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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 13:55

                                                                                            Saigon, le 3 Septembre 2009.

 

Père Frédéric, coordinateur du projet "Aide aux Enfants du Vietnam."

 

 

Il y a plus d'un an, beaucoup s'en souviennent, nous avions décidé d'ouvrir deux nouveaux groupes de parrainage d'enfants dans le Sud du Vietnam. Le père Trinh avait été chargé de la première visite. Au mois d'août, nous sommes cette fois partis à deux, le père Trinh et moi-même pour la visite annuelle. Le delta du Mékong est ma région préférée. Le Delta est traversé par le fleuve Mékong aux proportions impressionnantes, et par toutes sortes de cours d'eau navigables. Certaines régions, dont le Sud où nous nous rendons ne sont d'ailleurs accessibles que par bateau.





Le Delta du Mékong, pays de rivières, sans nulle doute ma région préférée !


De Saigon jusqu'à la ville à l'extrême Sud, Ca Mau, il nous faut dix heures de bus pour nous y rendre. A l'arrivée, deux jeunes viennent nous chercher en moto. Une demi-heure plus tard, nous voici arrivés à destination.Le curé nous accueille ainsi que le groupe des enfants que nous parrainons. On fait connaissance, et on rappelle aux enfants et à leurs parents le pourquoi et le comment du parrainage et puis on prend des nouvelles de chacun des enfants et on les prend aussi en photo.


 

   Rencontre avec les enfants parrainés et leurs parents.

 
Le lendemain, nous partons visiter plusieurs de ces enfants chez eux. Aller chez les gens permet de se rendre compte de ce qu'ils vivent au quotidien. Ce qui frappe de prime abord, c'est l'extrême simplicité des maisons que nous visitons. Toit en taule, mobilier très réduit (dans le salon, souvent un lit en bois et une armoire, quelques photos au mur) et plusieurs fois même, le sol est en terre battue!



Des maisons toutes simples,
 forte pluie ou forte chaleur, et ça devient vite très précaire !

Mais c'est quand on interroge les parents sur leur situation financière qu'on se rend compte que les familles visitées sont toutes confrontées au même problème: il y a très peu de travail dans la région et les salaires sont médiocres. Chacun doit se débrouiller pour gagner un peu d'argent mais comme le voisin est aussi pauvre que soi, la vie est très difficile. On travaille souvent au jour le jour. Certains jours, il y a du boulot, d'autres, non. Certaines femmes travaillent comme couturières, les gens leur apportent eux-mêmes leur tissu et ils leur faut trois heures pour confectionner une chemise (entre deux tâches ménagères et les bambins qui vadrouillent). Les petits boulots sont nombreux: bûcherons, vendeurs ambulants, éleveurs de poisson ou des crevettes, coiffeurs,... A la clé, toujours le même résultat: le salaire est irrégulier et très réduit. Il n'est pas rare de travailler pour 30-40 euro cents de l'heure.


 




Derrière le sourire, la dure réalité:
un travail fatigant et sous-payé. 

           
Beaucoup d'enfants arrêtent la scolarité en cours de route. Il n'est pas rare qu'ils n'aient pas terminé l'enseignement primaire. A dix ans, faute de moyen, il faut arrêter d'aller à l'école. Pourtant, quand on demande aux enfants s'ils aiment aller à l'école, la réponse est sincère et sans équivoque: ils aiment aller à l'école. Face à tant de misères, reste une espérance: les enfants que nous parrainons, eux, peuvent continuer à aller à l'école. L'avenir restera très difficile pour la majorité d'entre eux, mais on se réjouit de les voir aller à l'école.



Exercice de lecture avec mon professeur d'un jour,
un des enfants parrainés...




Accueillis avec tellement de gentillesse,
c'est promis nous reviendrons l'année prochaine!

Aujourd'hui, nous manquons de parrains et de marraines. Nous parrainons 45 enfants, mais nous pouvons faire plus, si vous en parlez autour de vous. 100 euros par an, n'est pas un geste que beaucoup d'entre nous peuvent faire pour aider des enfants qui en ont besoin? En leur nom, merci pour votre soutien.



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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:19

                                                                  Saigon, on the 3d of September 2009.

 

Father Frédéric, coordinator of the project "Helping children of Vietnam"

 

 

As many of you may remember, more than one year ago, we decided to start two new groups of sponsored children in the South of Vietnam. Father Trinh paid the first visit to them last year. This summer, at the end of August, the two of us, Father Trinh and myself, made the yearly visit. The Mékong Delta is my favorite region. A huge river crosses it and there are also plenty of smaller waterways. Some places are only accessible by boat. From Saigon to the city in the far South, it takes ten hours by bus. At our arrival, two young men come to collect us. 30 minutes later, we reached our destination. The parish priest and the children welcomed us. We chatted and we explained to the children and their parents the goal and the organization of the sponsorship. Finally, we met each child personnaly and we took a picture of him/her.


Sister Thao and Father Trinh filling in the files of the children.

 
On the following day, we went to visit the families of some of the sponsored children. Visiting the family is the best way to be aware of their situation. What struck me as soon as we started our visit, was the extreme simplicity in which these families live. The roof is made of sheet metal, there are only limited pieces of furnitures (in the main room of the house, you see a wardrobe and a wooden bed, and some pictures on the wall, that's all). At times, the ground is made of earth! 
 


 



The houses reflect the poverty of their inhabitants.

