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7 mai 2024 2 07 /05 /mai /2024 21:40

C’est la providence qui guide les pas de ceux qui mettent leur confiance en Dieu. La Providence, ce n’est évidemment pas quelque chose de magique dans le sens où tous les évènements de la vie s’emboiteraient de manière parfaite et sans couac, pour celui qui cherche à faire la volonté de Dieu. Les échecs et frustrations font partie de la vie. Et pourtant, croire en la Providence, c’est avoir un regard positif sur ce que l’on vit et être plein d’espérance par rapport à ce qui nous attend. Dans un monde où les gens sont facilement tentés par le pessimisme, la nostalgie d’un monde perdu, ou la crainte d’un futur incertain ou sombre, penser que Dieu guide nos pas n’est pas seulement rassurant, c’est aussi une manière de se mobiliser, de s’engager, de s’émerveiller devant l’inconnu.

J’aurai passé 17 ans en Asie, un tiers de ma vie actuelle... Les anciennes générations de missionnaires étaient capables de s’engager à vie dans leur pays de mission. Les temps changent, la mobilité augmente, la flexibilité et l’attrait de la nouveauté sont dans l’ère du temps et ce n’est pas plus mal. Reste que la persévérance dans l’engagement ne peut se faire que lorsqu’on prend le temps d’aller en profondeur dans ses engagements. Je l’avoue, même si mon départ précipité du Vietnam n’était pas souhaitable, partir vers un nouveau pays asiatique, les Philippines, que je ne connaissais pratiquement pas m’a beaucoup plu et ce à bien des égards. Aux Philippines, j’ai découvert un peuple avec beaucoup de joie de vivre, une maitrise de l’anglais qui a énormément facilité les échanges tant pour les choses pratiques de la vie que pour avoir de bonnes et longues conversations. En vivant à Tagaytay, à 500m d’altitude, et à 70 km de Manille, le climat beaucoup plus frais que ce que j’avais enduré les années précédentes, m’a fait beaucoup de bien. Certes, en six mois, mon expérience fut limitée (rien de comparable au Vietnam), mais quel privilège pour un missionnaire de pouvoir toujours côtoyer de près la population locale !

Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...

Les Philippins sont, comme les vietnamiens, des gens sensibles, qui privilégient le relationnel et la solidarité à la planification rationnelle et aux intérêts personnels (positifs ou non), typiques de la société occidentale. Ils sont plus attentistes que les vietnamiens (un peuple extrêmement entreprenant) mais compensent une certaine acceptation de la vie comme elle vient, par le fait de profiter du moment présent, et de le vivre ensemble. En se serrant les coudes, on y arrive toujours…(enfin…souvent !).

En vivant avec les membres des Focolari, j’ai découvert (ou plutôt redécouvert) leur générosité, leur authenticité et leur joie de vivre. Le centre des Focolari de Tagaytay (appelé dans leur jargon ‘Mariapolis’, la ville de Marie) est le lieu d’accueil de milliers de gens, qui viennent chaque année pour un week-end, une semaine, un mois, six mois, une année ou plus. A chaque fois, le mot d’ordre est : « Que nos hôtes se sentent accueillis ! » Accueillir cela veut dire que les aspects pratiques sont rigoureusement soignés (chambre, nourriture, espace vert…), mais aussi que les activités proposées sont à la hauteur des attentes de ceux qui viennent ici. Les Focolari, c’est un mouvement aux racines chrétiennes, où l’on partage ses expériences pour construire un monde meilleur. Plus que des idées, on cherche à montrer comment mettre en pratique la vision d’un monde plus fraternel. Cela passe par des petits gestes : cuisiner, écouter l’autre, s’appeler fréquemment pour savoir comment on va, travailler le relationnel en général, mais aussi par des projets de plus grande envergure : les Focolari gèrent des centres sociaux, organisent des rencontres nationales et internationales avec des gens d’autres religions, offrent des bourses d’études pour des étudiants en difficulté, etc...

Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...

