynamique et il y a bien d’autres associations caritatives qui ont vu le jour grâce à la générosité des vietnamiens expatriés. Chaque année, ce sont des millions de dollars qui sont envoyés au pays par des particuliers ou des associations pour améliorer la condition de nombreuses personnes. Je pense qu’il serait bon également que des vietnamiens expatriés, spécialement des jeunes, puissent aussi aider le Vietnam de manière encore plus approfondie en venant passer du temps au Vietnam, que ce soit pour des raisons professionnelles ou plus spécifiquement dans un but humanitaire. Donner quelques mois, un an ou deux ans de sa vie pour découvrir et servir le Vietnam, c’est un bel idéal et je suis prêt à aider ceux qui en auraient le désir. Tous en effet, nous avons le devoir d’aider le Vietnam, chacun en fonction de ses possibilités. Les pauvres en ont besoin, ils y ont droit, ils sont reconnaissants pour l’aide qu’ils reçoivent de l’Etranger. En leur nom, merci pour votre aide !

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 15:03

                                                                                                                                                                          Houston, 18th April 2010.

Dear Benefactors of the "Abandoned Little Angels",
  
Living in Vietnam for a couple of years, I  joined the Abandoned Little Angels (ALA) in their trip to visit the orphanages in all the regions of Vietnam for the last three years. Every time, it has been a touching experience when encountering the poor children, mainly in the countryside. This year, I was invited by the ALA to come to Houston to share my experiences with the benefactors of the ALA at their fundraising banquet. It has been a wonderful experience for many reasons. People were so welcoming. I visited so many people and I can tell you, I even spoke more vietnamese here than in Vietnam!

 

 

1 USA famille tu chung chu toan

 

2 USA amis vietnamiens

 

The best in America? The people are so welcoming, especially the Vietnamese community....
  
I was also interested in discovering the life of the vietnamese community abroad. In three years since my arrival in Vietnam, I met many vietnamese who in the meanwhile have migrated to USA, Australia or Europe. Before leaving Vietnam, this people had mixed feelings. They were excited to go to "the promised land" but also sad to leave their country. I also shared their feelings, and sometimes I was even more worried than themselves. How would they adapt in a so diferent society? Being originally from a western country (Belgium), I knew they would have to cope with the cold climate, another food, another culture, the language... So many challenges and so sudden. You take the plane (often for the first time in your life!) and in less than 24h, you arrive in a world completely different from the one you left behind. 
  
For sure, immigration was and is still a challenging experience but during the four weeks I spent among the vietnamese community in USA, I discovered how  immigration can change the life of a family for good. I was indeed deeply impressed by the vitality of the vietnamese community in USA. Here, many vietnamese are highly educated. They have prosperous businesses. Their children speak english fluently with an  american accent. Many of them speak vietnamese fluently, while others do not. You can see that the vietnamese community assimilated many of the good values of  American culture. They like to be efficient, they respect the environment (Houston is so clean, my goodness!), they believe in their own capacity to achieve their goals (the American optimism). But they also remain faithfull to their original background. In many places, the second and the third generation of the vietnamese migrants go to study vietnamese at school ! One can say that the  American dream has been fulfilled. Mission accomplished!

3 USA maison tu chung anh toan

 

4 USA des gratte-cieux

 

Nice houses in the suburbs and skyscrapers in the cities... 


 Having left Vietnam in tragic events or simply in search of a better life, the vietnamese community in USA didn't forget that most of their relatives and friends or simply compatriots in Vietnam are still struggling for a better life. This is also a great value of the Americans, and especially of the vietnamese ; although many are well-off, they are willing to support their families and the poor in Vietnam. It is a kind of moral duty. When you have money, you have to share it with those who are in need. I am impressed by the amount of money the ALA is able to raise every year in America, allowing them to help every year more than 60 orphanages in Vietnam. 

