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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 14:06

Dear friends,                                                  Vietnam, 25th of December 2008.

 

It has been fourteen months now that our community lives in Saigon. When I go out, for any reason, such as having a walk, going to celebrate the mass, meeting a family,…, and I start a conversation in vietnameese, the usual question is: “Cha hoïc tieáng vieät bao laâu roài?” “Cha hoïc tieáng vieät moät naêm röôøi roài.” “Uûa! Cha noùi tieáng vieät giôûi laém!” [For how long have you been learning vietnameese? One year and a half. Oh! You speak vietnameese very well!]  This answer makes me smiling. What does it actually mean to speak well vietnameese? If it is to be able to introduce me and to go by myself to eat a “phôû” [vietnameese soup], well then, one can say that I speak rather good vietnameese! But all the Vietnameese who are living abroad are well aware that there is a huge diference between coping with daily life and being able to master a foreign language. For sure, I can talk to someone in vietnameese for thirty minutes about my origins, my work in Vietnam, etc… but to read the newspaper, to understand Vietnameese talking to each others, to understand the preaching of the priest during the mass, those things are still out of my reach. After eighteen months, I could feel a bit discouraged. Actually, I am not! I feel linked with any foreigner in the world making the same experience as mine. And I am aware that I am much more privilegied that most of them, since I have oportunity to study full time the language during the two or even three first years of my stay in Vietnam. Most of the migrants have to find immediately a job to sustain their family and do not have either time or money for language lessons.

Communication is not necessarily a question of words...

 

It is common between us, the missionaries, to say that learning a new language is a way to be already envolved in the missionary work. I believe it is true. At times, some people thank me for learning vietnameese. They say by doing so I create links between Vietnam and the rest of the world. As missionaries, we are a kind of channel that links the vietnameese church and society to the universal church and to the country we are coming from. The better we master the language, the more efficient we become. On a spiritual point of view, the priest is someone who helps people to discover God in their lives. He does it through his example but also through his words. How could I teach catechism if I can barely read the Bible in vietnameese?

 

As you can see, the challenge of learning Vietnameese is a huge one, tough but very exciting. You only need patience and assiduity to cope with that challenge. And thank God, you progressively see you are making progress. Confident that every month spent in Vietnam is a way to understand and speak better vietnameese, I conclude with these words: “Cha hy voïng laàn tôùi gaëp baïn seõ noùi chuyeån baèng tieáng vieät thoûai maùi. Gaëp laïi!”. [I hope next time we will meet, we will be talking in vietnameese easily. See you!]

Cha Hoøa (Father Freùdeùric)

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 05:51

                                                                                                   Vietnam, le 12 septembre 2008.

Comme c’est le cas dans nombre de nos missions, notre communauté spiritaine installée au Vietnam est très éloignée d’autres communautés spiritaines. Pour rejoindre les spiritains les plus proches, il nous faut faire trois heures d’avion jusque Taiwan ou jusqu’aux Pilippines. Cette situation reflète la manière dont la Congrégation assume aujourd’hui sa mission dans le monde : des petites communautés qui servent l’Eglise dans des situations très diverses. Comme spiritain, vous pouvez vous retrouver à travailler dans un bled perdu ou dans une ville comme Saigon avec ses huit millions d’habitants. Parce que la devise de la Congrégation est « Un seul coeur, un seul esprit », nous avons à cœur de renforcer les liens entre nous. Evidemment, on peut le faire par du courrier ou un coup de téléphone mais cela ne vaut pas une visite d’un confrère…

 

Cette année, pour notre première année au Vietnam, nous avons reçu beaucoup de marques d’attention de la part de nos confrères. Du monde entier, ils nous ont manifesté leur soutien par des lettres, des appels téléphoniques, des cadeaux et certains même sont venus nous rendre visite en personne. La plupart des confrères que nous avons accueillis cette année travaillent en Asie (six confrères travaillent à Taiwan: Jean-Pascal Lombart (France), Victor Narciso (Portugal), Richard Okopu Achiempong (Ghana), Sean O’Leary (Irlande), Binh Quach and Duc Luong (Vietnam). D’autres sont venus d’Europe: Brian Mac Laughlin (Irlande) ou Philippe Engel (France), et récemment, Mike Onwuemelie, (Nigeria), qui nous a rendu visite au nom du Conseil Général.

 Deux vietnamiens, pure souche..., Frédéric Rossignol et Binh Quach.

 Duc Luong à notre week-end de formation pour les aspirants à la vie spiritaine.

Ces visites nous montrent combien la Congrégation s’intéresse à notre mission au Vietnam. La présence des spiritains en Asie est récente (les premiers confrères à être arrivés sur ce continent se sont installés au Pakistan il y a trente ans). Historiquement et culturellement, les liens entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique sont beaucoup plus solides. L’Asie est toujours une grande inconnue pour la plupart des confrères. En nous rendant visite, les confrères nous donnent l’occasion de leur partager les joies et les défis de notre mission qui en est à ses débuts. Ils peuvent se rendre compte par eux-mêmes de ce qu’est la société vietnamienne. Ils sont toujours surpris par la circulation, le nombre de motos et la manière dont les gens roulent. Après la traditionnelle visite touristique de la ville (la Cathédrale et le centre-ville, les marchés et les parcs,…) et après avoir goûté à la gastronomie vietnamienne (fruits de mer, le « pho        » [une soupe très appréciée des vietnamiens], les rouleaux de printemps,…), nous aimons leur montrer les endroits où nous travaillons : orphelinats et paroisses. En plus de l’apprentissage de la langue vietnamienne, nous avons déjà commencé à faire du travail pastoral, éducatif et social au service de la société et de l’Eglise locale.  

 

Victor Narciso, un peu de repos après la visite d'un musée de Saigon.     
   
   
Comme c’est le cas dans d’autres pays, nous avons aussi commencé à développer un réseau d’ami, “une famille spiritaine”, c’est-à-dire des laïcs (hommes et femmes) qui nous ont manifesté leur désir de collaborer à notre travail missionnaire. Nous avons notamment un groupe de jeunes candidats à la vie spiritaine qui ont débuté leur formation ce mois-ci. Au cours de leur visite, les confrères peuvent faire connaissance avec cette famille spiritaine naissante ; les uns et les autres s’enrichissent mutuellement dans ces temps de rencontre. Nos confrères sont touchés par l’accueil qui leur est réservé et nos amis vietnamiens par la simplicité et la joie de vivre des confrères.

 

 Patrick Palmer et Philippe Engel ; excursion en bateau dans le port de Saigon.