Evidemment, tout n’est pas toujours parfait dans ce « petit » monde (une centaine de personnes, quand même !). Les forces vives du mouvement des Focolari diminuent de par le fait que peu de jeunes choisissent la vie consacrée des Focolari. Parfois aussi, cinquante ans après l’érection de la première maison à Tagaytay, certains ont un peu du mal à changer leur manière de travailler. Tous  aimeraient avoir de plus nouvelles têtes qui prendraient les responsabilités et laisseraient à certains déjà présents depuis longtemps la possibilité de changer d’engagement, mais ce n’est pas toujours possible. Certains membres peuvent parfois vivre des difficultés personnelles qui inexorablement, rejaillissent sur la dynamique du groupe. Au milieu de ces hauts et de ces bas, revient toujours la même question : « Nous laissons-nous abattre par les difficultés ou les voyons-nous comme des occasions d’aimer davantage ? » Quand l’autre me déçoit, quand le programme ne correspond pas à mes attentes, quand le planning des activités n’est pas clair ou change subitement, toutes ces difficultés sont l’occasion de prendre sur soi, d’oublier ses intérêts propres et d’accueillir le moment présent et l’autre comme il est, avec une sympathie non feinte, avec générosité et avec joie.

Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...

Je dois dire que plus le temps passait à Tagaytay, plus j’entrais dans cette dynamique de la simplicité, de la flexibilité et de la bonne humeur. Je n’étais pas pressé de partir, mais je savais aussi que ma présence à Tagaytay, loin de ma congrégation (malgré mes visites régulières à la communauté de Manille), ne pouvait qu’être temporaire. Plusieurs options pour la suite de ma vie missionnaire ont été successivement discutées avec ma congrégation. J’étais fort indécis sur une question fondamentale : devais-je, à cinquante ans, rester en Asie et m’engager à nouveau dans une mission locale qui aurait impliqué de me mettre à une nouvelle langue asiatique, de vivre de nouveau en pays tropical, de m’adapter à une nouvelle mentalité locale, ou était-ce mieux de revenir en Europe pour retrouver davantage mes racines et contribuer à l’évangélisation d’une société largement sécularisée ? Finalement, une proposition pour le moins inattendue m’a été faite, venir travailler à Rome dans un nouveau projet de la congrégation. J’ai répondu par la positive, étant donné que cette nouvelle mission correspond à un vrai besoin de ma congrégation et qu’elle me permet de renouer avec l’Europe tout en découvrant un nouveau pays, l’Italie, que je ne connais pas encore. J’ai commencé l’étude de l’italien près de Florence depuis un mois. Avec le Français, le Portugais, l’Espagnol et le Latin, je ne pars pas de zéro, loin de là !  Une nouvelle aventure commence donc, elle aura sûrement son charme et aussi ses défis… Et l’Asie me manque déjà,…mais je regarde droit devant !

Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
Neuf mois aux Philippines un belle transition pour un adieu (temporaire?) à l'Asie...
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7 mai 2024 2 07 /05 /mai /2024 16:46

 

It is providence that guides the steps of those who put their trust in God. Providence is obviously not something magical in the sense that all life's events would fit together perfectly without a hitch, for those who seek to do God's will. Sure, failures and frustrations are part of life. And yet, believing in Providence means having a positive outlook on life and being full of hope for what lies ahead. In a world where people are easily tempted by pessimism and nostalgia for a lost world, thinking that God guides our steps is not only reassuring, it's also a way of mobilizing ourselves, of committing ourselves, of marveling at the unknown.

I will have spent 17 years in Asia, a third of my current life, a significant time. Previous generations of missionaries used to take lifelong commitment in the country where they were assigned. Time have changed, mobility is increasing, flexibility and the attraction of novelty are part of modern culture, and that is not negative as such. Still perseverance in commitment is essential and time is an ally for those who want to carry on solid project. My hasty and forced departure from Vietnam, although unfortunate, gave me opportunity to know the Philippines, a country I hardly knew since then, and I really enjoyed to stay in this wonderful country for 9 months. In the Philippines, I discovered a joyful people. Many people have a good level of English, that facilitates practical things and helps greatly to hold long conversations with the natives. Living in Tagaytay, at an altitude of 500 m, 70 km from Manila, the climate was much cooler than what I experienced in the previous years. Of course 9 months is a quite limited period of time (nothing compared to my experience in Vietnam), but what a privilege for a missionary to share once again the life of local people!

Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines
Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines

Like the Vietnamese, the Filipinos are sensitive people who favor relationships and solidarity over rational planning and personal interests (positive or not), in contrast to the Western society. They are less enterprising people than the Vietnamese people, though.  They regard life events with a high degree of acceptance, living the present moment, with a strong community belonging. “If we stick together, we always succeed...(well... most of the time!)”.