 

 However, when discussing with many vietnamese in USA, I also discovered that they have mixed feelings towards their original country, Vietnam. The majority of the vietnamese in America never returned to Vietnam for decades. The first generation left Vietnam more than thirty years ago. So after so many years, it becomes difficult to imagine the daily life of the current society in Vietnam. They left Vietnam when most of the people where commuting by bicycle, and now Vietnam is full of motorbikes; in the cities people have brand new cars, high tech goods, western fashions. Even in the countryside when life remains very difficult, there are major improvements: people don't die of hunger anymore, the main roads are paved, the markets are full of goods of all kinds. Still, life remains extremely difficult for the majority of the people in the countryside. One dollar a day is a “normal” salary for many people when they have a job! 

5. USA le royaume de la voiture

 

6 USA le royaume de la voiture

 

USA, the country where the car is the king... Highways with 14 lanes...14 !!!


I understand well the reasons why many vietnamese cannot come back to Vietnam even just to pay a visit. It is far. It is expensive. You need time. Some vietnamese have no more relatives there. Some are still traumatized by the circumstances in which they left the country. I respect that. On the other hand, I think that the vietnamese community have to find means to keep in contact with the Vietnam of today. I am glad that the ALA helps precisely to build bridges between the two vietnamese communities.I know that lots of people help their relatives and the poor in Vietnam, through the ALA but also through many other channels. I also hope that many vietnamese, especially the young generation, could contribute to a better future for Vietnam in a even more personal way. I wish that some American vietnamese from diferent generations could also spend more time in Vietnam to serve as a link between the two communities. If, for exemple, young adults were ready to spend a few months or one or two years of their life to serve the poor in Vietnam, I would be ready to facilitate such an experience. The thing is, all of us have to commit ourselves in helping Vietnam, each of us according to his possibilities. The poor need it, they deserve it, they are grateful for the help they can have! In their name, thank you for your help!

 

8 USArencontre des confrères

 

My trip was also an opportunity to meet the confreres of my congregation. They are so nice and they do a great job at the service of the local church.

 

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 15:42

Dimanche 14 février, c'était la Saint Valentin, me diriez-vous? Que non! Ici, c'était le Nouvel An Vietnamien. Cette année, un de nos séminaristes avait organisé un voyage de trois jours dans une ville à la montagne à 300 km de Saigon, à Dalat.

Quand reviendras-tu 1F

Une trentaine d'enfants, six adultes, vive les vacances!

Kevin, un bienfaiteur de Singapour, un jeune d'une trentaine d'années, offrait le voyage et nous accompagnait de surcroit. Deux français, des amis qui soutiennent l'orphelinat de longue date étaient également du voyage. On papotait en anglais, en français et en vietnamien...Et nous voilà partis, à une bonne trentaine d'enfants et six adultes en mini bus, et ce pour un bon 6 heures de route...Du 45 km/h, c'est la vitesse normale selon la "bonne" tradition vietnamienne. Les routes ne sont pas trop mauvaises, mais il n'y a pas d'autoroute et des mobylettes partout. Impossible de rouler plus vite!

Quand reviendras-tu 3FQuand reviendras-tu 2F

A gauche: Kevin, de Singapour, le bienfaiteur de ce voyage.

A droite: Co Don, (en vert), la responsable de l'orphelinat que les enfants appellent "maman".

Nous avions décidé de rouler de nuit, en partant à minuit. Vers 4h du matin, alors que je piquais un somme, un des Français me réveille en disant: le conducteur est en train de piquer de la tête, il est temps de s'arrêter avant de finir dans le décor... On fait une pause d'une bonne heure, le chauffeur en profite pour dormir dans un des hamacs du café. Au lever du soleil, on reprend la route. Les paysages sont superbes: montagnes boisées de conifères, plantations de café et de poivrier. Ce qui est remarquable aussi, c'est que dans tout le pays, tous les commerces sont fermés. Et pour cause, les vietnamiens n'ont que le Tet comme vacances. Au moins pendant trois jours, à part les transports, la toute grande majorité des services et magazins sont fermés.


