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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 04:09

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 13:47

As a Spiritan (member of the Congregation of the Holy Spirit), it is my duty and my joy to to make the Holy Spirit known in our Church in which many people know better who Jesus is or who his Father is. The Holy Spirit, indeed, remains for many people Someone mysterious. Yet there is much to be said about his presence in the Church. He is the source of Wisdom; He helps us to make choices, makes us courageous in difficulties, teaches us to say no to what is not God's will, makes us strong to love... I have already given retreats many times on the Holy Spirit. This time it was with my six novices that we had this theme during the retreat I gave them at the Salesians' house in K'Long. The place was beautiful and the climate very pleasant.

The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.
The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.
The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.

After this spiritual break, we celebrated the New Year in a meaningful way by visiting two of the families of the novices in Dalat and Nha Trang as well as other communities and families along the way, along the coast from Nha Trang to Saigon via Vung Tau. Eight days of visiting in the joy and good humour so typical of the Vietnamese. We were still watching the news coming from China but being with the locals rather than the tourists, we were not overly stressed.

 

The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.
The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.
The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.
The feast of Tết celebrated nicely, despite the terrible news from our big neighbour, China.

As I write, on the 14th day of the new year, the situation still seems to be objectively under control but people are already much more stressed than before, especially in Saigon (45km away from us), where restaurants, department stores, the airport and other usually busy places are deserted. The city is running at, say, 40% of its usual pace. The schools and universities that were supposed to resume after the Tet holidays a week ago are still closed for at least one week. But more than worrying about our own fate, we are thinking above all of the Chinese populations terribly affected by the situation, in terms of health care, psychological stress and economical disaster. Let us hope that concrete solutions will be found quickly, even if for the moment there seems to be little hope of a rapid stabilisation of the situation.

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 13:32

En tant que Spiritain (de la Congrégation du Saint Esprit), je trouve que c’est un devoir et une joie de pouvoir faire connaitre le Saint Esprit dans notre Eglise où beaucoup de gens connaissent mieux qui est Jésus ou qui est son Père. Le Saint Esprit, reste pour beaucoup Quelqu’un de mystérieux. Il y a pourtant beaucoup de choses à dire sur sa présence dans l’Eglise. Il est la source de la Sagesse ; Il nous aide à faire des choix, nous rend fort dans les difficultés, nous apprend à dire non à ce qui n’est pas la volonté de Dieu, il nous rend fort pour aimer,… J’ai déjà donné des retraite à maintes reprises sur l’Esprit Saint. Cette fois-ci, c’est avec mes six novices que nous avons eu ce thème au cours de la retraite que je leur ai donnée chez les Salésiens de K’Long. L’endroit était magnifique et le climat hyper agréable.

 

 

Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.

Après cette halte spirituelle, nous avons fêté comme il se doit le Nouvel An en visitant deux des familles des novices à Dalat et à Nha Trang ainsi que d’autres communautés et familles sur le chemin, en longeant la cote de Nha Trang à Saigon en passant par Vung Tau. Huit jours de visite dans la joie et la bonne humeur si typique des Vietnamiens. Nous surveillions malgré tout les nouvelles en provenance de Chine mais étant avec les locaux plutôt qu’avec les touristes, nous n’étions pas stressés outre mesure. A l’heure où j’écris, au 14ème jour du nouvel an, la situation semble toujours objectivement sous contrôle mais les gens sont déjà bien plus stressés qu’avant, surtout à Saigon (à 45km de chez nous), où les restaurants, les grands magasins, l’aéroport et autres lieux habituellement très fréquentés sont déserts. La ville tourne à disons 40% de son régime habituel. Les écoles et universités qui devaient reprendre après les vacances du Têt il y a une semaine sont encore fermées pour une a priori une semaine encore sans certitude. Mais plus que de nous inquiéter de notre propre sort, nous pensons surtout aux populations chinoises terriblement affectées par la situation, tant au niveau médical que psychologique et économique. Espérons que des solutions concrètes vont voir le jour rapidement, même si pour le moment l’espoir d’une stabilisation rapide de la situation semble bien mince.

Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.
Un Tết vécu localement dans la bonne humeur malgré les terribles nouvelles de notre grande voisine, la Chine.

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 03:59

L’avantage, quand on habite au Vietnam, c’est que l’on n’est jamais en retard pour son courrier de Nouvel An, vu que selon le calendrier lunaire en usage en Asie Du Sud-Est, nous fêterons le Nouvel An le 25 janvier…

Au mois de Juillet 2019, après une année passée à l’autre bout du monde, en Belgique et en Bolivie, j’ai repris mon travail de formateur au noviciat du Vietnam. J’avais commencé avec sept novices mais au bout de trois semaines, un de mes novices s’est rendu compte qu’il n’était pas dans sa voie et à demander à nous quitter. Les six novices restants sont motivés et ont une maturité qui fait plaisir à voir. J’essaie toujours de maintenir l’équilibre du noviciat entre vie de  prière, cours sur l’histoire et la spiritualité de notre congrégation, détente, travail au jardin et travail auprès plus pauvres. Les nombreuses visites et activités à l’extérieur, souvent à l’improviste, ne favorisent pas toujours un rythme tourné vers l’intérieur, vers le spirituel. Il y a toujours un équilibre à trouver entre la vie intérieure et les engagements extérieurs, je pense que c’est le cas de tout un chacun, que l’on soit missionnaire ou pas.

accueil de groupes, travail au jardin, cours, les activités ne font pas défaut au noviciat.
accueil de groupes, travail au jardin, cours, les activités ne font pas défaut au noviciat.
accueil de groupes, travail au jardin, cours, les activités ne font pas défaut au noviciat.

accueil de groupes, travail au jardin, cours, les activités ne font pas défaut au noviciat.