We became even more aware of the poverty the families face when we started to question the parents about their financial situation. All the families of the region have to cope with the same problem: the lack of work and the very low wages. Everybody tries to get some money working for the neighbourhood but taking into account that the neighbourhood is also poor, life remains very difficult. Many people work from day to day. Some days, they find some work, others not. Some women work as clothesmakers. People bring them cloth and it takes them three hours to make a shirt or a dress (besides the work of taking care of the children and doing some housework). People find casual work: lumberjack, streetseller, shrimp or fish farmer, hairdresser... The problem is still the same: the wages are irregular and very low. It is not unusual to work for 50 usd cents an hour.



            Many children leave school before the end of primary school. When they are around ten years old, due to lack of money, they have to give up their studies. However, if you ask the children if they like to go to school or not, ther answer is very clear. They love to go to school. Confronted with such a dramatic situation, we can at least find some consolation in the fact that through the sponsorship, some children can keep up with their studies. The future for these children will probably remain very difficult but if they find some joy in studying, our help is not in vain.




Poor conditions to learn but a strong motivation to persevere...

 Nowadays, we do not have enough sponsors. We sponsor 45 children but we could sponsor more children if you help us to find new benefactors. $120 a year is something that most of us and our relatives and friends can afford. So if you can help us to find more sponsors, it would be all benefit for the children.


 


A father proud of his family. 

 
In the name of the children, we express our gratitude for your generosity.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 03:35

Là-bas...                                                  Saigon, le 19 septembre 2009.

Chaque été, c'est le même rituel pour la plupart d'entre nous. Retour au pays en famille pour les vacances. Quand on est à l'étranger pour raisons professionnelles, il n'est pas rare qu'on quitte une belle maison pour vivre pendant un ou deux mois dans des conditions un peu spartiates au pays. Le temps d'un été, on se fait nomade, visitant famille, belle-famille et amis. Dans les conversations, surgit nécessairement la question: Et alors, c'est comment là-bas? On s'escrime à répondre, mais on se rend compte que notre interlocuteur est à des lieues de s'imaginer comment c'est réellement la vie "là-bas". Ne nous voilons pas la face. Il faut avoir vécu dans un pays pour savoir ce que c'est. Peut-être finalement la réponse à la question: "C'est comment là-bas?", est-ce à nous d'y répondre pour nous-mêmes.

 
Fleurs, fruits, paysages,...: il est bon de prendre le temps d'admirer la nature qui nous entoure, si différente de celle de notre pays d'origine.

Chacun part à l'étranger avec des attentes. Les novices ont un peu le coeur serré lorsqu'ils quittent leur patrie d'origine. Ils ont bien bouquiné, regardé toutes sortes de sites sur internet, contacté des gens qui ont vécu là-bas. Reste un stress certain: nourriture, climat, vie professionnelle, adaptation du conjoint et des enfants,..., rien n'est gagné d'avance. Mais enfin, la décision de partir a été prise, et elle a son piment. Après six mois, un an, deux ans, chacun selon son rythme, on commence à avoir fait un peu le tour de son nouvel univers. Le risque de déchanter guette parfois nombre d'entre nous. Certes, les escapades du w-e restent pittoresques et bienvenues pour se relaxer un peu. Reste que malgré tout, on a souvent recréé le monde qui nous était familier dans ce nouveau monde. Le Bordeaux et le fromage ou le chocolat (chacun ses racines), on en a trouvé au supermarché. Les enfants font du vélo avec les autres enfants d'expatriés; au boulot, le stress est toujours au rendez-vous. Certains dans des moments de déprime se demandent ce qu'ils sont venus faire là.

 




En début d'année, il est bon de s'arrêter et de réfléchir à ce qui peut nous aider à garder le cap dans notre vie d'expatrié. Il me semble que la première chose est d'accepter de vivre l'instant présent. Cessons de penser au passé ou au futur, investissons dans le présent. L'imagination nous guide toujours vers un horizon qui nous semble plus large que celui que nous vivons aujourd'hui. L'herbe peut toujours paraître plus verte chez le voisin... dans le pays où nous avons vécu avant ou où nous rêverions de vivre... Suffit! Il nous faut revenir au concret. Qu'est-ce que je peux réaliser durant ces quelques mois ou années encore à vivre dans ce pays? Il nous faut passer de l'imagination au concret. Peut-être parfois sommes-nous las d'investir pour une durée limitée dans les activités, dans les relations. Mais ce sont tous ces petits provisoires qui finissent par laisser une trace durable dans nos vies.

 


           
En terme de relations d'amitié, j'ai remarqué que les expatriés aiment s'inviter les uns les autres en groupe. Je me dis parfois qu'on y perd en profondeur. Il est facile de zapper quand on se retrouve à trois ou quatre couples le temps d'une après-midi. Mieux vaut me semble-t-il oser la relation plus intime. Le but n'est pas d'avoir le carnet d'adresse et l'agenda le plus chargé possible. Non, l'intérêt, c'est de savoir prendre le temps d'écouter l'autre, de s'intéresser à lui personnellement. Peut-être faut-il aussi laisser tomber les éternelles références au boulot pour partager sur ce qui nous fascine et nous déroute dans notre vie quotidienne et dans notre situation d'expatriés.