 
A Dalat, nous sommes accueillis dans une paroisse qui fournit le logement et les repas, pour 4 euros par jour. Nous y passerons la nuit, visitant les superbes parcs qui entourent la ville. Au programme: canoë, glaces, photos sous un beau soleil. Au menu aussi, courir après les enfants pour les empêcher de jeter des pierres ou des canettes dans le lac, consoler les bébés qui pleurent, calmer au plus vite les petites disputes... Je m'aperçois qu'un enfant court pieds nus. Où sont tes chaussures? Je les ai laissés dans le car! Je n'en ai pas besoin!

Quand reviendras-tu 4F

 Quand reviendras-tu 5F

Beauté des paysages, air pur, quel plaisir de sortir de Saigon !

Derrière ces moments de joie, vrais et simples, certains ainés (12-14 ans) ont parfois le cafard. Quelques larmes qui coulent quand le jeune s'isole un moment. En effet, Tet, c'est la fête de la famille. Certains enfants sont orphelins mais d'autres ont encore leur famille qui pour diverses raisons ne peut ou ne veut les élever. Les confidences sont limitées, par pudeur surtout, et aussi à cause de la barrière de la langue. Ce sont en effet les plus âgés, les adolescents, qui vivent le plus difficilement la vie à l'orphelinat. Dans cet orphelinat, il n'y a qu'une femme à demeure que les enfants appellent maman. Un des français vient tous les jours s'occuper des enfants, mais il y a la barrière de la langue et puis les enfants sont nombreux. Qui peut remplacer un vrai papa et une vraie maman?

Quand reviendras-tu 6F

 
Coquins, turbulents, et attachants!
Et  Dieu créa les enfants...



A la fin du voyage, après trois jours fatigants mais magnifiques, un des enfants me demande: "Quand reviens-tu nous voir?" Je ne sais pas... Mes visites sont irrégulières. Une réponse qui me laisse insatisfait, qui les laisse insatisfaits aussi. J'aurais envie d'être plus présent, mais je sais que mon travail au quotidien est prenant, que la vie dans ma communauté a ses exigences, que les enfants sont aussi pris par leurs activités... Restent les bons souvenirs et les modestes projets à venir à concrétiser, pour partager même pour de courtes durées les joies et difficultés de ces enfants.

 
Quand reviendras-tu 7F

Moment de joie, contraste avec un quotidien souvent difficile...


Selon les voeux traditionels de Nouvel An au Vietnam, je vous souhaite à tous de la paix, de la joie, une bonne santé, de la prospérité dans vos affaires et beaucoup de saintes grâces de Dieu.

 



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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:16

Sunday 14th of February, oh yes, Valentine's day! Not exactly! In Vietnam, it was actually the first day of the New Year according to lunar calendar. This year, one of our seminarians had organized a trip for the children of an orphanage of Saigon. We went to Dalat, a city in the mountains, 300 km from Saigon.

When will you come 1EWhen will you come 2E

The children of the orphanage; from 0 to 16 years old.

Kevin, a young man from Singapour was the generous benefactor who paid all the expenditures for this outing.  Although he couldn't speak vietnamese, Kevin joined us and we enjoyed his company. Two french men who help the orphanage for many years now came also. We talked in english, french and of course vietnamese!  We had rent a minibus and it took us 6 hours to reach our destination. 45km/h, it is the average speed in Vietnam! The roads are not that bad but there is no highway and motorbikes are everywhere. So it is impossible to drive faster! We had decided to travel by night. Around 4 o'clock, I was sleeping when one of the French friends told me that the driver was sleepy and that we had to make a break, to not risk any accident. So we stopped for one hour, and the driver took a one hour nap in a hammock. When the sun started to shine, we continued our journey. The landscape is wonderful: montains covered by conifers, coffee and pepper plants. What strikes me is that all the shops along the road are closed. The reason is simple: Tet holiday is the only period of holidays for the entire year. For a minimum of three days, everything is closed.  People relax, playing cards, sharing meals, visiting relatives...


When will you come 4E 

When will you come 3E

Just for fun,they decided to dress as the minorities of Vn do.


In Dalat, we stay in a parish that provides food and accomodation at a very cheap price: 4 euros a day! We spend one day and one night there, visiting the beautiful parks that surround the city. Canoeing, ice cream, pictures, all the ingredients of a tourist outing... but being with children means also to prevent them to quarrel, to throw stones in the lake, and to comfort the babies who are crying... I realize that a child is walking barenfooted. "Where are your shoes?" "I left it in the bus, I dont't need it!"