             Accueillir des confrères venus de l’Etranger nous permet aussi d’avoir des nouvelles fraîches de leurs pays d’origine ou des pays où ils travaillent actuellement. Nous-mêmes avons vécu dans différents pays avant de venir travailler au Vietnam et nous sommes heureux d’avoir de nouvelles de personnes dont nous avons parfois perdu le contact. Les confrères nous donnent aussi des nouvelles de la Congrégation. Certains nous apportent des revues, des livres et même des spécialités culinaires (chocolat, fromage, thé,…). A notre tour, nous leur offrons des cadeaux qui d’une manière ou d’une autre témoignent de ce que nous vivons ici. Ces petits gestes montrent la qualité de notre attention mutuelle.

 

De gauche à droite: Le frère de Duc, Mike Onwuemilie, le beau-frère de Binh, le papa de Duc, Patrick Palmer et Trinh Le.     

      
Ce que nous avons dit au sujet des confrères, nous pourrions certainement l’appliquer à nos familles et amis. Nous sommes ici depuis un an. C’est peu mais nous serions heureux de pouvoir aussi accueillir des membres de nos familles ou des amis. Chaque visiteur est un don de Dieu. Soyez assurez que vous êtes les bienvenus au gré de vos disponibilités !

 

La communauté de Saigon; Trinh, Patrick et Frédéric.

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 04:16

                                                                          Vietnam, 12th of Septembre 2008.

                                                                                                     

 

As is the case in many missions, our community in Vietnam is very far from any other Spiritan community. To get to the nearest community, you need to fly three hours to Taiwan or to the Philippines. Our situation reflects the way the congregation carries out its mission in the world: in small communities serving the church in many diversified situations. As a Spiritan, you can work in a village in the middle of nowhere or in a big city like Saigon with a population of 8.000.000 inhabitants. Because the motto in the congregation is “One heart, one spirit”, we need to find ways to strengthen the unity among us. Of course, today, you can use mail or phone easily but it cannot compare with the visit of a confrere.

 

This year, our first year in Vietnam, we have been very lucky regarding the attention our confreres have paid to us. All around the world, they have been showing their support through letters, phone calls, gifts, and some of them have came to visit us. Many of the confreres we welcomed this year are working in Asia (six confreres working in Taiwan: Jean-Pascal Lombart (France), Victor Narciso (Portugal), Richard Okopu Achiempong (Ghana), Sean O’Leary (Ireland), Binh Quach and Duc Luong (Vietnam). Others came from Europe: Brian Mac Laughlin (Ireland) or Philippe Engel (France), and recently, Mike Onwuemelie, (Nigeria), who paid us a visit on behalf of the General Council.

 

 From left to right: Patrick Palmer, Trinh Le, Richard Okopu, Mr Toan (Binh Quach's brother-in-law), Jean-Pascal Lombart and Victor Narciso.


From left to right: Binh, Father Phu (Trinh's brother), Duc Luong's parents, Trinh, Patrick, Frédéric.

          These visits show us how the Congregation is interested in our mission in Vietnam. The presence of the Spiritans in Asia is a recent one (the first confreres to arrive in this continent to establish a community came to Pakistan thirty years ago). Historically and culturally, the links between Europe, Africa, and America are much stronger. Asia is still unknown for many confreres. Coming to visit us, the confreres give us an opportunity to explain the joys and challenges of a mission in its earliest stages. They can see by themselves and experience Vietnamese society. They usually are very surprised by the number of motorbikes and the way people drive. After doing the traditional “tourist tour” of the city (the Cathedral and the city center, the markets, the parks…) and having a typical vietnamese meal (seafruits, “pho”, the traditional soup, or spring rolls), we like to take time to show them the places where we work: orphanages, parishes. Apart from the process of learning the language, we are already involved in pastoral, educational and social activities serving the people and the Church.

 

 Patrick, Jean-Pascal, and Mike Onwuemelie visiting our house of formation in the suburbs of Saigon.

            As in others countries, we also try to build up a network of friends, a “Spiritan Family”, with laypeople, men and women who are interested in being involved in our mission and who help us in very practical ways. Also, already we have some aspirants to our Spiritan life and mission. We are glad to introduce our confreres to them to enlarge the vision our Vietnamese friends have about our Congregation. In doing so, our confreres can also realize by themselves how welcoming are the Vietnamese people and reciprocally, our friends are touched by the simplicity and joy of the confreres.

 

 Shopping in the market of Binh Tan. "Victor, did you find anything interesting?"
               
Welcoming confreres from abroad allows us to get some news from the countries where the Spiritans work or from their original country. Having ourselves had experiences in many countries already, we are glad to have news from people we may have lost contact with. We get some news and information about the Congregation.  Some confreres bring us some magazines, books or even food from their country. We offer them also some gifts related to our mission here. These small gestures show the quality of our love for one another.

 

 Sean O'Leary visiting Binh's parents at the hospital.

            What we said about our confreres could certainly apply to our families and our friends. We arrived here one year ago. It is a short time indeed, but we would be very happy to welcome some parents or friends. Every guest is a gift of God. Please, know that you are welcome at our home any time!

 

The community in Saigon; Trinh, Patrick and Frédéric.

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 06:45

Chers parents, amis et confrères,                                                           Le 13 mai 2008

 

 

 

Ce dimanche, l’Eglise du monde entier a fêté la fête de la Pentecôte, la descente de l’Esprit d’amour de Dieu sur les premiers chrétiens. C’est aussi la fête patronale de ma congrégation.


                                                                                                      AU SEMINAIRE DE CAN THO,
                                        LE JOUR DE L'INSTITUTION AU LECTORAT ET A L'ACOLYTHAT.

 
Cette année, tout se décline en « première fois » et donc c’est la première fois que j’ai fêté la Pentecôte au Vietnam. Bien qu’uni par le cœur à mes deux confrères de ma communauté de Saigon, je n’étais pas avec eux ce jour-là. Cela fait en effet deux semaines que je réside temporairement à Can Tho, une ville à 250 km au Sud de Saigon, plus précisément au Séminaire diocésain de Can Tho. J’ai demandé à pouvoir passer trois semaines dans ce séminaire, afin d’améliorer mon niveau de Vietnamien. En communauté à Saigon, nous parlons la plupart du temps en anglais, et donc être présentement dans un bain linguistique cent pour cent vietnamien me fait le plus grand bien ! C’est aussi l’occasion d’observer de près la vie d’un séminaire vietnamien. Ici vivent à peu près deux cents séminaristes venus de trois diocèses. Les vocations sont nombreuses au Vietnam et pouvoir être admis au séminaire est le fruit d’un long processus de discernement. Les candidats doivent avoir un diplôme d’études supérieures avant d’être acceptés. Ils auront encore comme c’est le cas dans tout séminaire, deux ans de philosophie, un an de stage en paroisse et quatre ans de théologie. Ici, être ordonné à 30 ans, c’est le signe d’ « une vocation précoce » !


 EXCURSION AVEC LES SEMINARISTES DE DERNIERE ANNEE A CA MAU, A L'EXTREME SUD DU VIETNAM...