 


           
Un autre défi est de sortir de la bulle d'expatriés. Bien des choses parfois nous y confinent: manque de temps, désir de se retrouver entre nous, barrière de la langue, de la culture et de la situation sociale. Arrêtons de nous justifier. Dans chaque pays où nous vivons, il y a moyen de s'ouvrir aux autres. Pour la plupart d'entre nous, nous vivons dans des sociétés dites "en voie de développement". Vivant nous-mêmes dans le luxe, nous nous sentons un peu coupable et parfois incapable de faire face à la pauvreté qui nous entoure. Soeur Emmanuelle disait: "Moi, ce n'est pas qu'il y ait des riches qui me dérange, ce qui me mets hors de moi, c'est que les riches ne partagent pas." Richesse matérielle, richesse affective, nous nous devons de partager avec ceux que nous cotoyons. Quand on visite des pauvres, des orphelinats, quand on participe à un projet social, on a d'abord et avant tout une mission à accomplir, accepter d'être accueillis par des gens plus pauvres que nous. Nous ne résoudrons pas tous les problèmes de leur quotidien mais que cela ne nous empêche pas de vivre la rencontre, elle est si enrichissante!

 


           
Je termine en rappelant la qualité que nous pouvons si bien travailler durant notre vie d'expatrié: l'humilité. Être humble, c'est entrer dans la joie de Dieu. Il n'est jamais facile d'être un étranger. On en rage parfois. On est confronté à tant de défis, de frustrations. C'est une chance pour s'entrainer à l'humilité. Et celui qui est humble, acquiert la certitude que Dieu l'a voulu dans ce pays, à ce moment-ci de sa vie. L'humble, c'est celui qui découvre au delà des défauts de la culture de ceux qui l'accueillent, une sagesse, une beauté, un art de vivre qu'il ignorait dans sa culture d'origine. Il découvre aussi que Dieu a toujours été présent et le sera toujours où qu'il aille.

 

Bonne rentrée à tous...

 

 

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 14:50

                                 A peine revenu de vacances, me voilà sur les routes du Vietnam. Après un bond de 1700 km entre Saigon et Hanoi (2 heures d'avion), j'arrive avec mon confrère Trinh dans le Nord du Vietnam. Le but de notre voyage est de parler de la vocation missionnaire dans plusieurs paroisses. Nous serons reçus par deux Evêques dont les diocèses se touchent et qui pourtant vivent deux réalités ecclésiales bien différentes.




Les deux Evêques qui nous ont accueillis ont été d'une gentillesse extraordinaire.


D'un côté, l'Evêché est grand comme deux fois la Belgique (65000 km) et les chrétiens représentent trois pour cent de la population. Les chrétiens sont disséminés ici et là et l'Evêque n'a pas le droit d'envoyer des prêtres pour fonder de nouvelles paroisses. Il peut tout juste visiter les communautés et célébrer des messes ponctuellement. Mais les communautés chrétiennes grandissent et la liberté religieuse tend à se développer. L'Evêque nous invite à concélébrer à la messe d'ordination de sept nouveaux prêtres. La cathédrale est bondée et beaucoup de monde assiste à la messe à l'extérieur. C'est la joie. Ces prêtres partiront servir les paroisses naissantes. Ils seront certainement seuls dans leurs paroisses et ne manqueront pas de travail...

 




De nouveaux prêtres pour l'Eglise du Vietnam... Une joie pour toute l'Eglise.




Enfant d'une minorité ethnique vietnamienne venue assister à la messe d'ordination.


Après avoir pris congé de l'Evêque, nous louons une voiture et roulons environ 150 km jusqu'à l'autre évêché.





Le Nord est aussi une magnifique région. Le pays est tellement diversifié et si beau !
Nous arrivons pour ainsi dire dans un autre monde. Nous quittons une terre de mission pour arriver dans une terre de chrétienté, au sens original du terme. Ici, tout le monde est chrétien, on construit des Eglises qui ont la taille de cathédrale (sic!), le séminaire et les maisons de formation des congrégations religieuses sont remplis. Les paroisses comptent plusieurs milliers de fidèles.





Dans un petit village, ce que je croyais être une cathédrale construite il y a 300 ans par les premiers missionnaires est en réalité l'Eglise du village construite il y a 20 seulement !

Nous avons la joie d'être accueillis dans une paroisse pour la fête de l'Assomption. Bien que l'Eglise soit immense, la messe a lieu dehors par manque de place. On part en procession au son de la fanfare en suivant la statue de la Vierge. 5000 fidèles sont réunis. C'est la fête! A la fin de la messe, on me demande de dire un petit mot. Je m'exprime en vietnamien, à la plus grande joie des gens. Je récite aussi en l'honneur de la Vierge un "Je vous salue Marie" en français.


 


Le plaisir de bavarder avec les villageois.

Que retenir de ce voyage? Certainement, la ferveur et l'accueil extraordinaire que nous témoignent les communautés chrétiennes. Peut-être le secret d'une telle ferveur, c'est le courage de ces communautés. Dans le Nord du Vietnam, il fait chaud et humide en été, froid et humide en hiver. On se lève à 4h30 du matin pour aller à la messe. La journée commence par cette simple réalité: Dieu se rend présent dans l'Eucharistie. Elle illumine la journée de tout le village. Et pour en vivre, il faut avoir des prêtres, des religieuses, des fidèles qui s'investissent. Terre de mission ou chrétienté, il y aura toujours ces deux visages dans l'Eglise universelle. Il nous faut à la fois nous sentir soutenus par des communautés chrétiennes vivantes mais aussi accepter d'aller à contre-courant, d'être missionnaires là où on l'on a pas encore entendu parler de l'Evangile.