When will you come 5E 

The meal, taken on a cloth put on the floor.
Simple but tasty !


When will you come 7EE

Uncle Do (Dominique), a french benefactor of the orphanage for many years now!

Despite these moments of fun, some of the eldest (12-14 years old) are at times depressed. Some tears shed discretely when they isolate themselves. No wonder, Tet is a family feast and they know that. Some of the children are orphans but most of them have still parents or relatives who for several reasons cannot bring them up. The children rarely open their hearts with me, mainly "par pudeur", and also because of the problem of communication (my understanding of vietnamese is still limited). In this place, there is only one woman who lives there full time. The children call her "mother". One french man comes to the orphanage every day but he is also limited in terms of language and there are many children. Who can replace a real father and a real mother?

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Kevin, carrying material for the outing...

A the end of our trip to Dalat, one of the children asked me: "When do you come to see us again?" "I don't know..." My visits are erratics and I feel unsatisfied with that and the children also. I wish I could be more present but I know that I have other pastoral work, I have a community life and the children also they have their own activities. Nevertheless, I am happy to share good moments with the children and to have more humble projects to carry on with them in the future, even if I know that I can only be with them for short periods of time.


When will you come 8EE

when will you come retravaillée copy
While we were heading back home, brother Toi accompanied five of the children to their hometown in Dak Lak. These people are a minority. They have their own language, dress and culture...
 


Following the tradition of greetings for New Year in Vietnam, I  wish you peace, joy, a good health, prosperity in your business and many graces of God.

 

Father Frédéric

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:51

Chers parents, confrères et amis,

 

Cette année, mes voeux de Noël et de nouvelle année se sont sans doute faits attendre dans vos boîtes aux lettres et vous boîtes mail. Merci à ceux qui m'ont envoyé leurs voeux, photos ou lettres à l'appui. Avoir de vos nouvelles me fait toujours plaisir. Voici les miennes.

 
1f retraite paroisse franco nov 2009

Retraite de la paroisse francophone de Saigon. Nov.2009.

Depuis Septembre, il y a eu un changement majeur dans notre vie communautaire. Notre confrère vietnamien, Trinh, qui était déjà responsable de la formation des aspirants spiritains, est parti vivre dans la maison que nous louons pour eux depuis un an déjà. Nous sentions bien l'année passée qu'un formateur à demeure était nécessaire pour donner progressivement forme à la vie religieuse auxquels nos candidats aspirent.
5f Vu et Toi

Deux de nos jeunes en formation, (aspirants)
les missionnaires de demain...


Cette année, nous avons treize aspirants. Depuis l'année passée, trois aspirants sont repartis chez eux. Le premier départ a été une surprise pour le groupe des aspirants. Nos candidats avaient parfois l'impression qu'une fois entrés dans le programme de formation, ils y resteraient jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à l'ordination. Mais la formation est précisément un temps de discernement. Il faut avoir les reins solides pour devenir missionnaire: avoir le goût pour les études, pour la vie spirituelle, la pastorale, la vie en communauté, et se préparer à vivre dans une autre culture que la sienne. C'est une grâce de Dieu mais la liberté et la volonté de chacun entrent aussi en compte, comme dans tout choix de vie. Les aspirants sont heureux d'avoir le père Trinh à demeure. Le père Patrick et moi-même nous retrouvons à deux en communauté, et on regrette un peu le départ du père Trinh mais comme c'est pour la bonne cause... Il nous rejoint deux fois par semaine pour la messe chez nous et nous-mêmes nous rendons régulièrement chez les aspirants qui habitent à cinq minutes de chez nous, pour la messe une fois par semaine, pour les cours et les repas, en plus des w-e de formation une fois par mois dans notre maison à la campagne.

 

8f Fred et aspirants cu chi nov 2009

Photo de famille avec les aspirants.