Une région de toute beauté, au milieu des cours d'eau omniprésents... Sur place, nous voyageons en bateau d'une paroisse à l'autre.




Ce qui me frappe dans ce séminaire, c’est la simplicité du rythme de vie, la serviabilité et la joie de vivre des prêtres et des séminaristes. Le lever est plutôt matinal, 4h45 ! Dur, dur… Après la messe succède un temps de méditation personnelle, le petit déjeûner à 6h45, suivi des cours. L’après-midi, à 16h15, c’est l’heure de sport : volley, football, jeux typique du Vietnam,… Moi qui révise mes cours de vietnamien (ou qui regarde TV5, c’est selon…), j’entends régulièrement des éclats de rire. Il fait bon vivre au séminaire ! Aux repas et temps de récréation, c’est toujours la même sympathique curiosité et gentillesse que me témoignent les prêtres et séminaristes. Les prêtres parlent très bien le Français et l’Anglais. Mais j’ai aussi l’occasion de parler en vietnamien. Je me sens toujours très limité du point de vue du vocabulaire et de la compréhension. Si une conversation à deux est possible, par contre, je suis incapable de suivre une homélie ou une conversation entre vietnamiens. Patience, patience… Le chant et la prière font intégralement partie du quotidien. En semaine, le séminaire est un monde plutôt clos sur lui-même. Ici, le règlement pour les séminaristes, c’est pas de portable et l’usage d’internet et de la télévision sont limités. Cette austérité m’interpelle un peu, me choque peut-être mais en fin du compte, je crois qu’elle contribue solidement à la formation de jeunes prêtres épanouis et prêts à assumer la difficile mission d’être pasteurs dans une Eglise très dynamique, très fréquentée.


 ACCUEILLIS PAR LE CURE DE LA PAROISSE...



   
                      EH OUI, EN CHASUBLE, CA VOUS DERANGE??? 
                     AU MOINS, ON LES RECONNAIT FACILEMENT !


        
Dans une semaine, je retournerai à Saigon, heureux d’y retrouver ma communauté. Dans les jours qui suivent, j’aurai la joie de célébrer trois baptêmes en français. Je suis en effet de plus en plus sollicité à la paroisse francophone de la ville. J’y concélèbre ou préside la messe chaque dimanche. Au nivau de la communauté, nous organiserons dans quinze jours le deuxième w-e de formation pour les candidats à la vie spiritaine. Dans la foulée, en septembre, onze jeunes commenceront à étudier à plein temps l’anglais, une condition sine qua non pour pouvoir débuter la formation spiritaine. A l’avenir, nous comptons en effet envoyer nos candidats (après la philosophie) faire leur noviciat et leur théologie aux Philippines, avec les candidats philippins. Les cours seront alors donnés en anglais.

       
MARIE VEILLE SUR TOUS CES ENFANTS...

    
Comme vous pouvez le deviner à travers ces quelques lignes, nous sommes plein d’enthousiasme ; il y a encore beaucoup de points d’interrogations sur la manière dont notre mission évoluera au long des mois et des années à venir mais l’Esprit Saint nous guide et chaque jour est une occasion de s’émerveiller devant le dynamisme de la société vietnamienne et en particulier la vitalité de l’Eglise.

 

            Ma communauté et moi-même vous souhaitons beaucoup de joie dans l’Esprit Saint.

 

Frédéric et ses deux confrères, Patrick et Trinh.

           

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 12:04

Chers amis,                                                                       

 

Vous l’aurez remarqué, mes courriers se terminent désormais régulièrement par un appel à votre générosité. Dans la plupart des pays où les spiritains travaillent, ils font appel à l’aide extérieure pour deux motifs. D’une part, l’Eglise locale n’a souvent pas les moyens de subvenir aux besoins des communautés spiritaines et d’autre part, nous cherchons à promouvoir des projets sociaux, caritatifs, pour aider les populations pauvres de ces pays.



Ce qui est vrai pour d’autres pays l’est aussi au Vietnam. Pour pouvoir travailler au Vietnam, nous avons besoin de trois types d’aide, que par souci de clarté, nous distinguons nettement :

 

-         1. Les projets caritatifs.

                                                      Taux de change: un euro = 25.000 dongs!

A l’heure actuelle, nous avons un projet mis sur pied par les confrères de Taiwan depuis quelques années déjà : l’aide à la scolarité d’enfants pauvres dans le Centre du Vietnam à Hué. Nous aidons plus de deux
cent enfants à aller à l’école. Le parrainage est rendu possible par des bienfaiteurs de Belgique, de France, du Portugal, de Taiwan, des Etats-Unis... Le parrainage d’un enfant coûte 100 euros par an. D’autre part, nous avons constitué un fond pour les oeuvres sociales. 
Avec ce fond, nous avons déjà aidé des orphelinats pour enfants handicapés (argent liquide, don d’ordinateurs,…) D’autres demandes nous parviennent régulièrement.
                                         

                                Photo:   Un des orphelinats que nous soutenons grâce à vous

 -         2. L’ouverture d’une maison de formation.

 

C’est un de nos grands projets au Vietnam : permettre à des jeunes vietnamiens de devenir missionnaires dans notre Congrégation. C’est un projet qui prendra du temps, mais qui est déjà en chantier. Depuis deux ans, nous avons commencé la construction d’une maison de formation. Il nous manque plusieurs milliers d’euros pour la terminer. De plus, nous cherchons à constituer un fond pour pouvoir y vivre à l’avenir (dans deux ans) avec une communauté d’une dizaine ou d’une vingtaine de membres.

 (Jeunes candidats à la vie spiritaine...et maison de formation encore en chantier!)





-        
3. Les besoins de la communauté spiritaine.

 

A l’heure actuelle, nous vivons à trois confrères et notre budget mensuel tourne autour de 1400 euros par mois. Nous pouvons compter sur 200 euros en dons à l’intérieur du pays ; le reste nous vient de l’extérieur : aide de la congrégation, intentions de messe et aide de particuliers.

 Quelques-un(e)s de nos ami(e)s et bienfaiteurs (-trices)

Par souci de clarté, nous aimerions ouvrir un compte spiritain en Belgique pour les oeuvres du Vietnam. Ce n’est pas encore chose faite. Le moyen le plus simple pour nous aider, en précisant quel(s) projet(s) vous voulez soutenir (1 ; 2 ; 3), c’est d’envoyer l’argent sur mon compte : Le compte est à mon nom. L’adresse et le numéro sont les suivants : rue du Couvent, 140. 1450 Gentinnes. Compte Fortis : 001-4773223-26. Vous recevrez une confirmation de ma part que l’argent est bien arrivé et qu’il a été utilisé selon votre désir. Un grand merci pour votre générosité qui nous permet de continuer notre mission au Vietnam.