Au quotidien, le rythme très régulier du noviciat (cinq temps de prière par jour, les cours, les activités fixes de la semaine) ainsi que le lever matinal (4h15 ou 5h15 selon que la messe soit dite à la maison ou chez les sœurs) exigent du formateur que je suis d’accepter ces contraintes de la vie d’une communauté de formation. Mais pour chaque groupe de jeunes que j’ai formé, il y a la profonde satisfaction de leur permettre de se préparer à une vie certes exigeante mais pleine de sens, de donner leur vie pour Dieu et pour les gens qu’ils serviront aux quatre coins du monde. Cette satisfaction a pris un gout plus savoureux cette année puisque nous venons de célébrer l’ordination diaconale de notre premier groupe de jeunes en formation entré chez nous il y a douze ans. J’avais d’ailleurs été leur formateur en philosophie de 2010 à 2012. Dans huit mois environ, ils seront prêtres et ils ont déjà reçu leur pays de mission. Ils partiront aux quatre coins du monde, qui en Afrique, qui en Europe, qui en Amérique et qui en Asie. Leur joie est naturellement teintée d’un peu de stress ; ils se demandent s’ils seront à la hauteur et s’ils trouveront leur bonheur dans la vie missionnaire. Nous leurs faisons confiance, ils s’adapteront comme nous avant eux. Leur ordination diaconale a été vécue aussi comme un moment très enthousiasmant pour les 42 autres jeunes en formation qui espèrent arriver à cette étape mémorable de leur formation à la vie missionnaire.

L'ordination de nos six premiers diacres, une joie et une fierté dignement célébrée.
L'ordination de nos six premiers diacres, une joie et une fierté dignement célébrée.L'ordination de nos six premiers diacres, une joie et une fierté dignement célébrée.
L'ordination de nos six premiers diacres, une joie et une fierté dignement célébrée.

L'ordination de nos six premiers diacres, une joie et une fierté dignement célébrée.

Avant mon retour au Vietnam, début juin 2019, vu la santé très déclinante de ma maman, je lui avait dit au-revoir sans savoir si je la reverrais. A la mi-novembre, j’ai du revenir auprès d’elle en urgence. Nous pensions que maman était proche de la fin mais elle a retrouvé des forces assez rapidement. Elle reste nnéanmoins hospitalisée en soins palliatifs. J’en ai profité pour passer trois semaines en Belgique auprès des miens. La vie missionnaire implique notamment le sacrifice d’être loin de la famille et des parents lorsqu’ils vieillissent. C’est une préoccupation de bien des gens de ma génération. Ma maman nous impressionne par sa sérénité et sa bonne humeur. Cela facilite grandement la difficulté de l’éloignement.

La bonne humeur, signe d'une vocation épanouie...
La bonne humeur, signe d'une vocation épanouie...

La bonne humeur, signe d'une vocation épanouie...

Pour ce qui est de l’avenir de ma mission, en principe j’aimerais terminer mon engagement comme formateur à l’été 2021 mais trouver un remplaçant qui ait de l’expérience dans la vie missionnaire, la maturité requise et la disponibilité pour travailler dans la formation n’est pas chose aisée. L’important pour moi est de rester flexible et d’être prêt à continuer de servir au Vietnam le temps que le groupe vietnamien trouve sa stabilité. Les choses avancent mais il faut être patient. Je vous souhaite à tous une belle année 2020, que le Seigneur vous comble de sa tendresse et vous donne d’être unis dans vos familles et communautés. Je prie pour vous. Amitié, père Fred (Cha Hòa)

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 03:33

The advantage, when you live in Vietnam, is that you are never late to send your greetings for your New Year, since according to the lunar calendar used in Southeast Asia, New Year's Day will fall on January 25...

In July 2019, after a year spent on the other side of the world, in Belgium and Bolivia, I resumed my work as formator at the novitiate in Vietnam. I had started with seven novices but after three weeks, one of my novices realized that he did not feel called to religious life and asked to leave us. The remaining six novices are motivated and have a good maturity that facilitates the discernment process. In the novitiate, I always try to maintain the balance between prayer life, courses on the history and spirituality of our congregation, relaxation, work in the garden and work with the poor. The many visits and activities outside, often unscheduled, do not always favour a spirit of recollection and meditation. There is always a balance to be found between the interior life and the external commitments, I think that this is the case for everyone, whether one is a missionary or not.

Life in the novitiate: seminars for our aspirants and postulants, gardening,...
Life in the novitiate: seminars for our aspirants and postulants, gardening,...
Life in the novitiate: seminars for our aspirants and postulants, gardening,...

Life in the novitiate: seminars for our aspirants and postulants, gardening,...

The life in the novitiate is regular. We pray five times a day, we have classes and other regular activities during the week. We wake up very early (4:15 or 5:15 depending on whether Mass is said at home or at the sisters' house). This regularity, as formator, I have to accept it and even foster it for the sake of the brothers I am in charge of. The main reward of my work is the fact that I prepare young men for a demanding but meaningful life, orientated to God and to the people they will serve wherever they will be sent. This satisfaction became obvious this year since on the 3d of January, we celebrated the ordination to the diaconate of our first group of brothers who joined our congregation twelve years ago. I had been their formator in philosophy from 2010 to 2012. In about eight months, they will be priests and they have already received their mission country assignment. They will be sent to four continents: Africa, Europe, America and Asia. Their joy is naturally tinged with a little stress; they wonder if they will be up to the task and if they will find their happiness in missionary life. My conviction is that they will adapt to their new country of mission as we did before them. Their ordination to the diaconate was also experienced as a very exciting moment for the other 42 young people in formation who hope to reach this memorable stage of their formation to missionary life.