L'autre nouveauté depuis septembre, c'est la difficulté grandissante à obtenir un visa pour séjourner au Vietnam. Jusqu'à l'année passée, on en obtenait sans problème pour six mois voire pour un an. Depuis septembre, le gouvernement a serré la vis. On n'obtient plus que des visas de trois mois renouvelables, avec parfois la nécessité de faire un aller-retour à l'étranger. Ce sont de gros frais en plus, avec parfois un sentiment d'insécurité. Mais à la grâce de Dieu, nous espérons pouvoir continuer notre mission pendant encore de longues années.


2f statue cao dai qui a chaud... 

Ici au Vietnam, même les statues se plaignent de la chaleur!

Au niveau de la pastorale, je constate qu'il est toujours difficile de nous insérer en profondeur dans l'Eglise vietnamienne, et cela pour diverses raisons. La première, c'est évidemment le défi d'être à l'aise en vietnamien. Tout ce qui requiert une préparation comme par exemple célébrer une messe avec homélie, est faisable, d'autant plus que les aspirants sont là pour donner un coup de main pour corriger mes fautes ou même pour traduire des textes écrits en anglais. Mais quand il s'agit d'interventions spontanées ou qui requierent un dialogue en profondeur, la communication devient alors un exercice périlleux. Frustrant l'apprentissage du Vietnamien? Oui, dans une certaine mesure, mais comme cela fait partie de l'aventure, je mets des glaçons dans mon café... (adaptation libre et contextualisée de "Je mets de l'eau dans mon vin") L'autre difficulté, c'est que travaillant dans une Eglise extrêmement dynamique et peu habituée à la présence d'étrangers, nous avons parfois l'impression que l'Eglise  vietnamienne vit en autarcie, à l'image de sa société d'ailleurs, et qu'elle ne sent pas vraiment le besoin d'une interaction avec des missionnaires. Mais, n'est-ce pas souvent le même défi dans tout pays de mission, y compris en Europe?


3f Tephano orphelinat 

Visite de l'orphelinat de Tephano,
organisée par nos aspirants.

Au quotidien, nous continuons nos engagements tels que la visite et le soutien d'orphelinats. Nos aspirants viennent hedbomadairement donner des cours aux enfants: musique, langue vietnamienne, dessin... Au niveau des francophones de la ville, nous avons eu une retraite et un w-e de formation au mois de novembre, en tout 30 participants. Ce fut un succès. La pastorale francophone est très particulière. Les expatriés restent en moyenne trois ans au Vietnamien, il y a toujours des arrivées et des départs, mais avec de la bonne volonté, on arrive à assurer une certaine continuité dans la vie de la paroisse.


7f Fred et 3 enfants Tephano
 Moment de complicité avec les enfants.


Dans un bon mois, nous fêterons l'année nouvelle, l'année du Tigre, qui sera d'ailleurs mon année. Il y a douze animaux selon le calendrier asiatique. Donc, si vous êtes nés en 1938, 1950, 1962, 1974, 1986 ou 1998, nous sommes du même signe...


4f Tephano enfant 


Qu'elle est mignonne !

Avec quelques jours de retard (selon le calendrier occidental) ou un bon mois d'avance (selon le calendrier lunaire), je vous souhaite une nouvelle année pleine de sens, que nous soyons heureux d'être soutenus dans ce que nous entreprenons par un Dieu qui nous aime et s'intéresse à chacun personnellement. Qu'il vous bénisse dans votre vie personnelle, familiale, professionnelle. Que cette année soit l'occasion pour chacun de grandir dans le don de nous-mêmes, et cela avec joie.

 

Père Frédéric

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:05

Dear relatives, confreres and friends,

 


At the beginning of this new year, my Christmas and New Year postcards are still on my desk. I was quite busy and I did not take time to send my greetings before now. Thanks to all of you who sent me letters or pictures. To hear from you, to have a picture of you and your family is always important for me. Here is some news from our mission in Vietnam.

 

Fred pat et Trinh dec 09 copy

Here we are, still available to serve the church of Vietnam...
Father Patrick, Father Trinh and Father Frédéric.