Frédéric.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 13:45

Un jeune missionnaire ! 

 

L’image traditionnelle du missionnaire est encore, bien souvent, celle d’un homme avec une grande barbe, vêtu d’une soutane blanche et coiffé d’un casque colonial. Si ce type de missionnaire n’existe plus que dans « Tintin au Congo », il y a encore, aujourd’hui, des jeunes qui consacrent toute leur vie à la mission. Nous en avons rencontré un de chez nous : Frédéric Rossignol.     

 

Frédéric, peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

J’ai 33 ans et je suis missionnaire du Saint-Esprit. Je suis entré chez les Spiritains (c’est souvent comme ça qu’on nous appelle) à 25 ans. J’ai été ordonné prêtre, en Belgique, il y a deux ans. Je suis maintenant en Asie. Après avoir passé six mois à Taiwan, j’habite depuis deux mois, avec deux confrères, au Vietnam.

Comment est venue ta vocation de missionnaire ?

Je suis né dans une famille catholique convaincue et mes parents m’ont ouvert à une église dynamique. Ils m’ont fait découvrir toutes sortes de mouvements dans l’église et puis j’ai aussi rencontré beaucoup de prêtres, notamment des prêtres missionnaires qui m’ont touché par leur joie de vivre, leur disponibilité, leur engagement. Et en Rhéto je me suis dit que le Seigneur m’appelait peut-être à devenir prêtre et j’ai cheminé dans ce sens-là. Je suis passé par le séminaire diocésain et puis j’ai encore eu toute une période de discernement et finalement je suis entré chez les Spiritains à 25 ans où j’ai encore eu six ans de formation avant de devenir religieux et prêtre.

Cela veut dire que dans ton parcours, il y a aussi eu des périodes de questionnement, de remise en cause ?

Tout à fait. Je pense que le temps du discernement est propre à chacun. Pour moi, c’était important de trouver une certaine maturité. Je me suis bien plu dans la formation que j’ai reçue, à travers une grande diversité d’expériences à l’université. J’ai quitté le séminaire diocésain après trois ans, j’ai alors vécu en kot à LLN pendant deux ans avec des jeunes chrétiens. Ce sont toutes ces rencontres qui m’ont aidé dans mon discernement.

Quels ont été les éléments décisifs qui t’ont poussé à entrer dans une congrégation missionnaire ?

Pour moi, c’était important dès le début de pouvoir devenir prêtre pour annoncer Jésus Christ. Ensuite, je me suis rendu compte que j’avais besoin d’être soutenu par une communauté. Je voulais donc être religieux. Et j’avais aussi la conviction que l’église locale, pour être dynamique, doit être ouverte à l’église universelle. Dans ce sens, devenir missionnaire, c’était ma manière d’ouvrir les horizons de l’église de Belgique à l’église universelle.

Un missionnaire, c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui croit en Jésus Christ, qui est persuadé que Jésus Christ peut combler le cœur de l’homme et qui se dit qu’il ne peut pas garder ça pour lui-même.  Le vrai missionnaire, c’est celui qui permet à l’autre d’aller à la rencontre de Dieu.


Comment fait-on pour devenir missionnaire et, dans ton cas, spiritain?

Si on veut devenir missionnaire dans le sens d’être consacré et de partir à l’étranger pour annoncer la Bonne Nouvelle, il faut choisir une congrégation missionnaire. Moi, j’ai commencé par faire une année de coopération sur le conseil d’un missionnaire et puis, après cette expérience positive, je suis allé frapper à la porte de diverses congrégations. Après, c’est un discernement mutuel. Quand on entre dans une congrégation, on en découvre le charisme et, par ailleurs, les formateurs cherchent à voir si on est appelé à ce type de vie. Chez les spiritains, on est clairement orienté vers la mission à l’étranger. Aussi, quand on est ordonné, on a comme principe qu’on passe au moins les six premières années de sa vie de prêtre à l’étranger.

Quelle est la spécificité des spiritains ?

C’est difficile de dire notre spécificité étant donné qu’on travaille dans toutes sortes de contextes, dans le dialogue interreligieux dans des pays musulmans, dans l’éducation, dans des paroisses,... La marque de fabrique des spiritains, c’est la simplicité. Quand on est missionnaire, il y a un gros travail d’adaptation à la culture vers laquelle on va et cela nous permet d’être flexibles et simples dans notre manière d’être. Par exemple, certains jeunes philippins sont entrés chez les spiritains parce qu’ils avaient vu que les confrères faisaient eux-mêmes la cuisine et la vaisselle et ça les touchait !

Cette simplicité permet d’être à l’écoute de l’Esprit Saint...

Oui, notre second fondateur, parle beaucoup de l’esprit pratique, la docilité au quotidien à l’Esprit Saint.

Quels sont vos fondateurs ?

Nous en avons deux parce que nous sommes le fruit de la fusion de deux congrégations. Le premier, c’est Claude François Poullart des Places : un jeune séminariste de 24 ans, issu d’une famille très riche, qui, en 1703, s’était rendu compte qu’il y avait beaucoup de jeunes pauvres qui auraient bien voulu devenir prêtres mais qui n’en avaient pas les moyens. Il a ouvert une maison pour vivre avec eux et il est mort à 30 ans , très pauvre. Il avait donné toutes ses énergies pour ses confrères. Pendant 150 ans, on s’est occupé de la formation dans les séminaires et, dans le même temps, sous l’impulsion de notre second formateur, François Libermann, on a commencé la mission en Afrique. Aujourd’hui, nous sommes sur tous les continents, dans 65 pays, notamment en Asie depuis quelques années.

Tu vis ta mission en Asie, quel est le sens de la mission dans ce continent ?

Le paradoxe, c’est que Jésus était lui-même asiatique et pourtant le christianisme est vu comme une religion essentiellement occidentale. Beaucoup de gens ici ne connaissent pas le Christ. Ils connaissent très peu la religion chrétienne. De plus, l’Asie est un continent passionnant, plein de vie, de vitalité. Il faut être missionnaire partout mais, peut-être, avec encore plus d’urgence en Asie.

Pour être missionnaire, faut-il partir loin ? Ne peut-on pas être missionnaire en Belgique ?

C’est sûr, être missionnaire, c’est conduire les autres vers le Christ et on est évidemment aussi invité à le faire en Belgique ! Mais pour ça il faut le connaître soi-même, car c’est difficile de parler de quelqu’un qu’on ne connaît pas soi-même ! Tout chrétien est appelé à être missionnaire. Il faut pour cela s’attacher au Christ dans la prière, en participant à ce que propose l’église et puis dans le quotidien, témoigner qu’on vit quelque chose de différent de ce que les gens vivent en général.

Le contact avec les gens est donc essentiel ?