Living with the members of the Focolari, I discovered (or rather rediscovered) their generosity, their authenticity and their joyfulness. The Focolari center in Tagaytay (known as “Mariapolis”,that stands for “City of Mary”) welcomes thousands of people every year for a weekend, a week, a month, six months, a year or more. Their motto is: "Let our guests feel welcome". Welcoming means that the practical aspects are rigorously taken care of (room, food, green space...), but also that the activities they offer will please the participants. Basically, the Mariapolis is a place where people share their experiences to build a better world. More than ideas, they show how to put into practice the vision of a more fraternal world. This is done through small gestures on a daily life basis: cooking, listening to others, calling each other frequently to see how people are doing, working on relationships in general. They also carry on larger-scale projects: they have social centers, they organize national and international meetings with people from other religions, they offer scholarship for students in difficulty, etc...

Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines
Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines
Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines

Obviously, not everything is perfect in this 'small' world (a hundred people, still!). Many members are ageing and very few young people nowadays commit themselves to the consecrated life of the Focolari. As a consequence, as it is the case in many other institutions of the Church, some people find it hard to change their way of working. Others long for new people able to take on responsibilities and replace those who have been in Tagaytay for a long time, giving them the opportunity to take new commitments somewhere else, but this is not always possible. Some members may experience personal difficulties... In the midst of these ups and downs, the same question always comes up: do we let difficulties put us down, or do we see them as opportunities to love more? When the other person disappoints us, when the program doesn't meet our expectations, when the schedule of activities is unclear or suddenly changes, it becomes a call to forget our own interests, welcome the present moment with joyful acceptance and welcome the other person as they are, with generosity and sympathy.

Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines
Leaving Asia after a nice transition of nine months in the Philippines

The more I spent time in Tagaytay, the more I adopted this spirit of simplicity, flexibility and good humor. I was in no hurry to leave Tagaytay for good, but I knew that my presence here, far from my congregation (despite some visits to the Manila community), could only be temporary. Several options for my future were successively discussed with the superior of my congregation. At the age of 50, I was undecided about one fundamental issue: Was it good for me to remain in Asia and commit to a new mission in the Philippines that would have involved learning a new Asian language, bearing with tropical weather and adapting to a new local mentality, or was it better to return to Europe to rediscover my European roots and contribute to the evangelization of a largely secularized society? After several months of discernment and discussion, I was made an unexpected offer: to work in Rome on a new project for the congregation. I responded positively to the proposal, given that it corresponded to a real need in my congregation and that it would allow me to renew my ties with Europe while discovering a new country, Italy, still unknown to me. I have now started Italian language near Florence one month ago. With French, Portuguese, Spanish and Latin, I'm not starting from scratch - far from it!  Bye bye Asia, I miss you already !

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28 avril 2024 7 28 /04 /avril /2024 21:25

Un de mes défis dans ma vie en tant que célibataire, c’est de savoir comment et avec qui passer mes vacances. Partir tout seul, ça m’arrive, parce que je n’ai pas toujours le choix, mais ce n’est pas mon scénario préféré. L’idéal lorsque je suis à l’étranger, c’est de partir avec des locaux ou d’être accueilli dans des communautés religieuses. Aux Philippines, l’année passée, j’avais eu l’occasion d’aller dans le Sud, à Mindanao, où je fus accueilli une semaine par mes confrères qui y travaillent. Récemment, j’ai pu découvrir le Nord des Philippines : Ilocos del Norte et Baguio. Et voilà qu’au mois de mars, j’ai fait un séjour de dix jours au Centre des Phililippines,  sur les îles de Cébu et Bohol, avec quatre garçons qui ont entre 20 et 30 ans. Après avoir passé comme moi six mois dans le village des Focolari à Tagaytay, ils rentraient dans leurs îles natales. Je leur ai proposé de prendre des vacances ensemble avant qu’ils ne rejoignent leurs familles respectives. Tout juste sortis de leurs études, ils n’ont pas beaucoup de moyens financiers et pour eux, et c’était ainsi l’occasion de découvrir des régions où ils n’étaient jamais allés. Une des choses qui me frappent aux Philippines, c’est le fait que les Philippins sont généralement très à l’étroit du point de vue financier et par conséquent, ne peuvent pas faire de tourisme dans leur propre pays qui est pourtant si beau et si diversifié.