6 new ordained deacons, so proud of them !6 new ordained deacons, so proud of them !
6 new ordained deacons, so proud of them !
6 new ordained deacons, so proud of them !6 new ordained deacons, so proud of them !

6 new ordained deacons, so proud of them !

Before my return to Vietnam at the beginning of June 2019, given my mother's declining health, I said goodbye to her without knowing if I would see her again. In mid-November, I had to return to Belgium urgently. We thought my mother was close to the end but she regained strength quite quickly. Still at the hospital, my mother impresses us with her serenity and good mood. After spending three weeks in Belgium with my family, I had to return to Vietnam. Missionary life includes the sacrifice of being away from family and parents as they grow older. This is a concern for many people of my generation.

Vietnamese brothers in Kenya, Kenyan brother in Vietnam, such a wonderful exchange!!!
Vietnamese brothers in Kenya, Kenyan brother in Vietnam, such a wonderful exchange!!!
Vietnamese brothers in Kenya, Kenyan brother in Vietnam, such a wonderful exchange!!!

Vietnamese brothers in Kenya, Kenyan brother in Vietnam, such a wonderful exchange!!!

As for the future of my mission, I plan to finish my commitment as formator in Summer 2021 but finding somebody that could replace me as formator is not easy. A formator needs to be experienced in missionary life, to be mature and available to work in formation... The important thing for me is to remain flexible and to be ready to continue serving in Vietnam until the Vietnamese group finds its stability. Things are moving forward but I have to be patient. I wish you all a nice year 2020. May the Lord fill you with His tenderness and give harmony in your families and communities. I pray for you.

United, Father Fred (Cha Hòa)

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 11:05

Six ans après avoir posé pour la première fois le pied en Afrique pour la première fois, à Bagamoyo, en Tanzanie (Afrique de l’Est ; pays anglophone) pour une rencontre internationale des formateurs de notre congrégation, je suis revenu pour la deuxième fois sur ce continent, berceau de notre mission d’évangélisation et qui continue à concentrer la plupart de nos forces missionnaires jusqu’à aujourd’hui et de plus en plus même ! Cette fois ; j’ai été accueilli sur la côte Ouest de l’Afrique au Sénégal, un pays francophone ! C’était de nouveau une réunion de formateurs, avec un objectif particulier, celui de réfléchir sur la formation du millier de jeunes spiritains de notre congrégation et donner des orientations pour le prochain chapitre général de la congrégation qui a lieu tous les huit ans et qui en 2020, se déroulera en Pologne. Nous étions trente formateurs réunis, délégués de nos maisons des provinces où nous travaillons et venant de tous les continents. Comme toujours, les travaux et conférences se donnaient dans les trois langues de la congrégation (l’anglais, le français et le portugais) avec une équipe de traducteurs à notre service. J’ai de la chance d’être à l’aise dans les trois langues, je n’avais pas besoin de traducteurs. La plupart des confrères parlaient d’ailleurs deux langues au minimum, voire trois. Aux repas, on entendait aussi parler le swahili, une langue internationale en Afrique.

retrouvailles de Saturnino après 15 ans...
retrouvailles de Saturnino après 15 ans... retrouvailles de Saturnino après 15 ans...

retrouvailles de Saturnino après 15 ans...

Rencontrer des confrères qui travaillent dans la formation est toujours un plaisir. Ce sont naturellement des gens qui ont de l’expérience dans la mission, qui en principe ont une bonne maturité et surtout un bon esprit de sacrifice. Je me suis rendu compte de fait que dans bien des provinces, on manque de formateurs, peu de gens se pressant au portillon pour ce travail. Et moi qui pensais que c’était surtout un problème pour le Vietnam ou l’Inde où nous ne sommes si peu de confrères à travailler que chacun est sollicité dans ce sens !

Pour ce qui est des enjeux de la formation, on retrouve des difficultés semblables et d’autres qui diffèrent d’une province à l’autre. En pas mal de communautés, le ratio entre formateurs et étudiants est mal équilibré. Un seul formateur voire deux doivent souvent accompagner plus de dix étudiants. Les finances sont un défi lorsqu’il faut nourrir toutes ces bouches qui ont bon appétit et qui doivent étudier dans de bonnes conditions. La longueur de la formation (dix à douze ans) est perçu comme un fardeau lourd tant pour les formateurs qui doivent assurer leur service dans la durée que pour les étudiants qui ont hâte de passer à l’étape suivante. Paradoxalement, il y a toujours le désir bien ancré chez beaucoup de confrères de faire encore des études plus poussées à la fin de leur formation initiale. Une tête bien faite, c’est essentiel, mais on apprend aussi tant de choses une fois qu’on passe à la pratique, sur le terrain ! Le stage missionnaire qui dure deux ans, est aussi souvent pointé du doigt comme déficitaire en terme d’accompagnement du jeune et de prises d’initatives qui le valorisent. La tentation est de le ramener à un an mais n’est-ce pas son contenu qui est à revoir ? La chose n’est pas simple. Nous-mêmes avons eu des jeunes vietnamiens enchantés de leur stage et d’autres qui se sont tournés les pouces en priant que la fin du stage arrive au plus tôt…

Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)
Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)
Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)

Nous avons pu écouter des interventions de divers confrères dont certaines m’ont parues plus pertinentes que d’autres. J’ai apprécié la question de la place des médias dans la vie des jeunes, ce formidable outil qu’est internet, indispensable à la recherche académique, à l’ouverture d’esprit sur le monde d’aujourd’hui, mais qui peut aussi renfermer le jeune (comme l’ancien !) dans son petit monde culturel d’origine, lui faire perdre un temps considérable qu’il aurait pu consacré à autre chose, voire créer des dépendances malsaines (relations affectives indues, pornographie, violence, état de distraction continuelle). Aux formateurs d’accompagner les jeunes sur la route des nouvelles technologies et comme toujours de pouvoir montrer l’exemple d’une relation équilibrée aux médias…Tout un programme ! Sur la question de l’affectivité, on nous a aussi rappelé les outils psychologiques qui sont à notre disposition (notamment l’évaluation psychologique par un professionnel ou les grilles d’évaluation plus générale) ainsi que le fait que toute relation pastorale se doit d’être franche, sans ambiguité, avec une dose à la fois de naturel mais aussi de réserve en fonction des circonstances. Là aussi, la parole est importante et l’expérience peut nous faire grandir ou nous faire régresser.

Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)
Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)
Le futur de la congrégation est entre nos mains: rencontre internationale des formateurs à Dakar (Sénégal)

Je suis reparti motivé au Vietnam après ces deux semaines de rencontre et d’échange. Je dois dire que plus encore que la rencontre et les amitiés créées ou retrouvées entre confrères, c’est l’enthousiasme des jeunes vietnamiens qui me motive à continuer mon boulot de formateur auprès d’eux. Ils ont un esprit de service, ils veulent une relation sérieuse avec le Seigneur, ils sont avides d’écouter l’expérience des anciens, et ils construisent la mission de demain. Que Dieu me donne à moi et à tous mes confrères de part le monde, le courage, la persévérance et la joie dans notre travail de formateurs !

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 10:47

Six years after setting foot in Africa for the first time, in Bagamoyo, Tanzania (East Africa; English-speaking country) for an international meeting of the formators of our congregation, I have returned for the second time to this continent, the cradle of our evangelization mission, which continues to concentrate most of our missionary forces to this day! This time, I was welcomed on the West Coast of Africa, in Senegal, a French-speaking country! It was again a meeting of formators, with a particular objective, that of reflecting on the formation of the thousand young spiritans of our congregation and giving orientations for the next General Chapter of the congregation which will take place in Poland in2020 - general chapters occur every eight years. We were thirty formators gathered, delegates from our houses of formation in the countries where we work, coming from all continents. As always, the work and conferences were given in the three languages of the congregation (English, French and Portuguese) with a team of translators at our service. I am lucky to be comfortable in the three languages, so I didn't need translation. Most of the confreres speak at least two or even three languages. At meal, we also heard Swahili, an international language in Africa.

30 confreres gathered, many work sessions and informal discussions to build a family spirit.
30 confreres gathered, many work sessions and informal discussions to build a family spirit.
30 confreres gathered, many work sessions and informal discussions to build a family spirit.

30 confreres gathered, many work sessions and informal discussions to build a family spirit.

Meeting confreres who work in formation is always a pleasure. They are experienced people. Generaly, they have a good level of maturity and above all a good spirit of sacrifice. I realized that in many provinces, there is a lack of formators. Few confreres make themselves available for this kind of work. I thought that the shortage of formators was a specific problem in Vietnam or India where we are not many confreres up to the point that everyone here is asked to work in formation!

Visit of Dakar, very dusty city but so nice to discover an environment so different from the Asian or the European one.
Visit of Dakar, very dusty city but so nice to discover an environment so different from the Asian or the European one.
Visit of Dakar, very dusty city but so nice to discover an environment so different from the Asian or the European one.

Visit of Dakar, very dusty city but so nice to discover an environment so different from the Asian or the European one.

With respect to training issues, there are similar and different challenges in each country where we work. In many communities, the ratio between formators and students is not satisfactory. A unique formator or even two must often accompany more than ten students. Finances are a challenge since we have to feed all these young men provide for their studies as well. The length of the formation (ten to twelve years) is perceived as a heavy burden both for the formators who have to stay in the job for many years and for students who are eager to move up to the next step, the active missionary life. Even so, there is still a strong desire among many confreres to do advanced studies at the end of their initial formation. Intellectual formation is essential, but we also learn so much once we get to practice, when we do missionary work! The missionary stage (also called pastoral missionary experience), which lasts two years, is often pointed out as deficient in terms of accompanying the young brother and letting him take initiatives aiming at developping his own talents. The temptation is to reduce the stage to one year, but more than discussing on the length of the stage, it seems that it is its content that needs to be reviewed. This is not a simple matter. We ourselves had young Vietnamese people delighted with their stage and others who felt bored and prayed that the end of the stage would come as soon as possible...

Visit of the Gorea island. Beautiful place, shocking history (slavery trade)
Visit of the Gorea island. Beautiful place, shocking history (slavery trade)
Visit of the Gorea island. Beautiful place, shocking history (slavery trade)

Visit of the Gorea island. Beautiful place, shocking history (slavery trade)

We listened to some talks given by several of our confreres, some of them were more relevant than others. I enjoyed the talk about the use of the media in the lives of young people. Internet is a wonderful tool, essential for academic research. It opens many horizons related to today's world, but it can also enclose the young person (and the old confreres as well!) in his small cultural world of origin. Internet and new technologies are also very much time-consuming. When people are on the net, they sacrifice time that they could have spent on something else, and of course it also can create unhealthy dependencies (unhealthy chats, narcissism, pornography, violence, continuous distraction). It is up to the formators to encourage young people on the road to new technologies with some self-discipline at the same time. Formators should be an example for the younger generations... On the whole question of affectivity, we were also reminded of the psychological tools at our disposal (in particular psychological evaluation given by a professional or some general evaluation grids) as well as the fact that any pastoral relationship must be frank, unambiguous. It combines spontaneity with people but also prudence, depending on what people we meet and under what circumstances. Here too, self-knowledge is important as well as experience that can make us grow or regress.

I went back to Vietnam motivated after these two weeks of meeting and exchange. I must say that more than the meeting or the friendships created between the formators, it is the enthusiasm of the young Vietnamese people that motivates me to continue my work as a formator. Young vietnamese have a good spirit of service. They want a serious relationship with the Lord, they are eager to listen to the experience of the experienced confreres, and they prepare the mission of tomorrow. May God give me and all my confreres throughout the world the courage, perseverance and joy in our work as formators!