C’est le Seigneur lui-même qui dit que c’est à travers le prochain qu’on peut le rejoindre, Lui. On est souvent très centré sur soi-même, mais quand on va vers celui qui est le plus pauvre, on va à la rencontre du Christ. Ici, au Vietnam, nous visitons des enfants très fortement handicapés dans des homes. Pour moi, rencontrer ces enfants, qui sont les plus petits des plus petits, c’est rencontrer Dieu et cela on peut le faire aussi en Belgique.

Peux-tu nous décrire ta vie de missionnaire au Vietnam ?

Ma vie d’aujourd’hui, c’est une vie de découverte de la langue et de la culture. Apprendre une langue asiatique, cela prend deux à trois ans à temps plein. Il y a une certaine passivité. Il faut tout le temps être à l’écoute et aller vers l’autre, essayer de se comprendre, ce qui n’est pas évident ! Je découvre aussi l’église du Vietnam et je participe à sa liturgie extrêmement dynamique. Le week-end en paroisse, il y a facilement une dizaine de messes et en semaine,  les gens vont aussi à la messe vers 5h du matin. Nous, nous participons au maximum aux activités de l’église. Par ailleurs, les Vietnamiens sont très ouverts et c’est facile d’entrer en contact avec eux. Parler avec les gens dans la rue, c’est aussi ma manière d’être missionnaire...



Qu’en est-il de la vie communautaire ?

Nous vivons en communauté ; nous prions la prière des psaumes ensemble. On célèbre la messe ensemble ou alors nous allons célébrer la messe à l’extérieur. On partage les repas. On élabore nos projets missionnaires ensemble, caritatifs ou ecclésiaux.

Est-ce qu’on peut dire que le missionnaire n’est jamais un solitaire ?

C’est vrai, le missionnaire n’est jamais un solitaire, cela ne l’empêche pas de vivre parfois la solitude. Il y a deux axes de solidarité : d’une part, on consacre du temps à la vie communautaire, d’autre part, on est là pour se mettre au service de l’église locale, en particulier de l’évêque.

Est-ce que c’est parfois difficile de vivre si loin de son pays, de sa famille ? Ne t’arrive-t-il pas de penser : « Qu’est ce que je suis venu faire ici ? »

Personnellement, j’ai toujours comme principe d’aller de l’avant, j’essaye toujours de regarder ce qui est passionnant là où je vis. Pour moi, le plus important, c’est de m’intéresser à la culture et à la société vietnamienne. Par ailleurs, la communication aujourd’hui est beaucoup plus facile qu’avant. Je téléphone régulièrement à ma famille et à des amis par internet et je peux même les voir par webcam. Dans notre Congrégation, on rentre en vacances dans notre pays d’origine tous les deux ou trois ans. Aujourd’hui, on n’est plus coupé de sa famille et de son pays comme l’étaient les missionnaires autrefois. J’apprécie quand je rentre en vacances dans ma famille, mais je suis toujours prêt et heureux de repartir.


Peux-tu nous partager une des grandes joies de ta vie missionnaire ?

Certainement ! La grande joie, c’est d’être dans une société très jeune où les gens ont un profond sens du religieux. Ce qui m’impressionne, c’est que je rencontre régulièrement des jeunes qui me disent que, eux aussi, ils voudraient bien devenir prêtres ou qu’ils cheminent dans cette direction-là. En Asie, on a vraiment le goût de la vie consacrée.

Les Asiatiques ont donc quelque chose à nous apprendre, à nous, européens…

Oui, souvent, en Europe, on doit justifier notre choix de vie consacrée alors qu’ici, au Vietnam, on se sent encouragé par les gens qui n’ont qu’une envie, c’est qu’on reste fidèle à notre consécration.


En conclusion, quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait devenir missionnaire ?

Un prêtre un jour m’a dit : « Si tu veux devenir prêtre, tu dois t’attacher au Christ ». C’est valable pour toute vie consacrée ou missionnaire. Il faut toujours chercher la confiance en Dieu, l’acceptation de ses propres limites, et puis être simple et joyeux dans le discernement et dans la décision qu’on prendra in fine.

 

Propos recueillis par Luc Terlinden

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 15:32

Saigon, February 2008.

Saigon, Février 2008.

 

 

Dear benefactors of the “Abandoned little angels” association,

Chers bienfaiteurs de l’association “Les petits anges abandonnés”

 

 

My name is Father Frédéric (in Vietnamese, my name is Trần Sỹ Hòa, I am from Belgium and I live in Vietnam for several months now. With others, I was invited by Mr and Mrs Toan to join the team of “Abandonned little angels” to visit 60 orphanages in the whole country of Vietnam. It took us about three weeks to achieve this goal. This was an extraordinary experience that I would like to share with you. The motto of this year is “Give a child a smile!” It is interesting for me to consider that smiling is a very natural attitude in Vietnam. Perhaps, it has to do with the fact that the Vietnamese society is incredibly young. Very often, I see children or teenagers, two on the same bike talking to each other and smiling! As foreigner, I draw attention and as I am able to speak a bit Vietnamese, (I study it for ten months now), my way of speaking makes people easily smiling and laughing! Apparently, the country needs everything but smile! Apparently yes, but actually the smile of many people and especially of the children is in danger, for many reasons that I would like to explain.

Je me présente. Je m’appelle Frédéric (en vietnamien, Trần Sỹ Hòa). Je suis Belge et je vis au Vietnam depuis quelques mois. Ensemble avec quelques prêtres et religieuses, j’ai été invité par Mr et Mme Toan à me joindre à l’équipe de l’association « Les petits anges abandonnés » pour visiter soixante orphelinats du Sud au Nord du Vietnam. Cela nous a pris trois semaines pour réaliser cet objectif. Je voudrais partager avec vous cette extraordinaire expérience. La devise de cette année était « Donner un sourire à un enfant ! ». Sourire est quelque chose de très naturel au Vietnam. Sans doute, est-ce lié au fait que la société vietnamienne est extrêmement jeune. Combien de fois au Vietnam m’arrive-t-il de croiser des enfants ou des adolescents à deux sur leur vélo en train de bavarder et de rire. En tant qu’étranger, j’attire aussi l’attention des vietnamiens et comme je peux parler un peu en vietnamien (cela fait dix mois que j’étudie la langue), ma manière de parler les fait naturellement sourire et rire ! S’il est vrai que sourire et rire sont des attitudes naturelles chez les vietnamiens, néanmoins je pense que le rire des vietnamiens est en danger, et spécialement celui des enfants, et cela pour plusieurs raisons, que je voudrais développer ici.