Philippines, des vacances comme je les aime à Cebu et Bohol en belle compagnie !
Philippines, des vacances comme je les aime à Cebu et Bohol en belle compagnie !
Philippines, des vacances comme je les aime à Cebu et Bohol en belle compagnie !

Après avoir atterri à Cébu, nous nous sommes rendus directement à Moalboal, le spot touristique international par excellence, célèbre pour la plongée et le snorkeling. Nos moyens financiers étant limités, nous nous sommes limités au snorkeling. En bord de plage, la faune marine est belle, mais sans être spectaculaire. Pour voir plus, il faudrait louer un bateau, mais le budget ne nous le permettait pas. Mais bon, plage, snorkeling et beau temps, on va pas se plaindre ! La seule chose, c’est que l’endroit est bourré de touristes étrangers et l’exotisme en prend un peu un coup. Reste que nager avec les bancs de sardines et même une fois avec une tortue, ça en vaut la peine. Le deuxième jour, nous sommes partis pour une belle cascade, où nous avons eu l’entrée gratuite au site, grâce à la paroisse avoisinnante. De retour à Cebu, nous avons été accueilli par les membres des Focolari et leur avons partagé notre belle expérience de Tagaytay. A Cebu, j’ai pu aussi visiter un de mes confrères, participer à une messe présidée par lui en Cebuano et me rendre compte des difficultés pour certains confrères de s’insérer dans la mission locale. Apprendre la langue, apprivoiser la culture, ce sont des défis auxquels les missionnaires sont toujours confrontés, mais qu’ils réussissent avec plus ou moins de succès.

Philippines, des vacances comme je les aime à Cebu et Bohol en belle compagnie !
Philippines, des vacances comme je les aime à Cebu et Bohol en belle compagnie !

Après deux jours de repos à Cebu où nous avons pu déguster les bons plats des Focolari (pizza faite maison, miam miam…), nous sommes partis en ferry pour Bohol où un des quatre jeunes nous attendait. Nous avons loué des scooters pour faire le tour de l’île où bien des merveilles nous attendaient : plages et snorkeling, grottes, cascades et paysages de collines et rizières. Trois jours de bonne humeur et de découvertes qui nous ont bien plu. Côtoyer des jeunes adultes avec lesquels je peux communiquer sans problème en anglais est vraiment un plus des Philippines. Passer du temps ensemble, c’est découvrir un peu de leur monde, se mettre à leur rythme, avoir des conversations sérieuses et de bon fous rire. Ils sont à la charnière entre le monde estudiantin qu’ils quittent et le monde professionnel qu’ils vont devoir affronter. Le stress est là, mais en côtoyant les Focolari, ils ont pu compter sur des adultes capables de les écouter et de les encourager, et je suis heureux d’avoir été leur compagnon et « oncle » durant ces quelques jours de vacances. Merci à eux d’avoir organisé ces belles vacances.

Merci à Eduard, Jay Vanne, Merlin, Roberto pour ce beau temps passé ensemble. Vous me manquez !
Merci à Eduard, Jay Vanne, Merlin, Roberto pour ce beau temps passé ensemble. Vous me manquez !

Merci à Eduard, Jay Vanne, Merlin, Roberto pour ce beau temps passé ensemble. Vous me manquez !

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28 avril 2024 7 28 /04 /avril /2024 21:11

One of the challenges in my life as a single person is knowing how and with whom to spend my holidays. I sometimes go off on my own, because I don't always have the choice, but I am not so keen to go alone. Ideally, when I'm abroad, I go with locals or I'm hosted by some religious congregations. In the Philippines last year, I had the opportunity to go to the south, to Mindanao, where I was hosted for a week by my own confreres who work there. Recently, I was able to discover the north of the Philippines: Ilocos del Norte and Baguio, hosted by members of the Focolari. In March I've  spent ten days in the Centre of the Philippines, on the islands of Cebu and Bohol, with four young men aged between 20 and 30. After spending six months with me in the Focolare village of Tagaytay, they were returning to their native islands. I suggested to take holidays together before they returned to their respective families. Having just finished their studies, they don't have much money. Since I was paying for our trip, it was an opportunity for them to discover regions unknown to them. One of the things that strikes me about the Philippines is the fact that Filipinos are generally very tight-fisted financially and, as a result, they can't go sightseeing in their own country, despite its beauty and diversity.