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 12:35

Intervention de Frédéric Rossignol pour le chapitre de la province Taiwan-Vietnam-Inde

Taiwan, 17 au 21 Juin 2019,

L’identité est un concept qu’il est difficile de définir, parce qu’elle est changeante, et au niveau personnel et au niveau collectif. Notre congrégation change ; nous aussi, au niveau personnel et communautaire, nous sommes en continuelle évolution. Notre identité est aussi façonnée par le contexte social et ecclésial dans lequel nous vivons. Les contextes dans lesquels nous travaillons sont fort différents. Parler d’identité, c’est forcément partir de l’expérience qui est la nôtre, que ce soit au niveau personnel ou en partant de l’expérience de notre communauté, notre pays de mission, notre province. Ainsi, le confrère qui a toujours ou essentiellement travaillé dans son pays d’origine dira : la mission, elle est partout. Celui qui aura passé trente ans à l’Etranger (une espèce en voie de disparition) dira : la mission ad extra m’a complètement transformé et a fait de moi le missionnaire que je suis aujourd’hui. Il n’y a pas une identité spiritaine, il y a des expériences et des valeurs que nous partageons avec un certain nombre de confrères qui fait que nous nous identifions avec eux et que nous acceptons aussi de nous enrichir de nos différences.

Si je regarde notre identité comme spiritains en Asie (et en bien d’autres pays dans le monde), ce qui me frappe en premier lieu, c’est notre apparente insignifiance. Elle est dûe au fait que nous sommes un nombre extrêmement réduit de confrères dans chaque pays où nous travaillons, et donc au fait que bien souvent les gens ne connaissent pas la Congrégation du Saint-Esprit. Ils nous demandent souvent : vous êtes une nouvelle congrégation ? Vous êtes liés au mouvement charismatique ? Notre insignifiance est aussi liée à notre condition d’étrangers. Celui qui est étranger ne peut jamais prétendre comprendre tous les codes de la culture dans laquelle il vit. On peut souvent être perdu dans les conversations ; pour envoyer des courriers, il n’est pas rare que l’on doive demander de l’aide à quelqu’un. Si beaucoup de gens nous témoignent de la sympathie pour notre présence dans le pays de mission, il y a aussi bien des gens qui se demandent pourquoi on est là. On a parfois l’impression qu’il nous faut justifier notre présence et que l’on nous fait une faveur de nous accueillir. Cette insignifiance et absence de maitrise pour moi est le témoignage le plus essentiel dans notre mission. C’est ce que j’appelle « l’humilité forcée ». C’est lorsque je me trouve dans une situation où je ne suis pas pleinement reconnu et capable de déployer toutes mes potentialités. En acceptant cette kénose, je fais l’expérience d’être uni à tous ceux qui sont migrants, étrangers dans notre monde et Dieu sait s’ils sont nombreux et si leurs conditions de vie au quotidien sont bien plus compliquées que la nôtre. Toute la question est de savoir si j’ai suffisamment d’humilité et d’humour pour accepter joyeusement mon insignifiance…

Au centre, le modérateur du chapitre Philippe Massawe (cssp)

Au centre, le modérateur du chapitre Philippe Massawe (cssp)

Notre identité réside aussi dans le fait d’être dans le monde sans être du monde comme dit Saint Paul. Là encore les situations des confrères diffèrent énormément. Nous avons deux défis pour être dans le monde sans être du monde. Le premier défi, c’est de rejoindre ceux qui ne sont pas chrétiens. Je dois dire qu’au Vietnam, bien que vivant dans une société à 90% non chrétienne, nous sommes de fait très peu en contact avec le milieu non-catholique. Je pense qu’à Taiwan, il y a davantage de contacts avec les non-chrétiens, je pense au travail accompli dans l’aumônerie étudiante ou dans les prisons. Etre en lien avec les chrétiens nous confère une sécurité identitaire. Les gens nous reconnaissent comme prêtre, ils nous respectent comme tels, ils comprennent notre choix de vie. Oui, mais qu’en est-il de notre appel à rejoindre ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Evangile ? Sommes-nous prêts à ne être questionnés pour nos choix de vie ou simplement à ne pas être au centre de l’attention ? Le monde paien, paradoxalement, nous le touchons en permanence lorsque nous entrons dans le monde des communications modernes. Sur le net, on parle de beaucoup de choses mais très peu du Christ. Je pense que ne pas être du monde, c’est refuser de nous disperser dans toutes sortes de choses qui ne nous font pas entrer dans une relation authentique, intime et décentrée de nous-mêmes que ce soit avec Dieu ou avec nos frères. Autrement dit, il ne suffit pas d’aller boire une bière avec les gens loin de l’Eglise pour accomplir notre mission ad extra. Dernièrement, j’ai lu un livre de prêtres de la mission de France qui étaient prêtres et professionnels. Leur fondateur leur disait : ne dites jamais que vous êtres prêtres mais vivez de telle manière que l’on vous pose la question de savoir si vous ne le seriez pas. Notre vie de consacrés nous invite à la fois à vivre la proximité et la distance ; proximité pour nous faire compagnons de route de ceux que Dieu met sur notre chemin. Distance parce que nous devons faire beaucoup de sacrifices pour rester centrer sur le Christ et pour que les gens découvrent à travers nous qu’ils sont aimés de Dieu. Il nous faut accepter d’être différents et souvent incompris dans le monde non chrétien qui nous entoure. Sommes-nous suffisamment sûrs de nous-mêmes, convaincus du sens de notre vie de consacrés et de missionnaires que pour aller à la rencontre de ceux qui sont loins de l’Eglise ?