Eglise en style baroque au Vietnam... L'influence des missionnaires espagnols venus évangéliser la région il y a trois cents ans.




Messe en plein air à l'occasion de l'Assomption.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:49

 

                         As soon as I came back from my two months holidays in Belgium, I flew from Saigon to Hanoi (2 hours plane) with my confrere Father Trinh. The goal of our trip was to talk about missionary life in several parishes. We are welcome by two bishops whose diocese adjoin but whose pastoral situation is completely diferent.


The first diocese is big as twice Belgium (65.000 square kilometers) and the catholics represent three pourcent of the population. The catholics are widespread and the bisphop do not have the permission to send priest to establish new parishes. He can only visit his communities and celebrate masses but not on a regular basis. Despite the limitations, the christian communities are growing and the religious freedom is increasing. The bishop invites us to concelebrate the ordination mass of seven new priests. The cathedral is overcrowded and many people have to stay outside its walls. It is very joyfull. These new priests will go to work in several parishes where they will be alone and certainly have plenty of work to do...



The bishops welcame us really as a father does.
 

After saying goodbye to the bishop, we rent a car and make 150 km until the other bishop's house.


Beautiful rice fields along the road.


We reach, as a way to say, a completely diferent world. We have left a land of mission and we arrive in a land of christendom, in the original acceptation of this word. Here, everybody is christian and the people build churches as big as cathedrals!




This church was erected in a small village (!) only twenty years ago. It looks like a cathedral !

The seminaries and formation houses of the congregations are full. The parishes have thousands of parishioners.





Participation to the confirmation celebration. The church is full...as usual.

 We are invited to participate to the feast of Our Lady of Assumption. Although the church is huge, the mass has to be celebrated outside, due to the lack of space. 5000 people come to attend the mass. They organize a procession with the music of the fanfare (trumpets music). At the end of the mass, I am invited to say a few words. I speak in vietnamese, which always causes big surprise among the people, and in honour of Our Lady, I say a "Hail Mary" in my mother language (French).

 



Procession to celebrate the Assumption of Our Lady.
What do I remember most of this trip? Certainly the strong faith of this people and the warmly welcome of the christian communities. Maybe the secret of such strong faith is the courage of this people. In the North of Vietnam, it is hot and humid in the summertime and very cold and humid during the winter. People wake up at 4.30 am to go to mass. The day starts with this simple evidence: God turns Himself present in the Eucharist. That mystery enlightens the entire day in the village. And mass is only possible if they are priest to celebrate it and religious sisters and laypeople to organize it and to participate. Land of Mission or Christendom, those are the two aspects or the universal Church. We need to be encouraged by living christian communities and we have also to accept to reach a world who do is indiferent or reluctant to the Good News, we have to reach people who never heard of the Gospel to announce it to them.




Picture taken at the end of the mass.
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 09:33

Saigon, le 18 août 2009.

Chers parents, confrères, chers amis et amies,


En vivant au Vietnam, j'ai découvert que si le mot "Vacances" existe bien dans la langue vietnamienne, dans la pratique, c'est une réalité assez éloignée des préoccupations des gens. En général, les vietnamiens ont entre quatre et dix jours de vacances par an, qu'ils prennent au Nouvel An, date à laquelle, ils font le tour de la famille. Je reviens d'une visite chez l'Evêque de Hanoi qui me disait n'avoir encore jamais visité la Baie d'Halong, qui est pourtant un des sites touristiques les plus fameux du Vietnam, à quelques dizaines de kilomètres seulement de Hanoi. Quand les vietnamiens ont une après-midi de libre, ils aiment se réunir autour d'une table, manger et papoter toute l'après-midi. Bien différente est la situation des membres de notre congrégation qui peuvent prendre des vacances à un rythme d'un mois par an, souvent cumulées pour limiter les frais de voyage. Etant depuis deux ans au Vietnam, j'avais donc "droit" à deux mois de vacances en Belgique.

 

Au moment de rentrer au pays, les vietnamiens qui sont d'une générosité extraordinaire, m'ont offert toutes sortes de cadeaux pour ma famille, des pulls et écharpe en laine tricotés à la main, des nappes brodées, un tableau. J'ai moi-même acheté quelques icônes et céramiques. Quand on ne revient que tous les deux ans, la valise est plutôt chargée! A l'arrivée, après 30 heures de voyages (j'ai pris le trajet le moins rapide, certes, mais aussi le meilleur marché!), j'étais heureux de retrouver les miens, en particulier mes parents et frères et soeurs et mes neveux et nièces.


 



Heureux de retrouver mes parents, en bonne santé. Pour l'occasion, malgré la température estivale, ils ont revêtu les pulls en laine, made in Vietnam (qui viennent de la région des montagnes...)

Ci-dessus, un air de famille..., ma soeur et moi !









Mon séjour s'est agréablement divisé entre vacances en famille, retraites et réunions avec mes confrères spiritains, et participations à diverses célébrations. 


Baptême de Louis chez Jean et Céline Martin, des amis de longue date.