Philippines: Nice holidays in Cebu and Bohol with four young adults
Philippines: Nice holidays in Cebu and Bohol with four young adultsPhilippines: Nice holidays in Cebu and Bohol with four young adults

After landing in Cebu, we headed to Moalboal, an international tourist spot, famous for diving and snorkelling. Our financial means were limited, so we limited ourselves to snorkelling. The marine life along the beach is beautiful, but not spectacular. To see more, we'd have to hire a boat, but our budget didn't allow us to do that. Beach, snorkelling and good weather were very enjoyable, even if the place was packed with foreign tourists that makes the spot a bit artificial. Still, swimming with sardines and even once with a turtle were well worth it. On the second day, we set off for a beautiful waterfall, where we got free entry to the site thanks to the parish nearby. Back in Cebu, we were welcomed by the members of the Focolare and we shared with them our beautiful Tagaytay experience. In Cebu, I was also able to visit one of my confreres, take part in a Mass presided over by him in Cebuano and I realized how difficult it is for some confreres to get involved in the local mission. Learning the language and adatp to the local culture are challenges that missionaries always face, some very well, others less.

My wonderful companions: Eduard, Jay Vanne, Roberto and Merlin. I miss you guys !
My wonderful companions: Eduard, Jay Vanne, Roberto and Merlin. I miss you guys !
My wonderful companions: Eduard, Jay Vanne, Roberto and Merlin. I miss you guys !

My wonderful companions: Eduard, Jay Vanne, Roberto and Merlin. I miss you guys !

After two days' rest in Cebu, where we were able to taste some of the Focolare's delicious dishes (homemade pizza, yum yum...), we took the ferry to Bohol, where one of the young men (the fourth one) was waiting for us. We hired scooters to go around the island, full of nice surprises: beaches and snorkelling, caves, waterfalls and landscapes of hills and rice fields. Three days of fun and discovery that we thoroughly enjoyed. Being with young adults with whom I can communicate in English is a big advantage of the Philippines. Spending time together means discovering a bit of their world, getting into their rhythm, having serious conversations and having a good laugh. These young men are at the crossroads between the student life that is behind them and working experience that awaits them. It can be stressful, but by being with the Focolare for six months, they've been able to meet adults who listened and encouraged them, and I'm also happy to have been their companion and 'uncle' during these few days of holiday. I am grateful to them for the organization of our wonderful holidays.

Philippines: Nice holidays in Cebu and Bohol with four young adults
Philippines: Nice holidays in Cebu and Bohol with four young adults
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21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 17:34

Peut-on dire que l'on devient expert dans l'art d'aimer en venant faire un séjour plus ou moins long au mouvement des Focolari? Je pense que ce serait présomptueux pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il ne faut pas attendre de connaître ce mouvement pour commencer à aimer. Jésus et l'Évangile sont clairs sur l’exigence, le commandement de l’amour. Si nous entrons dans un séminaire pour devenir des personnes consacrées, c'est parce que nous avons déjà fait l'expérience de l'amour et que nous découvrons dans notre cœur une grande générosité qui nous pousse à aimer toutes les personnes sans distinction. Deuxièmement, plus nous restons dans un groupe, plus nous nous rendons compte que dans n'importe quel groupe, décider d'aimer ne signifie pas toujours réussir à aimer. Les douze apôtres, bien qu'ils aient vécu avec celui qui était le plus à même de leur enseigner ce qu’est l’amour véritable, voulaient être considérés comme des personnes importantes. Ils étaient tentés par l'orgueil, alors que Jésus leur avait dit que ce qui compte, c'est d'être le plus humble de tous et le serviteur de tous. Si je devais comparer la manière dont nous aimons dans ma congrégation et la manière dont les personnes s’aiment dans le mouvement des Focolari, je pourrais certainement expliquer pourquoi, par certains aspects de notre vie, nous aimons mieux dans ma congrégation que chez les Focolari et pourquoi, par d'autres aspects, les Focolari aiment davantage. Mais il ne sert à rien de comparer. Ce qui compte, c'est d'apprendre de chaque lieu où nous vivons ce que nous pouvons tirer des personnes que nous rencontrons. Pour les futurs prêtres que vous êtes, c'est essentiel. Appelés à être pasteurs, vous êtes constamment invités par Dieu à connaître les gens, à voir ce qui les fait vivre et à les encourager à persévérer dans leur spiritualité et leurs engagements. Pour vous comporter de la sorte, vous ne pouvez pas rester à distance. Il vous faut proche d’eux, de ce qu'ils vivent. Pour moi, être pasteur, c'est être joyeux et enthousiaste vis-à-vis des gens que nous rencontrons, leur dire que ce qu’ils font est positif et que nous les soutenons.

