Missionnaire en Asie de 2007 à 2024, essentiellement au Vietnam, je suis à Rome depuis l'été 2024. Passionné par le Christ et les gens, je suis heureux d'être missionnaire. Missionary in Asia for 17 years until 2024, I now live in Rome. I am happy to serve God and I am in love with people in general.
Au Vietnam, j’ai cotoyé pendant plus de dix ans de nombreux jeunes venus faire du volontariat pour quelques mois. Heureux de leur engagement au quotidien, ils profitaient de leur séjour au Vietnam pour visiter le pays de long en large et les pays avoisinnants. Ils étaient dans l’urgence de s’en mettre plein les yeux en se disant, à juste titre, qu’il fallait en profiter un maximum, ne sachant pas si à l’avenir ils pourraient revenir en Asie du Sud-Est. En Bolivie, j’ai connu personnellement ce même enthousiasme et cette même urgence. J’avais envie de connaitre le pays et un peu de l’Amérique du Sud et j’en ai bien profité. J’étais basé à Buenavista (600m d’altitude), dans l’Est du pays, dans un climat tropical.
Pour mon premier voyage dans le pays, au mois de novembre, j’ai été invité par une famille vivant à Buenavista mais originaire de Sucre, à connaitre les régions montagneuses de la région de Sucre (2750m), Potosi (4000m) et le Salar de Uyuni (3650m). J’ai apprécié Sucre, ville coloniale aux façades blanches et aux églises baroques où fut proclamée en 1825 l’indépendance de la Bolivie. J’ai assisté au théatre à un spectacle de danses locales de groupes venant des quatre coins du pays.
Les ruelles de Sucre et l'Eglise des franciscains
Sur le fronton de l'entrée du cimetière: hodie mihi cras tibi; aujourd'hui, c'est moi. Demain ce sera toi !
A Potosi, j’étais dans la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, là où les Espagnols et certains locaux ont fait fortune grâce aux mines d’argent (toujours en activité). J’ai arpenté les ruelles, appréciant le jour de grève générale où les rues étant bloquées, la ville était devenue le temps d’une journée, piétonne. Bien qu’en altitude, mes jambes n’ont pas flanché puisque j’ai grimpé la montagne qui borde la ville, et croisé des mineurs sur ma route et aussi, clin d’œil du Ciel, une statue de la Vierge de Beauraing !
J’ai fait encore huit heures de bus dans la journée (en partant à 5h du matin et en revenant à minuit) pour aller passer la journée sur le lac de sel de Uyuni, le plus grand du monde puisqu’il fait plus de dix mille km carrés. Autrefois exploité à la sueur du front pour son sel, il est aujourd’hui convoité par les grandes multinationales pour son lithium : 50% des réserves mondiales y seraient enfouies, mais comme pour le pétrole en règle générale, peu de chance que le peuple en bénéficie… En bon touriste, j’y ai fait des photos mémorables…
Le désert de sel d'Uyuni, autrefois lieu de passage des wagons transportant l'argent, aujourd'hui on y rencontre des géants...
Pour mon deuxième voyage fin décembre, je suis parti, cette fois en communauté spiritaine, pour la direction opposée, c’-à-d pour l’Est du pays, la région qu’on appelle la chiquitania. Elle est connue pour ses églises érigées par les Jésuites qui au XVIIème et au XVIIIème siècle, y avaient créé les ‘’réductions jésuites’’, des villages où les chrétiens vivaient en autarcie, au rythme du travail de la terre et des offices liturgiques. La région vaut également le détour pour la beauté de la nature.
Pour mon troisième voyage en Janvier, je suis de nouveau parti vers l’Ouest, vers La Paz avec une halte à Cochabamba. J’ai été reçu par une famillee très accueillante du mouvement du néo-catéchuménat et à La Paz, au grand séminaire où habite l’évêque auxiliaire dont les parents sont de buenavista. Cochabamba (cocha pour les intimes) est connue pour son climat clément, pour son excellent nourriture et pour sa statue du Christ, la plus haute du monde (34m de haut)! Outre l’accueil de Papitoy Johny et Mamita Fanita, j’y ai revu des amis argentins, Juan et Salomé. La ville est agréable, il y a pas mal de musées et le climat est à la hauteur de sa réputation.
Bus de jour à côté du chauffeur, le meilleur pour apprécier le paysage. Le Christ de la concorde, le plus grand du monde.
Mes amis argentins, Juan et Salomé et leur enfant Juli.
A La Paz, très bien accueilli par l’évêque, j’ai pris plaisir à traverser la ville de long en large en téléphérique (le plus grand réseau du monde, sept lignes à l’heure actuelle) et le musée d’ethnographie en particulier m’a beaucoup plu. Pas le temps en revanche de pousser une pointe au lac Titicaca, il faudra revenir un jour !
J’ai donc bien profité de la Bolivie, un pays magnifique, mais vu qu’il fait un million de km carrés (deux fois la superficie de la France), je n’en ai pas encore fait le tour ! Peut-être dans un avenir proche ou lointain?