 Pendant ces deux mois, j'ai eu notamment à coeur de connaître les communautés vietnamiennes expatriées en Europe. J'ai pu célébrer plusieurs messes en vietnamien, à Bruxelles (à l'Eglise des Carmes) et à Paris. J'avais deux amies vietnamiennes que je connais du Vietnam de passage en Belgique qui sont restées cinq jours chez mes parents. C'était une manière concrète et vivante de partager ce que je vis au Vietnam. Pendant cinq jours, les conversations oscillaient entre le vietnamien et le français et la cuisine était envahie par de bonnes odeurs de l'Orient. Mes deux amies nous ont mijoté de succulents plats vietnamiens!

 

Visite de Trang et Quynh, deux amies vietnamiennes venues faire du tourisme en Europe.

Ce que j'ai le plus apprécié durant ces vacances, c'était le fait de ne pas avoir l'impression de courir sans cesse à gauche et à droite en essayant de revoir à tout prix tout le monde, ou de faire un maximum de choses. J'ai revu pas mal de gens, certes, et j'ai été en pas mal d'endroits mais souvent pour des séjours d'une semaine environ. Peut-être est-ce là la sagesse de bonnes vacances: un temps pour se retrouver avec soi-même et avec les autres. En tant qu'expatrié, c'était aussi un temps privilégié pour redécouvrir la beauté de mon pays, de ma culture, pour bouquiner, converser dans ma langue maternelle...

 

Je suis maintenant de nouveau au Vietnam pour deux nouvelles années, conscient que ces deux années seront un nouveau défi. Avec le temps, je découvre qu'il me faut apprendre à rester, à demeurer, dans tous les sens du terme. Fidélité à ma vocation, désir d'approfondir ma connaissance de la langue et de la culture vietnamienne. Dans un monde où l'on saute facilement d'une chose à l'autre, il faut parfois du courage pour oser la stabilité. Comme dit l'Evêque de Saigon, c'est la persévérance qui donne de la valeur à ce que nous faisons. Prêtre depuis quatre ans, je me sens encore fragile dans ma manière de vivre à fond les défis du quotidien, mais je sais que amis proches et lointains me soutiennent par leur prière et/ou leur amitié, et j'aime à méditer cette maxime inscrite sur le mur de ma chambre: "Dieu aime celui qui donne avec joie". Elle me rappelle le sens premier de ma vie missionnaire: témoigner de la joie de connaître Dieu et d'être aimé par Lui.

 

Je termine ce courrier en souhaitant de bonnes vacances à ceux qui en ont encore et bon retour dans le quotidien à ceux qui reprennent le travail !

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 04:21

Une partie de ma mission au Vietnam consiste à me mettre au service de la paroisse francophone de la ville...

Le plaisir de se retrouver le dimanche pour célébrer et se faire des amis "expats" (expatriés, les Français adorent les abréviations, c'est bien connu !)




Messe des Rameaux à la paroisse de Mai Khoi.













Voici mon homélie écrite pour la journée mondiale des vocations consacrées (prêtres,religieux  et religieuses)

Chers frères et sœurs,                                                                 (Le 1er mai 2009)

 

Traditionnellement, le 4ème dimanche de Pâques est le dimanche du Bon Pasteur, et l’occasion de méditer sur la vocation consacrée, sur la vie religieuse et celle de prêtre. Peut-être devrions-nous, nous prêtres, laisser la place à vous laïcs pour nous dire un peu ce que représente pour vous le prêtre. Mais l’Eglise demande à ses prêtres de faire l’homélie…

Dans les séminaires où l’on se prépare pour être prêtre, on a l’habitude de dire sous forme d’humour que « les vocations, c’est comme les autoroutes, c’est formidable quand ça ne passe pas dans votre jardin ». On est tous d’accord qu’on a besoin de vocations mais tant qu’à faire, mieux vaut que ce soit dans la famille du voisin que dans la sienne. Ca me fait aussi penser à cette fête où chacun était convié à mettre un litre de vin dans le tonneau pour qu’on en ait en abondance. Et le matin, sous l’œil attentif du comité du village, chacun apporte sa bouteille de vin et en verse le contenu dans le tonneau. Qu’elle ne fut pas la surprise au début de la soirée quand on alla puiser au tonneau de découvrir qu’il ne contenait que de l’eau… Chacun s’était dit : un litre d’eau dans 1000 litres de vin, personne ne verra la différence…

 

Quel paradoxe que de croire qu’on a besoin de prêtre ou de religieux et de religieuses mais de ne pas se poser la question de savoir si soi-même ou ses propres enfants ne pourraient être appelés à une telle vie. 

Le père Jean-Pascal (Supérieur du groupe Taiwan- Vietnam) avec nos séminaristes. 


Le Seigneur aujourd’hui se compare au bon berger. La vie de berger à l’époque de Jésus était pourtant plutôt mal considérée. C’est une vie en solitaire dans la montagne. On est loin de l’excitation et des plaisirs de la ville. On se dit que le berger, il est un peu en dehors de la vie réelle. Peut-être pense-t-on parfois de même du prêtre. La vie de famille, ça s’est du concret.