L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.
L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.
L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.

Cela dit, qu'est-ce que les Focolari m'ont appris depuis mon enfance et surtout cette année à Tagaytay ? Durant ces quelques mois, j’ai pu approfondir un point clé de la spiritualité des Focolari, à savoir l'identification de la relation qui existe entre l'expérience de Jésus abandonné sur la croix (lorsqu'il exprime à Dieu le Père son sentiment total de solitude) et l'amour qu'à ce moment précis, il offre à tous les hommes. Pour Jésus comme pour nous, aimer dans les moments de souffrance et de solitude n'est pas moins fructueux qu'aimer quand on sent que les gens nous aiment en retour et qu'il y a un amour réciproque. Il est mystérieux et très difficile d'accepter ce mystérieux "amour souffrant". Cependant, c'est une chose étonnante à méditer avec soin dans nos vies. En fait, chaque fois que nous faisons l'expérience de l'échec de l'amour mutuel, nous pouvons encore aimer les autres et même les aimer davantage, avec la grâce de Dieu. Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris (ou mis en pratique !) ce que je suis en train de vous dire, mais à vrai dire, bien souvent, quand je suis dans un moment de détresse, je dis à Dieu : "Aide-moi à aimer mes ennemis" et le fait de me sentir uni à Jésus sur la croix à ce moment précis où je suis méprisé par les autres, m'aide à accepter les choses avec humilité et avec amour. Une autre chose que j'ai apprise cette année et qui m'a profondément touchée, c’est la définition de la chasteté donnée par Chiara Lubich, la fondatrice du mouvement des Focolari. La chasteté est liée à un autre point clé de la spiritualité des Focolari, l'appel à vivre le moment présent, sans se laisser distraire ni par le passé ni par l'avenir. Selon Chiara Lubich, être chaste, c'est être pleinement présent à la personne que l'on a en face de soi à l’instant T, et après avoir pris congé de cette personne, parce que l’on poursuit ses activités quotidiennes, avoir exactement la même attitude avec la personne suivante, en mettant de côté la personne précédente, afin d'être pleinement présent à cette dernière. En faisant cela, nous vivons pleinement notre appel surnaturel à vivre uniquement pour Jésus et nous vivons également de belles relations avec les gens qui touchés par la qualité de notre relation avec eux.

le père Jay, l'équipe paroissiale et l'Eglise de Moonwalk où j'ai célébré à de nombreuses reprises.
le père Jay, l'équipe paroissiale et l'Eglise de Moonwalk où j'ai célébré à de nombreuses reprises.

le père Jay, l'équipe paroissiale et l'Eglise de Moonwalk où j'ai célébré à de nombreuses reprises.

Le troisième élément des Focolari qui me soutient aussi dans ma vie est l'art de partager les expériences sur la façon d'aimer. Ce n'est pas que je réussisse à aimer à chaque instant de ma vie, mais je suis prêt à partager ce que je vis à d'autres personnes, afin qu'elles puissent ou se sentir encouragées lorsque j'ai réussi à aimer avec générosité mes frères et sœurs, ou porter ma croix et prier pour moi lorsque je n'ai pas réussi à aimer mes frères et sœurs. Ai-je pratiqué ces trois éléments de la spiritualité ici ? Oui, je l'ai fait : je me suis senti parfois abandonné, j'ai essayé de vivre pour la personne en face de moi, j'ai partagé mon expérience à de nombreuses reprises et j'ai écouté les expériences d'autres personnes. Ai-je réussi ? Pas toujours... mais je veux continuer à développer cet art d'aimer, merci pour votre attention.