Père Lãm, nouveau supérieur local du Vietna, et PèreThach

Père Lãm, nouveau supérieur local du Vietna, et PèreThach

Un autre trait de notre identité, c’est notre multiculturalisme, à la fois communautaire et individuel. Au niveau communautaire, on en parle souvent dans nos chapitres généraux et donc je ne vais pas m’étendre sur la question, nous venons de divers horizons et les différences culturelles peuvent parfois être pesantes. Nous pouvons même être tentés parfois par une certaine réduction des exigences de la vie spiritaine lorsque chacun dit : chez moi, on ne fait pas comme cela, je ne vois pas pourquoi je le ferais ici. Il nous faut sans cesse nous convertir pour reconnaitre les qualités, la contribution de ceux qui vivent à nos côtés et qui ont compréhension de la vie spiritaine différente de la nôtre. Il nous faut aussi parfois avoir le courage de partager sur ce qui nous incommode dans la vie communautaire, pointer les contre-témoignages qui se vivent dans nos communautés spiritaines, refuser de dire chacun pour soi et Dieu pour tous. Là aussi patience et charité doivent continuellement être de mise. Ce multiculturalisme, nous en faisons l’expérience dans notre vie personnelle également. En vivant dans un pays et une culture si différente de notre culture d’origine, nous changeons, nous ne sommes plus totalement belges, vietnamiens, congolais ou nigérians. Nous devenons des êtres hybrides, enrichis par une double culture mais nous sentant parfois aussi étrangers tant dans notre culture d’origine que dans notre culture d’adoption. Dans une journée, nous jonglons souvent avec deux ou trois langues. Reste la tentation tellement présente dans le monde moderne de ne jamais entrer pleinement dans le monde de la société qui nous accueille parce que les liens que nous gardons avec notre culture d’origine sont tellement envahissants que nous ne consacrons pas suffisamment de temps à apprécier la culture du pays qui nous accueille. Nous chattons, nous écoutons de la musique, nous regardons des films ou lisons des livres dans notre langue et culture d’origine. Il ne s’agit pas de nier notre multiculturalisme, après tout, nos expériences du passé font partie de notre identité. Les renier serait nous renier nous-mêmes mais il nous faut trouver un équilibre entre culture d’origine et culture d’adoption et là où des déséquilibres apparaissent, tenter de restaurer un équilibre plus sain.

Père Bismark et père Đức

Père Bismark et père Đức

Dans notre règle de vie, nous disons que nous allons vers les plus pauvres. Les pauvretés dans notre monde sont multiples, matérielles, spirituelles, morales. Aller vers les pauvres, c’est expérimenter toutes sortes de sentiments mélangés : de la compassion, de la tendresse quand on a rien d’autre à offrir, de la rage et de l’impuissance devant des situations inadmissibles, de l’espérance et de la joie lorsque nous sommes accueillis sans conditions et lorsque nous voyons des situations compliquées se résorber ou devenir moins lourdes à porter. Personnellement, je vois bien que le temps et l’argent que je consacre aux pauvres et l’impact que cela a sur ma manière de vivre est fort limité. Les pauvres, je les visite de manière un peu anecdotique, j’ai pour excuse d’être en communauté de formation et d’avoir d’autres priorités. C’est une excuse bien superficielle. Partout où l’on vit, les pauvres ne manquent pas mais la pauvreté n’est pas toujours visible pour celui qui ne va pas à la rencontre des pauvres. Je me pose la question aussi au niveau communautaire de savoir si les pauvres ont vraiment une place de choix dans notre mission ? Depuis tant d’années, je ne vois pas de beaucoup d’évolution dans notre manière de travailler à ce niveau ni dans le temps ou l’argent que nous leurs consacrons. Je ne dis pas que nous ne faisons rien, parce que chacun fait des choses, mais je me demande si en tant que communauté nous ne devrions pas revoir notre engagement vis-à-vis des pauvres, voir quel impact nos actions peuvent avoir sur eux et quels projets nouveaux nous pourrions mettre en place.

Notre nouveau supérieur provincial, le père Sean O'Leary, Irlandais, nous régale de ses talents.

Notre nouveau supérieur provincial, le père Sean O'Leary, Irlandais, nous régale de ses talents.

Les défis qui nous attendent ne sont pas donc fondamentalement nouveaux. Il s’agit de continuer à accepter d’être étrangers, rejoindre ceux qui sont différents de nous et rester attachés au Christ.

Questions : après x années passées en terre de mission, dans quelles situations est-ce que je me sens étranger ? Qu’est-ce qui m’aide à accepter paisiblement mon étrangéité ?

Comment à titre personnel et communautaire établissons-nous des ponts avec le monde non-chrétien ? Ces ponts sont-ils nombreux et représentent-ils une partie importante de notre mission ?

Quels ponts construisons-nous entre notre culture et Eglise d’origine et celle de notre pays de mission ?

Quelle place ont les pauvres dans notre mission d’aujourd’hui ? Comment le contact établi avec eux change-t-il notre manière de voir les choses, notre compréhension de l’Eglise et de la société dans laquelle nous travaillons, et notre relation à Dieu ?

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 12:16

 

Talk by Frédéric Rossignol at the provincial chapter of Taiwan-Vietnam-India

17th to the 21st of June 2019 in Taiwan

Identity is a concept that is difficult to define, because it is changing, both at the personal and collective level. Our Congregation is changing; we too, at the personal and community level, are in constant evolution. Our identity is also shaped by the social and ecclesial context in which we live. The contexts in which we presently work are very different. To speak of identity is necessarily to start from our own experience, whether based on a personal level or based on our community experience, our country of mission, our province. For example, the confrere who has always or mainly worked in his country of origin will stress that ‘’mission is everywhere’’. The one who has spent thirty years abroad (an endangered species) will say: ‘’the mission ad extra has completely transformed me and made me the missionary I am today. Mission ad extra is essential to our Spiritan identity’’. Actually, we cannot speak about one unique Spiritan identity; what matters are experiences and values that we share with a certain number of confreres that allow us to identify with them and our readiness to be enriched by experiences that are different from ours.