 

Je pense que le berger n’a pas une vie si différente de celui du citadin. Comme lui, il a son travail, il doit assumer ses responsabilités. Il n’y a pas que garder les moutons, il faut s’assurer que les bêtes soient en bonne santé, maintenir en état la grange, tondre la laine, traire les brebis, veiller sur celles qui vont vêler, les aider à mettre bas. Le berger ne vit pas d’amour et d’eau fraîche mais de son travail. Sûrement a-t-il plus de temps pour s’arrêter et méditer. Il peut travailler de ses mains, mais son esprit est libre de vagabonder ou de se concentrer sur un sujet. Ce n’est pas pour rien que dans l’histoire de l’Eglise, on a plus d’une figure de saints qui étaient des bergers : les bergers de la salette, les bergers de Fatima,... Quand on est prêtre, on a aussi du temps libre pour méditer ou pour vagabonder. Ce qui est certainement caractéristique de la vocation consacrée, c’est que souvent vous êtes confrontés à vous-même pour assumer les défis du quotidien ou pour les remettre au lendemain. Mais dans la vie de famille, n’est-ce pas aussi souvent le cas ?

 

(Photo: Le père Binh, Spiritain Vietnamien, travaillant à Taiwan de passage pour un w-e de formation au Vietnam)

Est-ce que la vie de prêtre ou de religieuse est un gage de sagesse et de sainteté ? Ca dépend de chacun. Je dirais qu’elle est plus exigeante en terme de recherche du sens de la vie. La vie de famille vous entraine souvent dans le tourbillon des activités quotidienne. La vie consacrée, de part sa radicalité renvoie régulièrement à la question centrale de notre vie exprimée dans la 2ème lecture d’aujourd’hui : « Bien aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons ; lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblable à lui parce que nous le verrons tel qu’il est ». Regarder vers notre avenir, celui de notre rencontre un jour avec Dieu, avec la question centrale que cela implique : as-tu été témoin de mon amour pour mes frères et sœurs ?

 



Les trois vaillants missionnaires toujours fidèles au poste.

Je ne vous cache pas qu’en matière de vie consacrée comme en matière de vie maritale, on peut parfois avoir des doutes sur notre capacité à être fidèles toute notre vie. J’entendais quelqu’un me dire : « Oui, mais enfin, vous avez quand même l’aide de Dieu pour être fidèle à votre vocation ! » Sûrement, comme dans toute vocation, d’ailleurs. Mais comme disait l’évêque de Saigon, ce qui nous est central dans notre vie, c’est la fidélité, la persévérance. On est tous appelé à la fidélité, non seulement pour notre bonheur personnel mais aussi pour celui des autres. Notre monde a besoin de gens convaincus, pas de gens parfaits, sans hauts ni bas mais de gens qui continuent humblement leur chemin chaque jour, avec simplicité et en tendant vers la joie.  Persévérer est un défi de chaque jour, cela implique de reconnaître l’action de Dieu dans nos vies de tous les jours. Il faut demander un regard pénétrant pour découvrir sa présence et son action, sa compassion de berger dans notre quotidien. Puissions-nous tous en faire l’expérience. Amen.

 

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 05:47

Chers confrères, parents et amis,                                                  Le 1er avril 2009.

 

La fête de Pâques approche à grands pas et cette année, j'ai la joie de pouvoir donner la catéchèse à trois adultes qui se préparent au baptême ; deux d'entre eux le recevront la nuit de Pâques. Dans les familles catholiques vietnamiennes, lorsque le fils ou la fille veut se marier, la famille attache beaucoup d'importance à ce que le gendre ou la bru soient aussi catholiques. Dès lors, lorsque ce n'est pas le cas, on invite le fiancé ou la fiancée à suivre la catéchèse et à se faire baptiser! Ce genre de tradition peut nous laisser un peu perplexe, nous les occidentaux, qui attachons beaucoup d'importance à la liberté religieuse. Deux des trois jeunes qui se sont présentés pour le catéchuménat se trouvaient dans cette situation. Je leur ai d'abord rappelé que le mariage religieux est valide pour peu qu'un des deux époux soit catholique, ce qui leur donne entière liberté de demander le baptême ou non. J'ai ensuite souligné qu'on n'est vraiment libre que lorsqu'on connait clairement les perspectives qui sont devant nous. Apprendre la catéchèse, c'était donc une chance pour ces deux personnes d'en connaître davantage sur le christianisme. Depuis lors, ils participent activement à la catéchèse et l'un des deux a déjà demandé clairement et librement le baptême, en étant très curieux d'en savoir plus sur la foi. Le second est arrivé plus récemment à la catéchèse et est donc toujours en discernement.

Le mariage, une aventure à deux ou à Trois, en misant sur Dieu.



N'est-elle pas belle la mariée ?!!!




Et les demoiselles d'honneur? Que du bonheur !


 

            Ce w-e, j’ai eu aussi la joie de participer à un groupe d’évangélisation de la paroisse francophone de la ville, le groupe « Alpha ». Nous étions dix participants. Le but était d’en connaître davantage sur la foi, au travers de conférences et de moments de partages qui suivaient. L’ambiance était très chaleureuse. Ceux qui organisaient le w-e témoignaient de la liberté et la profondeur que donne la foi. Nous avons pu partagé nos difficultés mais aussi le bonheur qui nous anime en tant que personnes qui cherchons à accueillir Dieu dans nos vies. Être « catho », n’est pas évident pour personne. Il y a d’une part un regard plutôt négatif véhiculé par les médias sur les chrétiens et puis il y aussi le défi plus personnel de la cohérence entre ce que nous croyons et ce que nous vivons qui peut parfois nous sembler lourd à porter. Comment affirmer en effet que nous sommes libres par notre foi en Jésus Christ quand nous nous sentons encore si souvent confrontés à nos propres limites, défauts, péchés ? Pourtant, la foi nous donne précisément la capacité de mettre le doigt sur ce qui nous empêche de vivre pleinement. Elle nous incite aussi à identifier en quoi elle nous fait grandir. Je pense que le maître-mot de ce w-e, c’est le mot « partage » : partage ce que tu vis comme chrétien avec d’autres chrétiens pour entretenir l’espérance en toi, une espérance qui se fonde sur la foi que Dieu est déjà à l’œuvre dans nos vies, et une espérance qui se nourrit aussi d’un refus de nous laisser enfermer par le péché. A travers la conversion continue de notre cœur, nous tendons en effet petit à petit à plus de liberté. Je vous souhaite une belle fête de Pâques.