L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.
L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.
L'art d'aimer, partage de mon expérience avec des séminaristes philippins.
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21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 17:24

Can we say that we become experts in the art of loving while coming to the Focolari movement? I think it would presumptuous for several reasons. First because you don’t wait until you get to know the movement to start to love. Jesus and the Gospel are clear about the importance of loving. If we enter in a seminary to become consecrated persons, it is because we have already experienced love and we discover in our heart a high generosity that impels us to love all people without distinction. Secondly, the more we stay in a group, the more we realize that in any group to decide to love does not mean that we are always successful. The 12 apostles although they had the best loving teacher, still they wanted to be considered as important people. They felt in the temptation of pride, even if Jesus had told them that what matters is to be the least of all and the servant of all. If I had to compare the way we love in my congregation and the way we love in the Focolari movement, I could certainly explain why in some aspects of our lives, we love better in my congregation than in the Focolari and why in other aspects, the Focolari are better at loving. However to compare is useless. What matters is to learn from each place where we live, what we can benefit from the people we encounter. For future priests as you are, it is essential. Being called to be pastors, you are constantly invited by God to know people, to see what sustains them and to encourage them to persevere in their spirituality and commitments. To behave in such a way, you cannot stay at a distance. You need to make yourselves one with what they are experiencing. For me, to be a pastor starts with being genuinely cheerful with the people we encounter, telling them that they are doing well and that we support them.

The art of love, sharing of my experience with some filipino seminarians.
The art of love, sharing of my experience with some filipino seminarians.

Saying that, what did I learn from the Focolari since my childhood and especially during this year in Tagaytay? I look deeper at one key point of the spirituality of the Focolari, that is to identify the relationship that exists between the experience of Jesus abandoned on the cross (when he expresses to God the Father his complete feeling of solitude) and the love that at this precise moment, he shares to people. In other words, to love in moments of suffering and loneliness is not less fruitful than to love when you feel that people love you back and there is a mutual love. It is mysterious and very difficult to accept this mysterious “suffering love”. However it is an amazing thing to treasure in our lives. In fact, every time we experience the failure in mutual love, we can still love others and even love them more, with God’s grace. I am not sure I have yet understood fully what I am saying to you, but actually, many times, when I am in a moment of distress, I say to God: “Help me to love my enemies” and the fact of being united with Jesus on the cross at this moment when I am despised by others, have helped me a lot to accept things with humility in my life. Another thing that I learned this year and that profoundly touched my heart is the definition of chastity given by Chiara Lubich, the founder of the movement of the Focolari. Chastity is related to another key point of the Focolari spirituality, the call to live the present moment, without being distracted neither by the past nor by the future. She said that to be chaste is to be fully present for the person you have in front of you at the present moment, and after you say goodbye to that person, in order to continue your daily activities, to have exactly the same attitude with the next person you meet, putting aside the previous person, in order to be fully present for the next one. By doing this, we live to the full our supernatural call to live for Jesus only and we also experience beautiful relationship with people than witness our freedom in the art of loving.

The art of love, sharing of my experience with some filipino seminarians.
The art of love, sharing of my experience with some filipino seminarians.
The art of love, sharing of my experience with some filipino seminarians.

The third element of the Focolari that really sustain me in my life is the art of sharing our experiences on how to love. It is not that I succeed in loving in each moment of my life, but I am ready to disclose my experience with other people, so that they can or feel encouraged when I succeeded to love with generosity my brothers and sisters, or to carry my cross and pray for me when I failed to love my brothers and sisters. Did I practice these three elements of the spirituality here? Yes, I did, I felt at times abandoned, I tried to live for the person in front of me, I shared my experience many times and listened to the experiences of other people. Was I successful? Not always…but I want to continue to develop this art of loving, thank you for listening to me.

View of Taal volcano and of some plants in our garden (sala Leo)
View of Taal volcano and of some plants in our garden (sala Leo)

View of Taal volcano and of some plants in our garden (sala Leo)

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20 avril 2024 6 20 /04 /avril /2024 10:12