                Since September, there has been a major change in our community life. Our confrere, Father Trinh, who was already the Director of the Spiritan aspirants since September 2008, moved to live in the aspirants' house. It became clear during the last year that our aspirants needed a formator who would not just stop by the house from time to time but who would actually live with them.


6eTrinh et aspirants

Father Trinh and the aspirants.

This year we have 13 aspirants to Spiritan religious life. Since the beginning of the aspirant's training program, three candidates left. The first time it happened that one candidate was leaving, the other aspirants were surprised. They did not expect that some of them would not make it until the end, e.g. until being ordained priest. But formation is precisely a time of discernment. There are several conditions needed to cope with missionary life. They have to be able to study, to build up their  spiritual life, to be involved in pastoral commitments and to be ready to live in community. Especially they have to be ready, in the furure,  to leave their own country and adapt to a different culture. Vocation is a grace of God but it also implies eagerness and freedom to discover if God is calling them to become Spiritans or not.
While the aspirants enjoy the recent coming of Fr. Trinh, we, Fr. Patrick and myself, feel a bit sad not to have Fr. Trinh living with us anymore. But we accept it since we know it is important for our aspirants. He joins us for community Mass two mornings a week and we also go regularly to the aspirants' house (five minutes from our home) to celebrate Mass and to teach them and share meals with them several times a week. Besides that, we all go to our house in the countryside once a month for a training week-end.

 

group-chi-mai-retreat-nov-2009-copy.jpg

Retreat with a group of vietnamese lay people in December 2009.

Another important event since September is the growing difficulty we face in obtaining visas to stay in Vietnam. Up to last year, we could  have a temporary visa for six months or even one year. Since September 2009, the Government gives to all the foreigners visas for three months only, and at times, we have to do a trip abroad in order to renew our visa. That means that we spend more money for that purpose and we feel a bit insecure regarding a long term stay in Vietnam. But we hope that with the help of God, we will be able to stay here for many more years.


3e.Trinh et enfant hoa mau don

5e.Hoa Mau don enfants
 

Visit of the orphanage of Hoa Mau Don.

In terms of pastoral activity, I realize that it is still hard to involve ourselves in the life of the vietnamese Church. One problem is the continual challenge of mastering the language. This is still out of reach. If I have to say Mass in Vietnamese, and I have time to prepare my homily, it is not a problem. I can write my homily directly in vietnamese and ask the aspirants to correct it or I can also write in english and ask them to translate it. But if I have to give a spontaneous talk, let us say for 30 minutes or one hour on a spiritual topic, I am still not yet able to do it without preparation. Learning vietnamese is a frustrating experience, but it is part of the challenge.


4e. tephano 2 garçons

Children of Tephano orphanage.

 
We also face another challenge. Living in a very strong and dynamic church, we sometimes have the impression that this Church is living on her own, unaware of the contribution the missionaries could bring to it. We have to help the local church to open itself to the universal church.


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From the 27th to the 31st of December, we went to the beach of Mui Ne, in community. A time to relax far from the stress of the big city of Saigon.

In daily life, we are still involved in visits and helps to orphanages. On a weekly base, our aspirants go to teach the kids  music, literature or drawing. Regarding the french speaking parish, we organized in November one retreat and one week-end of formation. We had 30 participants, which is very good.  Pastoral work with the expatriates remains unstable due to the fact that they stay in Vietnam for a period averaging three years only. Every year, many people leave us while there are always newcomers.

  8e mui ne 1

Next month, on the 14th of February, we will start the new vietnamese year, the Year of the Tiger. According to the vietnamese calendar, I am a tiger, like those who are born in 1938, 1950, 1962, 1974, 1986 or 1998. Being a bit late (according to the western calendar) or ahead of time (according to the lunar calendar), I wish you a meaningful New Year, that all of us may be blessed in what we will do during the coming year, being aware that God loves us and cares for each of us. May God bless all of you in your personal, family, and professional life. That this year may be an opportunity for us to be more generous, more caring, more joyful, following the example of God made flesh, Jesus.

 

Fr. Frédéric

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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

- Pour nous aider de Belgique ou de l Etranger: Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis :
BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.