Les confrères et les aspirants vous souhaitent une sainte et joyeuse fête de Pâques. 

 

 

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:45



BONNE ANNEE
 DU BUFFLE !!!




Chers confrères, parents et amis,                              Le 5ème jour du Tet (le 30 janvier 2009).

 

 

Chuùc möøng naêm môùi ! Bonne année à tous ! Pas un peu tard pour souhaiter la bonne année ? Que non ! Au Vietnam, bien que l’on se soit mis au calendrier occidental, on n’en oublie pas pour autant le calendrier lunaire. Le nouvel an de cette année est tombé le lundi 26 janvier. C’est la plus grande fête de l’année, et pour la toute grande majorité des vietnamiens, la seule période de l’année où ils peuvent profiter de quatre à dix jours de congé, voir plus pour les étudiants. La fête est préparée avec soin. On décore la maison, il y a des fleurs partout, en ville il y a des décorations un peu comme chez nous à Noël. Tous ceux qui le peuvent rentrent dans leur village natal pour se retrouver en famille. Avion, mini-bus, bateau, train, mobylette, tout est bon pour pouvoir rentrer chez soi.


 

Les fleurs, parfois un peu absentes durant l'année mais pour le Tet, on se rattrape !

L’année passée, nous avions décidé de fêter notre premier nouvel an dans la famille de notre confrère Trinh dans le delta du Mékong. Cette année, nous nous sommes séparés pour l’occasion. Le père Patrick est resté à Saigon, le père Trinh est retourné chez les siens et moi, j’ai été invité par une famille vietnamienne à fêter le nouvel an chez eux, dans une ville au bord de la mer, Vung Tau, à une centaine de km de Saigon. Je suis parti avec une religieuse, sa tante et sa cousine rejoindre leur famille. Outre le bain linguistique qui fait toujours du bien, j’ai été extrêmement touché par l’ambiance qui règnait dans la famille qui m’a accueilli.

 

Je me suis rendu compte à quel point l’esprit de famille est une valeur profondément ancrée dans la société vietnamienne. Le principe de la fête du Tet, c’est qu’il faut aller visiter toute la famille élargie en commençant par les grands-parents. Quand on arrive à la maison des grands-parents, on commence par leur souhaiter les vœux de la nouvelle année, dont la formule est plutôt définie : « Je vous souhaite grand-père ou grand-mère une bonne année, une bonne santé, beaucoup de chance, plus de bonheur que l’année passée, de la richesse, des grâces du Seigneur,… ». Une fois les souhaits exprimés, l’aïeul exprime à son tour ses vœux et distribue les fameuses enveloppes de la chance, des petites enveloppes rouges qui contiennent de l’argent et que l’on distribue dans la bonne humeur aux descendants. Ensuite, on mange, on boit, on mange, on boit, (on n’arrête pas…) et les sourires, la joie s’expriment avec beaucoup de sincérité.

 





Visite de maisons en maisons et distribution de l'argent de la chance !














Les plaisirs de la table dans la bonne humeur...

                 Je n’aime pas trop comparer la société vietnamienne et la mienne parce que je pense que toute société a ses qualités et ses défauts, mais c’est sûr que la société vietnamienne a véritablement quelque chose à nous dire sur la famille comme le lieu où l’on se sent bien avec tout le monde, où il est bon d’être ensemble. Dans la société occidentale, dès le plus jeune âge, on érige en valeur l’autonomie de la personne. Chez nous, dans la mesure du possible, dès la petite enfance, les enfants ont leur chambre à eux. Viennent ensuite les camps scouts ou autres activités où les enfants s’éloignent de la famille d’abord pour un court temps et puis pour des périodes de plus en plus longues, y compris lors d’études supérieures. Être autonome, indépendant est signe de maturité dans notre société occidentale.

Toute autre est la situation au Vietnam. Ici, dès le plus jeune âge, on vit avec la fratrie et les parents. Le prix de l’immobilier est tel qu’un jeune ménage n’a en aucune manière la possibilité de s’installer seul. Le mari ou l’épouse rejoignent donc la famille du conjoint et on dort souvent toute la famille dans la même pièce. Autant dire que la solitude physique au Vietnam, les gens ne connaissent pas. On accorde aussi une très grande importance aux aînés ; les anciens sont très respectés et les défunts sont vénérés. Dans chaque famille, il y a toujours un autel des ancêtres avec la photo des ancêtres, accompagné d’images pieuses ou de statues tels Jésus et Marie ou Bouddha selon que l’on soit chrétien ou bouddhiste.

 





Les personnes âgées et les défunts;
 ils ont donné la vie et leur vie pour leurs descendants!