 


 

-         “Dưng mắc cỡ!” “Don’t be ashamed!” Many times, we met children who didn’t smile immediately when we approached them, because of ‘mắc cỡ’. Vietnam is very diversified on a sociological point of view. Many regions are very isolated for several reasons. For example, if you go to the Mekong Delta (Miền Tây), you have to take a boat to reach some orphanages. There, every block of houses is surrounded by water. Or if you go in the center of Vietnam, in the mountains, the access to the villages is also difficult. There are only a few dirt roads. You are surrounded by the florests and the minorities speak their native languages! Finally, when you go to the countryside, you meet people who are working by hands in the rice fields. Some use buffalos to plough! In all this regions (Mien Tay, region of the mountains, countryside), people very rarely see foreigners. They can hardly imagine how is the life of other people in big cities like Hanoi or Saigon or the life of people from abroad.Usually, a child doesn’t smile to strangers but to familiars. It happens to me many times that when I met children, they were ‘mắc cỡ’ or even afraid of me, a ‘Ông Tây’.  For our group, to reach the several regions of Vietnam and to enter in contact with the isolated people is a way to tell them: “Don’t be afraid. We are different but we are friends and we can become familiars to one another”.  To give a smile to children is to help them to discover that people from other regions of Vietnam and people from outside Vietnam are willing and happy to meet and spent some time with them.

 

- “Dưng mắc cỡ!” « Ne sois pas gêné ! » Il n’est pas rare de croiser des enfants qui à l’approche d’un étranger, n’ont pas envie de rire, parce qu’ils sont gênés. Le Vietnam est un pays sociologiquement très diversifié. Beaucoup de régions sont très isolées et ce pour diverses raisons. Par exemple, si vous voyagez dans la région du Delta du Mékong, (Miền Tây), vous devez prendre le bateau pour rejoindre certains orphelinats. Ici, les pâtés de maisons sont encerclés par l’eau. Si par ailleurs, vous allez dans le centre du Vietnam, dans les montagnes, vous verrez que l’accès aux villages est aussi difficile. Vous devez emprunter des chemins de terre. Vous traverserez des forêts et rencontrerez des minorités qui parlent leur propre dialecte. Si encore, vous décidez de visiter la campagne, vous croiserez des gens qui travaillent dans les champs de riz. Certains utilisent même des buffles pour labourer ! Dans ces différentes regions (Miền Tây, les montagnes ou la campagne), les gens voient rarement des étrangers. Ils ont du mal à s’imaginer comment est la vie des gens de la ville à Saigon ou à Hanoi ou à l’Etranger. Généralement, un enfant ne sourit pas à un étranger, seulement à quelqu’un qui lui est familier. Cela m’est souvent arrivé de rencontrer des enfants qui étaient gênés ou même craintifs vis-à-vis de moi, un ‘Ông Tây’ (étranger). Pour notre groupe donc, atteindre les diverses régions du Vietnam et entrer en contact avec les gens isolés, c’était une manière de leur dire : « N’ayez pas peur. Nous sommes différents de vous mais nous pouvons apprendre à nous connaître et à devenir amis. » Donner un sourire à un enfant, c’est l’aider à découvrir que des gens d’autres régions du Vietnam ou de l’Etranger sont désireux et heureux de les rencontrer et de prendre le temps d’être avec eux.

 

 







































       
“Con bị cảm lạnh không? Vâng, lạnh quá!” “Are you cold? Yes very cold!” When you feel cold, it is not easy to smile! During our trip, we didn’t need to look at the map. It was enough to feel the temperature outside and to see the dress of the people to realize that we were heading to the North. What a difference between Saigon (30 degrees) and Hanoi (15 degrees). In Western countries, most of the people don’t feel so uncomfortable with the cold weather. You just turn the heater on and the problem is solved! But in Vietnam, although the temperature is very low, we saw people working in the rice fields, in the cold water, and we thought that they would be more comfortable at home. But when we visited their home, the temperature was also very low. No heater! For “abandonned little angels” association, to allow children to smile is also to improve their living by giving him food, warm clothes, blankets… This is why every year, “Little abandoned angels” bring food and money to every orphanage. We don’t solve all the problems. We just try to do our best to allow children to smile more frequently!


-         “Con bị cảm lạnh không? Vâng, lạnh quá!” “As-tu froid?” “Oui, très froid!”. Quand on a froid, on n’a pas envie de rire ! Pendant notre voyage, nous n’avions pas besoin de regarder la carte pour savoir que nous allions en direction du Nord. Il suffisait d’ouvrir la fenêtre et de sentir la température extérieure. Quelle différence entre Saigon (30 degrés) et Hanoi (15 degrés) ! Dans les pays occidentaux, la plupart des gens ne souffrent pas trop du froid. Il suffit de mettre le chauffage et le problème est réglé ! Mais au Vietnam, bien que la température puisse être très basse, on voit les gens travailler dans les champs de riz, dans l’eau froide, et on s’imagine naïvement qu’une fois de retour à la maison, ils seront au chaud. Mais en visitant les maisons, nous avons pu nous rendre compte qu’elles ne sont pas chauffées et qu’il y fait donc froid ! Pour l’association « Les petits anges abandonnés », inciter les enfants à sourire, cela se fait aussi en améliorant leurs conditions de vie, en leur donnant nourriture, vêtements chauds et couvertures. C’est la raison pour laquelle chaque année, l’association  « Les petits anges abandonnés” distribue nourriture et argent à chaque orphelinat visité. Nous ne résolvons pas tous les problèmes. Nous essayons seulement de faire de notre mieux pour que les enfants aient l’occasion de sourire plus souvent!

 

 





























-
        
“Con biết, cô giáo của con dễ thương!” “Do you know that you have a very nice looking teacher?” When the blind children heard my comment about their teacher, they were smiling! They believed me because although they are bling, in their heart, they knew it already. Their teacher, a nice young girl was so nice with them, was teaching them so well music that it was natural for them to think that she must be nice looking also! During our trip, we met many handicapped children. It is a beautiful and difficult experience at the same time. You wish every child would be healthy, able to do all the things that other children can do: to speak, to listen, to run, to learn. But there is something mysterious in the places we met handicapped children. They were smiling, they were happy! Why is it so? Because people take care of them and give them good reasons to be happy: they have class, they learn to work, and if they are seriously dependent due to their disability, still they know that somebody loves them and take care of them. For sure, the future won’t be easy for most of those children when they will be adults. But as long as they are children, they have the right to a joyful childhood!