If I look at our identity as Spiritans in Asia (and in many other countries in the world), what strikes me first is our apparent insignificance. It is due to the fact that we are an extremely small number of confreres in each country where we work, and therefore, very often people do not know the Congregation of the Holy Spirit. They often ask us: Are you a new Congregation? Are you connected to the charismatic movement? Our insignificance is also linked to our status as foreigners. A foreigner can never claim to understand all the codes of the culture in which he lives. We can often get lost in conversations. Even to write a letter properly, it is not rare for us to have to ask for a local’s help. If many locals express their sympathy for our presence in our country of mission, there are also many who wonder why we are here. Sometimes we have the impression that we have to justify our presence and that to be welcomed in the place where we work is a favour people grant to us. This insignificance and lack of control for me is the most essential testimony in our mission. This is what I call "forced humility". It is when I find myself in a situation where I am not fully recognized and able to reach my full potential. By accepting this kenosis, I experience being united with all those who are migrants, foreigners in our world and God knows how many of them are there and how much more complicated their daily living-conditions are than ours. The question is whether I have enough humility and humour to joyfully accept my insignificance....

chapter group picture

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Our identity also lies in “being in the world without being of the world” as Jesus says. Here again, the situations of confreres differ enormously. In order to live out this moto “to be in the world without being of the world”, we have to face two challenges. The first challenge is to reach out to those who are not Christians. I must say that in Vietnam, although living in a 90% non-Christian society, we are indeed not much in touch with the non-Catholic environment. I think that in Taiwan there is more contact with non-Christians, for example through the work done by some confreres involved in student chaplaincy or in prison ministry. Being in contact with Christians gives us a sense of security. People recognize us as priests, they respect us as such, they understand our choice of life. Yes, but what about our call to join those who have never heard of the Gospel? Are we ready to be questioned about our life style or simply not to be the focus of attention – that is, to be on the margin? The pagan world, on the other hand, we are constantly in touch with it when we use the media. On the net, people talk about many things but very little about Christ. I think that not being of the world means refusing to disperse ourselves in all kinds of things that do not allow us to enter into an authentic, intimate and altruistic relationship, whether with God or with our brothers and sisters. In other words, it is not enough to go out for a beer with people far from the Church to accomplish our mission ad extra. Recently, I read a book about priests of the French mission who were priests and were active in another profession at the same time. Their founder told them: “Never say that you are priests, but live in such a way that you are asked if you might not be priests”. Our life as consecrated persons invites us to live both closeness and distance; closeness to make us fellow-travelers with those whom God places on our path; distance because we have to make many sacrifices to stay focused on Christ and help people to discover through us that they are loved by God. We must accept to be different and often misunderstood in the non-Christian world around us. Are we sufficiently confident of ourselves, convinced of the meaning of our life as consecrated persons and missionaries, to go out and meet those who are far from the Church?

Final mass of the chapter

Final mass of the chapter

Another feature of our identity is our multiculturalism, both at the community and personal level. At the community level, we often talk about it in our general chapters and so I will not insist on the issue. We come from different backgrounds, and cultural differences can sometimes be significant. We may even be tempted sometimes by a certain reduction in the demands of Spiritan life when everyone says: in my country, we don't do it like that, I don't see why I would do it here. We must constantly undergo a certain conversion in order to recognize the qualities and contributions of those who live alongside us and who have a different understanding of Spiritan life. We must also have the courage to say what bothers us in community life, to point out the counter-witness that we might be giving in our Spiritan communities, to refuse the temptation of living each one for himself and God for all. Here too, patience and charity must always be required. We experience this multiculturalism in our personal lives as well. By living in a country and a culture so different from our own, we are changing; we are no longer totally Belgian, Vietnamese, Congolese or Nigerian. We become “hybrid beings”, enriched by a double culture but sometimes feeling as strangers both in our own culture and in our adopted culture. In a single day, we often juggle with two or three languages. The temptation is prevalent in the modern world to never fully settle in the society that welcomes us because the links we maintain with our culture of origin are so pervasive that we do not spend enough time appreciating the culture of the country that welcomes us. We chat, listen to music, watch movies or read books in our native language, rooted in our culture of origin. This is not to deny our multiculturalism; after all, our past experiences are part of our identity. To deny them would be to deny ourselves, but we must find a balance between the culture of origin and the culture of adoption and, where imbalances appear, try to restore a healthier balance.

Our new provincial superior, Fr.Sean O'Leary from Ireland, 20 years in Taiwan!

Our new provincial superior, Fr.Sean O'Leary from Ireland, 20 years in Taiwan!

In our rule of life, we say that we go towards the poorest. The poverty in our world is multifaceted:  material, spiritual, moral. Going to the poor is experiencing all kinds of mixed feelings: compassion, tenderness when you have nothing else to offer, rage and helplessness in the face of unacceptable situations, hope and joy when we are welcomed unconditionally by the poor and when we see complicated situations disappear or become less heavy to support. Personally, I can see that the time and money I spend with the poor, and the impact the poor have on my way of life, are very limited. I visit the poor in a somewhat casual way. My excuse is that I am in a formation community and have other priorities. That's a very superficial excuse. Wherever we live, there is no shortage of poor, but poverty is not always visible to those who do not meet the poor. I also ask myself whether the poor really have a special place in the Spiritan mission of our province? In all these years, I have not seen much change in the way we work at this level or in the time or money we spend on them. I'm not saying we don't do anything, because everyone does something, but I'm wondering if, as a community, we shouldn't review our commitment to the poor, see what impact our actions can have on them and what new projects we could put in place.