Lors de la fête du Tet, lorqu’on visite les familles, on prie ensemble et quelle joie pour les vietnamiens que de pouvoir accueillir un prêtre ! C’est une bénédiction pour la famille. Le matin à 5h, les vietnamiens vont à la messe ; le premier jour de l’année, on prie pour la paix, le second pour la famille et le troisième pour les défunts. Les autres jours de semaine, la messe à lieu à 4h30 du matin et il y a du monde ! On sonne d’ailleurs les cloches à quatre heures ! Comme à l’habitude, j’ai été chaleureusement accueilli par le curé de la paroisse qui m’a demandé de présider deux messes au cours de mon séjour, dont une à 4h30 du matin. Sportif de se lever si tôt quand il faut en plus faire l’homélie !

 



La famille d'oncle Thanh et de tante Thuy !
Un accueil vraiment extraordinaire!


           
En étant accueilli par des familles si gentilles, je sens parfois combien renoncer à une famille de ma part n’est pas chose évidente, mais les chrétiens me manifestent si chaleureusement leur soutien que je ne peux que dire au merci au Seigneur pour la vie qu’Il me donne et la joie d’être pasteur ! Je vous souhaite à tous une sainte et joyeuse année du Buffle.




 
       Un tout grand merci à Soeur Doan qui m'a invité à passer cette fête du nouvel an dans sa famille ! Ce fut magique!



Oui, je sais, le maître est un peu plus fin que son disciple !

Père Frédéric.

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 13:11






HAPPY NEW YEAR OF THE BUFFALO !!!




                                                                                     On the 5th day of Tet (30th of January 2009)

 

            Dear confreres, relatives and friends,     

 

Chùuc möng nam môùi ! Happy New Year ! Isn’t it a bit late to wish someone a happy new year? Not at all! In Vietnam, although the country follows the western calendar, people still pay attention to the lunar calendar. According to this calendar, the New Year of this year fell on the 26th of January. It is the most important feast of the year and for most of the Vietnamese, the only period of the year when they can take holidays, for four to ten days, or even more if they are students. People prepare for the feast carefully. They decorate their houses, there are flowers everywhere; in the city, you can see decoration lights like at Christmas time in Europe. Those who can afford it go back to their hometown, by plane, bus, train or motorbike; everything is fine as long as you arrive on time in your hometown!





Exotic and beautiful fruits and flowers everywhere
during the Tet (New Year) feast...

Last year, my community decided to go to celebrate Tet in the family of our vietnamese confrere, Father Trinh, in the Mekong Delta region. This year, we split; Father Patrick stayed at home, Trinh went back to his hometown and I was invited by a vietnamese family to celebrate Tet in Vung Tau, a city along the sea. I went there with a religious sister who had invited me, and with her aunt and cousin. Besides the immersion in vietnamese language, I was deeply touched by the atmosphere in the family who welcomed me.

 

I realized that the family bond is a very strong value in vietnamese society. During the Tet festival, the tradition is to go to visit your relatives, starting with the house where the grand-parents live.  When you arrive at their home, people pray together and then one member of the family greets the grandparents in a formal way: “I wish you, grandmother or grandfather, a happy new year, wealth, happiness, the grace of the Lord,…” Once the wishes have been expressed, the elders will also express wishes for their family and then distribute some red envelopes that contain “lucky money”. Everybody laughs and enjoys this moment very much. Then, it is time for a meal. People eat and drink ( you don’t stop eating and drinking for several days…) and everybody is truly very happy.



 





The New Year, an opportunity to pray together for the family, at home and in the church.

I don’t like to make comparisons between vietnamese society and western society because I think that every society has good and bad qualities. Nevertheless, vietnamese society has something to tell us about the importance of the family as an area where everybody feels comfortable and warmly welcome. In western society, beginning in childhood, the great value is autonomy. In Europe, when it is possible, each child has his own room. Soon they will leave their family, for a short period at first, participating in youth camps, or holidays with friends, and progressively they will be away for a long time, especially if they study at university. To be autonomous, independent, is a sign of maturity in our western society.





Is there something more precious than friendship and joy to be together ?

The situation in Vietnam is completely different. Here, from childhood, people live with their brothers and sisters and their parents. The price of housing is so high that a young couple will never be able to live in their own apartment. The wife or the husband joins their family-in-law and, most of the time, the whole family live together in the same room. Consequently, physical loneliness is something totally absent in Vietnam. Another important value in the vietnamese culture is the respect for the elders and the veneration for the ancestors. In every family, you can see an altar for the dead with pictures of the ancestors, as well as statues of Jesus and Mary if it is a christian family or Buddha if the family is Buddhist.

 

During the Tet festival, when people go to visit each other, they pray together and if a priest comes with them, it is considered as a blessing. In the morning, the vietnamese go to mass at 5.00 am; the first day of the year, the mass is celebrated for peace, the second day for the family and the third day for the dead. The other days, mass is celebrated at 4.30 am and the church is crowded! They even ring the bells at 4.00 ! As usual, I was warmly welcomed by the parish priest who invited me to preside at masses during my stay, one at 4.30 am. So early (!) and I had to preach!


I am very grateful to sister Doan who invited me in her family for these fabulous holidays!



Being so warmly welcomed by many families, I find it tough sometimes to renounce having my own family, but the christian communities are so supportive that I feel encouraged to thank the Lord for the life He has given me and the joy of being a pastor! I wish you a holy and joyful new year for the Year of the Buffalo.

 




Father
Frédéric.

 

 





Our Lady with the Child, pray for us...
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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

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BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.