-         “Con biết, cô giáo của con dễ thương!” “Est-ce que vous savez que votre maîtresse est très jolie ? » Quand les enfants m’entendirent parler ainsi de leur maîtresse, ils se mirent à rire ! Ils me croyaient sans peine parce que bien qu’aveugles, dans leur cœur, ils savaient bien que leur maîtresse était jolie ! Leur maîtresse, une jeune demoiselle, leur enseignait si bien la musique qu’il était bien naturel qu’elle soit jolie ! Durant ce voyage, nous avons rencontré beaucoup d’enfants handicapés. C’est une expérience qui est à la fois belle et difficile. Quoi de plus naturel que de désirer que tout enfant soit en bonne santé, capable de faire ce que font tous les enfants : parler, écouter, courir, apprendre. Mais il y a quelque chose de mystérieux dans les lieux de vie de ces enfants handicapés. Ils sourient et ils sont heureux ! Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que bien des gens s’occupent d’eux et leurs donnent de bonnes raisons d’être heureux: ils peuvent aller à l’école, apprendre un métier, et s’ils sont trop dépendants à cause de leur handicap, ils savent néanmoins que quelqu’un les aime et prend soin d’eux. C’est sûr, leur futur ne sera pas facile, spécialement à l’âge adulte. Mais tant qu’ils sont enfants, ils ont le droit d’avoir une enfance joyeuse!

 

-         Is there something more beautiful than a father or a mother playing with their children? When love and security are present, smiles come naturally. On the opposite, how big is the suffering for adults and children when they are separated. During our trip we met many orphans, most of them handicapped children. In a country where the social system is too limited, it can be very difficult for poor parents to raise a child, especially a handicap child. How can parents take care of handicapped children when they have to go to work the whole day? But surprisingly the orphans we met were smiling, were happy! Why is it so? The thing is that they found adults who love them like mother and father: the religious sisters, the religious fathers, the religious brothers. They are adopted fathers and mothers for these children. Having decided themselves to not have children, there heart is ready to offer love to these abandoned children. And so we saw an atmosphere of joy in the centers we visited.

-         Y-a-t-il quelque chose de plus beau sur terre qu’un papa ou une maman jouant avec leurs enfants ? Quand l’amour et le climat de confiance sont présents, le sourire vient de pair naturellement. D’où la souffrance énorme quand parents et enfants sont séparés. Durant notre voyage, nous avons rencontré beaucoup d’enfants orphelins, la plupart handicapés. Dans un pays où le système social est insuffisant, cela peut devenir trop difficile pour des parents que d’élever un enfant, surtout s’il est handicapé. Comment des parents peuvent-ils s’occuper de leurs enfants quand ils doivent travailler toute la journée ? Encore une fois, quelle surprise était la nôtre que de voir des orphelins qui sourient, qui sont heureux ! Comment cela est-il possible? La raison est la suivante; ils ont trouvé des adultes qui les aiment comme mère et père : ces femmes et ces hommes, ce sont les religieuses (les sœurs)  et les religieux (des frères ou des prêtres). Ceux-ci, ayant décidé de ne pas fonder de famille eux-mêmes, ont un cœur disponible pour aimer ces enfants abandonés. C’est ainsi que nous avons pu expérimenter la joie qui régnait dans les centres que nous avons visités.


 



 






















The trip in the whole country was a long one. We made 5000 km, we visited thousands of children. Spontaneously, some children were smiling when they saw us and we smiled back. But more than a furtive smile, the association “little abandoned angels” tries to give the children substantial help to help them to keep smiling during their whole life. We do our best. We won’t solve all the problems of poverty in Vietnam. Like in every country, in Vietnam, some children are smiling when others are suffering. The love many benefactors of the association give to their own children incites them to help the abandoned children to smile also. There is no bigger reward for the heart of an adult than to see a child smiling. Thanks to all the benefactors, especially to Mr and Mrs Toan and the sisters for this marvelous trip. Remembering it, I have good reasons to smile too!

 

Le voyage dans l’ensemble du Vietnam fut long. Nous avons parcouru 5000 km et visité des milliers d’enfants. Spontanément, beaucoup d’enfants nous souriaient et nous le leur rendions bien. Mais en plus d’un sourire, l’association « les petits anges abandonnés » essaie d’offrir une aide substantielle à ces enfants pour qu’ils puissent sourire leur vie entière. Nous faisons de notre mieux. Nous ne résolvons pas tous les problèmes de la pauvreté au Vietnam. Comme dans tous les pays du monde, il y a des enfants qui sourient pendant que d’autres souffrent. L’amour que les bienfaiteurs de notre association portent à leurs propres enfants les incitent à se préoccuper des enfants abandonnés et à leur donner aussi l’occasion de sourire. Il n’y a pas de plus grande récompense dans le cœur d’un adulte que de voir un enfant sourire. Merci à tous les bienfaiteurs de l’association et spécialement à Mr et Mme Toan et aux sœurs pour ce merveilleux voyage. En y repensant, j’ai bien des raisons de sourire !

 

Cha Hòa (P.Frédéric)

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:19

 

                                                                              

Chers parents, confrères, amis,                                                           Vietnam, le 13 décembre 2007.

 « Anh, chị, em khỏe không ? » Comment allez-vous ? « Tôi khỏe lắm, cảm ơn ! ». Je vais bien, merci ! Bien des choses se sont passés ces derniers mois... Au mois de mars, j’arrivais à Taiwan pour un séjour de six mois, dont le principal objectif était... de me mettre au Vietnamien ! Situation pour le moins originale, elle s’est révélée bien fructueuse. J’ai découvert une communauté d’une dizaine de confrères venus d’Asie, d’Europe, d’Afrique. Vivre avec eux, observer leurs engagements dans la société taiwanaise, me sentir soutenu dans ma préparation pour le Vietnam, découvrir une société où l’on parle le chinois mais qui par bien des aspects est beaucoup plus « moderne », « occidentale » que la Chine où j’avais travaillé un an il y a dix ans déjà, c’était un moyen d’entrer progressivement dans le bain asiatique.

Photo de famille spiritaine Taiwan-Vietnam 

 

Il y a trois mois et demi, mes deux confrères nommés pour le Vietnam me rejoignaient à Taiwan. L’un est Irlandais et à travaillé en Afrique pendant de nombreuses années essentiellement dans la formation des jeunes spiritains africains. L’autre est vietnamien. Né en 1954, il a connu tous les « évènements récents » de l’Histoire du Vietnam, et après avoir servi l’Église vietnamienne de diverses manières, il a émigré dans les années nonante vers les Etats-Unis où il est entré comme spiritain et a été ordonné récemment. Après avoir passé trois semaines ensemble à Taiwan, nous sommes partis nous installer au Vietnam, il y a deux mois de cela.

 Mes deux confrères et moi dans le métro de Taiwan...