Many Vietnamese sisters and fathers are at the service of the Taiwanese church.

Many Vietnamese sisters and fathers are at the service of the Taiwanese church.

The challenges ahead of us are therefore not fundamentally new. It is about continuing to accept that we are foreigners, to join those who are different from us and to remain attached to Christ.

Questions: after the years I have spent in a missionary country, in which situations do I feel like a foreigner? What helps me to peacefully accept my foreignness?

How do we, personally and as a community, build bridges with the non-Christian world? Are these bridges numerous and do they represent an important part of our mission?

What bridges are we building between our culture and Church of origin and that of our country of appointment?

What place do the poor have in our mission today? How does contact with them change the way we see things, our understanding of the Church and the society in which we work, and our relationship with God?

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 12:04

‘’Partir seul pendant trois semaines au Pérou à l’aventure, mais enfin mon père, vous n’y pensez pas ?’’ C’est avec une pointe de malice que je repense à cette conversation avec un couple d’amis boliviens à quelques jours de mon départ pour le Pérou. Après sept mois de présence en Bolivie dans la paroisse de Buenavista (à 100km de Santa Cruz) et après avoir aussi fait plusieurs périples touristiques dans ce beau pays, sachant que je quittais bientôt l’Amérique du Sud sans savoir si et quand j’y retournerais, j’ai voulu renouer avec des émotions d’antan. C’est vrai qu’à 45 ans, cela faisait un bail que je n’avais plus voyagé en sac à dos, à l’aventure. Mon dernier voyage date très exactement d’un pélérinage à pied de 250 km à Saint Jacques de Compostelle en 2005…

Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !

Contrairement aux touristes de masse qui font le Sud du Pérou, dont le célèbre Machu Pichu, j’avais décidé (à l’expérience, une excellente idée d’ailleurs) d’explorer surtout le Nord du Pérou. Le programme a été chargé, les chiffres en attestent : 4000 km en avion (trois trajets) ; 2384 km en bus et en voiture (dont 4 bus de nuit), et pas mal de dénivelés, passant à deux reprises du niveau de la mer à plus de 3000m et enfin record absolu, une ascension qui m’a emmené à 5120m d’altitude… Du jamais expérimenté…des heures de marche en ville ou à la montagne… Heureusement qu’il y avait la feuille de coca à mâcher pour contrer le mal d’altitude…

Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !

Les joies de ce voyage ? Innombrables. La première, le fait qu’en trois semaines de voyage, je n’ai dû dormir à l’hotel que deux nuits. Sur mon trajet, j’ai été accueilli successivement par un prêtre diocésain, trois communautés franciscaines et ma cousine Caroline et sa famille. Sacrée économie en hotel et restaurants ! C’est un fait, mais l’essentiel a surtout été ces multiples rencontres. J’ai pu aussi aller à la messe tous les jours et en plusieurs endroits j’ai même été invité à présider les célébrations. Et que de conversations avec les péruviens, l’occasion de pratiquer encore un peu plus mon espagnol !

Missionnaire en Sac à dos au Pérou !
Missionnaire en Sac à dos au Pérou !

Autre plaisir grandiose, la beauté des paysages du Pérou. En car, à pieds, en solo ou en excursion, la nature est absolument superbe et variée. Le côté culturel n’était pas en reste, puisque j’ai découvert de nombreuses civilisations pré-incas qui ne connaissaient pas encore l’écriture mais qui ont produit de formidables architectes, construisant des pyramides, des forteresses au sommêt des montagnes, maitrisant la métallurgie et l’art de faire des bijoux bien avant les occidentaux. La conquête espagnole et son architecture baroque n’était pas en reste dans les nombreuses églises visitées sur le chemin. Au rayon culinaire, j’ai fait aussi des découvertes entre les plats de poissons crus (chevice) (trop épicé la première fois…) et le cochon d’inde (pas fameux, ceci dit…)

Vous dites: un petit air de famille ?
Vous dites: un petit air de famille ?

Vous dites: un petit air de famille ?

Le clou du voyage a été mon séjour chez ma cousine Caroline mariée à un péruvien, Joel, parents de deux enfants adorables, Mateo et Camilo. Camilo est le plus jeune (4 ans) et il a un caractère plutôt indépendant. Mateo, sept ans, aussi à l’aise en Français qu’en Espagnol, était enchanté de connaitre son cousin de Belgique et le plaisir était partagé. Et quelle joie de connaitre un couple uni. Etant tous les trois bavards de nature, nous avons eu plein de chouettes conversations. Ils m’ont fait visité Lima (où j’ai d’ailleurs retrouvé des sœurs vietnamiennes que je connaissais bien de Saigon !) et m’ont emmené passer le début de la semaine Sainte à Ayacucho, dans le Sud du Pérou, une ville qui attire un monde fou lors de la semaine Sainte à cause de ses processions et son folklore. Ce fut un long voyage (le dernier du périple d’ailleurs) où en traversant les cols, nous avons même eu de la neige ! De retour à Lima, je suis reparti pour la Bolivie pour y passer la fin de la semaine Sainte et les dix derniers jours qui me restaient. Je ne sais pas si j’aurai encore l’occasion de faire un aussi long et beau périple dans ma vie mais pourquoi pas. Etre prêtre et missionnaire, c’est savoir rester un long temps avec un peuple qu’on apprend à connaitre, mais c’est parfois aussi oser l’aventure pour un temps plus court fait de découvertes et de rencontres. Le monde est vaste et il est beau et passionnant !

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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

- Pour nous aider de Belgique ou de l Etranger: Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis :
BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.