           
Et voilà que l’aventure commence pour de bon ! Le Vietnam est un pays fascinant, qui se développe à une vitesse fulgurante tout en gardant intact toute une tradition qui lui est propre. On y voit des femmes au chapeau de paille, des étudiantes qui vont à l’école en robe de soie, des enfants qui se baladent nonchalamment à deux sur le vélo, des sampaniers, des cyclo-pousse... Et puis il y a le bruit omniprésent dans la rue, les odeurs, la chaleur,... A Ho-Chi-Minh ville, la densité de population est inimaginable (plus de huit millions d’habitants) et le trafic est à la hauteur. Je n’ai jamais vu de ville où il y ait autant de mobylettes en mouvement. On a l’impression qu’après les années de guerre, se déplacer en mobylette, c’est leur manière d’exprimer leur liberté ! À cela s’ajoute le fait que plus de 50 % des vietnamiens ont moins de quinze ans ! Les familles sont nombreuses et c’est toujours agréable d’aller rendre visite à ces foyers plein de vie !
           Pour le moment, nous louons quatre chambres chez l’habitant. La famille qui nous accueille est très gentille. Catholique convaincue, la maîtresse de maison se lève tous les jours vers 4h30 du matin pour aller à la messe à 5h. Les messes très matinales ne sont pas rares et les Eglises sont remplies en semaine et le w-e. Les gens témoignent de beaucoup de respect pour les prêtres qui en retour leur sont très dévoués. La liturgie de la messe n’est pas très différente de chez nous, si ce n’est que le chant fait vraiment partie de la culture vietnamienne. Le prêtre chante une bonne partie de la messe et l’assemblée lui répond avec plaisir. Nous concélébrons la messe en vietnamien plusieurs fois par semaine, en chantant la partie de la messe qui nous incombe! Les autres jours, nous célébrons la messe à la maison en anglais.  

            Durant cette année et probablement l’année prochaine également, la priorité du confrère irlandais et de moi-même, c’est l’apprentissage du vietnamien avec un professeur particulier qui nous donne à chacun 6h de cours par semaine. Au niveau pastoral, nous visitons régulièrement un foyer pour enfants gravement handicapés (handicaps physiques et mentaux) et nous sommes régulièrement invités à diverses célébrations (mariages, messes pour un défunt, fête patronale de la paroisse...). D’autre part, nous donnons des cours d’anglais pour des jeunes en discernement vocationnel. C’est magnifique de vivre dans une société où de nombreux jeunes expriment le désir de devenir religieux ou prêtres. Les séminaires sont plein à craquer et on nous demande sans cesse quand nous allons ouvrir une maison de formation pour missionnaires. C’est dans nos projets mais cela prend du temps !

 

 Apprendre le Vietnam, ce n'est jamais que deux à trois ans à plein temps...






           
Comme vous voyez, les nouvelles sont excellentes. C’est vraiment une chance extraordinaire de pouvoir vivre cette mission au Vietnam. Nous ne savons pas exactement de quoi sera fait notre mission dans les prochaines années, mais la présence du Seigneur à nos côtés et votre amitié nous donnent beaucoup d’espérance. Plaise à Dieu que nous puissions vivre et travailler ici de nombreuses années. Dans la messe quotidienne et par les mails,  coups de téléphone ou courriers, je garde le contact avec vous et suis sûr que votre mission où que vous soyez porte aussi ses fruits !

 Un beau cadeau, nous sommes là depuis peu et déjà nous avons des amis                                   
 Qui prennent régulièrement de nos nouvelles...


          

 
Je vous souhaite une belle fête de Noël. Noël, c’est Dieu qui fait le choix d’habiter dans un pays, dans une culture, une famille. Il en découvre les joies et les difficultés et par sa manière d’aimer à chaque instant, il rejoint les familles du monde entier et donne un sens à notre désir d’aimer et d’être aimé. Puissions-nous partager son désir et sa volonté de transformer notre monde en un monde de justice et de paix.  
 

Amitié, Frédéric

 

 

 

           

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 02:59
Pour commencer ce blog, quelques extraits de courriers depuis mon premier contact avec le Vietnam...

Courrier du 19 juillet 2007.

Je suis parti au Vietnam durant trois semaines au mois de juin. Le but de ce voyage était double. D’une part, découvrir le pays et établir des contacts avec l’Eglise locale. D’autre part, évaluer le parrainage d’enfants vietnamiens au nom de l’association « Aide aux enfants du Vietnam », une association montée par les spiritains de Taiwan, qui soutient la scolarisation de plus de 200 enfants vietnamiens. (Au sujet du parrainage, voyez notre site ; www.bythewell.org )

 

Accompagné par un confrère vietnamien nord-américain, j’ai commencé mon séjour au Vietnam en me rendant dans la principale ville du centre du pays, Hûé. Là, nous avons passé la plupart de nos journées à visiter les villages où vivent les enfants parrainés par notre association. Deux lieux ont retenus davantage mon attention, le village des sampaniers et celui des enfants dont les enfants sont aveugles. Les sampaniers sont des familles qui habitent sur des bateaux, les sampans. C’est une population en très grande précarité. Les parents sont pêcheurs ou travaillent comme cyclo-pousse. Ils gagnent un à deux dollars par jour, quand il est possible de travailler. En effet, à la saison des pluies, certains jours, il est impossible d’aller travailler. La mortalité due aux accidents et à la maladie est élevée. Notre visite était organisée par trois jeunes frères du Sacré Coeur qui soutiennent les sampaniers et les enfants pauvres de divers villages. Ils encouragent ces enfants à étudier, leur trouvent des professeurs bénévoles, ont construit des écoles. Les besoins sont immenses mais la bonne volonté et le sérieux des bénévoles permettent d’aller de l’avant. Le centre des aveugles, lui, a été lancé par une soeur de la Visitation. Ce centre a pour président une personne aveugle (stipulé par les statuts du centre) ; les adultes ont l’occasion de travailler en confectionnant des balais ; les enfants sont scolarisés. Tout ce petit monde est très pauvre mais chacun est reconnu dans sa dignité. Durant notre séjour, nous avons pris des photos de chacun des enfants parrainés et mis à jour les données les concernant. Nous avons été accueillis avec beaucoup de sourire ; mon confrère étant vietnamien d’origine, nous n’avons pas eu de problème pour communiquer. Mais j’en ai aussi profité pour mettre en pratique ma connaissance encore très sommaire du vietnamien.

 





Après ce séjour à Hûé, je suis parti à Saigon, (Ho Chi Minh Ville), la ville où ma communauté (nous serons trois confrères) va s’installer en Septembre. Poumon économique du Vietnam, Saigon est une ville en continuel mouvement. La circulation y est dantesque. Pour traverser certaines artères de la ville, il faut être très courageux ! La pollution est à la hauteur du trafic ; la moto est le moyen de transport par excellence. Venant d’une ville aussi charmante que Hué, j’ai eu un peu de mal à me faire à Saigon. C’est pourtant ici que je vais passer mes prochaines années. Mais là encore, nous avons eu de chaleureux contacts avec des prêtres et des familles vietnamiennes. La ville est un univers plus anonyme que la campagne mais le fait d’être étranger suscite la sympathie des vietnamiens, d’autant plus quand on essaye de parler leur langue.

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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

- Pour nous aider de Belgique ou de l Etranger: Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis :
BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.