Cette année, nous sommes quatre prêtres à l'école sacerdotale (scuola Epi) du mouvement des Focolari où je prends un temps sabbatique, après 16 ans de mission au Vietnam. Dans la maison qui jouxte la nôtre (casa Ignis) vivent également onze séminaristes. Nous séjournons ici six mois pour découvrir la spiritualité des Focolari et à la mettre en pratique. L'un des moments forts de ce temps de formation, ce sont les trois semaines que nous passons dans les paroisses au moment de Noël. Moi-même, j'ai été envoyé avec le pré-diacre Robert et le pré-séminariste Nghiem à Ilocos del Norte (Nord des Philippines), dans la paroisse de Badoc. Là, nous avons mis en pratique les douze points de la spiritualité des Focolari. Après une journée de voyage de Taygaytay à Badoc, nous avons fait l'expérience de l'amour de Dieu en voyant l’accueil chaleureux du prêtre de la paroisse. Le père Joel Castillo est un lève-tôt puisqu’il se réveille tous les jours à 4 heures du matin. Pour maintenir ce rythme de vie, il a l’habitude en conséquence de se coucher tôt. Cependant, pour nous accueillir, il est venu lui-même nous chercher à la gare routière à 23 heures et avait préparé des chambres pour nous, dont l'une était repeinte en vue de notre arrivée.

Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.
Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.
Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.
Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.

Dès le premier jour, nous avons compris que pour faire la volonté de Dieu pendant notre séjour à Badoc, il fallait être ouvert et enthousiaste lorsque le père Joël nous proposerait des activités. Nous pressentions qu’il ferait tout son possible pour que nous nous sentions chez nous. Bien vite, nous avons été invités à célébrer la « messe du coq » (missa do gallo), à 4h et 5h du matin, et ce pendant neuf jours, en guise de préparation à la célébration de Noël. Cela signifiait se lever très très tôt (3h30 du matin !), mais nous avons compris que si Jésus est présent dans l'Eucharistie, s'il a offert sa vie pour nous, le petit sacrifice de nous lever tôt n'est rien en comparaison de son sacrifice à Lui. Après la messe, le père Joël a l’habitude d’inviter ses proches collaborateurs à prier ensemble la liturgie des heures. Lire les psaumes et écouter la parole de Dieu n'est pas nouveau pour nous, séminaristes et prêtres, mais le faire avec des laïcs et l'offrir comme une prière pour toute la paroisse avait encore plus de sens. Lors de notre séjour à Ilocos del Norte, bien des célébrations, y compris celle de la messe de Noël, se déroulaient en langue Ilocano. Aucun de nous trois ne connaissait cette langue locale. C'était une façon très concrète de faire l'expérience de Jésus abandonné.

Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.
Philippines, L'art d'aimer dans la paroisse de Badoc, Ilocos del Norte.

A de nombreuses reprises, j'ai été invité à présider des messes en anglais et je savais que certains paroissiens ne comprendraient pas non plus ce que je prêchais. J'en étais sincèrement désolé, mais personne n'avait de ressentiment à cause de cette barrière de la langue et au contraire, je sentais une réelle unité entre nous. Pendant cette période de Noël, nous avons été invités à participer à de nombreuses fêtes. Cela nous a permis de mieux comprendre la culture des gens du pays et d'aimer notre prochain. À un moment donné, j'étais fatigué de sortir encore une fois le soir. Le père Joel m'avait dit que je pouvais me reposer si je le souhaitais, mais je ne voulais pas qu'il sorte seul, sachant qu'il était lui aussi fatigué. Bien que l'invitation ait été faite dans un endroit éloigné, je lui dit alors que je viendrais dîner avec lui : c’était pour moi un moyen de pratiquer l'amour réciproque en allant ensemble à la même fête. En tant que missionnaire, je me suis senti privilégié d'apprendre à connaître l'Église locale. Je me suis rendu compte que, comme partout, il y a des gens très engagés dans la vie de la paroisse et d'autres qui se contentent d'assister à la messe par tradition, sans être pleinement conscients de la présence de Dieu dans la communauté et la liturgie. Mais grâce au père Joël et aux membres de son conseil paroissial, et avec l’aide de l'Esprit Saint j’ai compris que ce qui compte, c'est de ne pas tant attendre beaucoup de choses des gens, mais de les servir de tout notre cœur. Ce faisant, nous suivons l'exemple de Marie, la patronne de la paroisse de Badoc, la Virgen Milagrosa, source de notre joie. Elle a mis toute son espérance en Dieu et était convaincue que l'œuvre de Dieu s'accomplirait, y compris à travers ses petites œuvres. En décidant d'accueillir sa joie dans nos vies et en voyant que les paroissiens de Badoc faisaient de même, nous avons senti que Jésus était au milieu de nous. Je ne sais pas si j'aurai encore l'occasion de visiter Badoc un jour, ne sachant pas où Dieu m'attend l'année prochaine, mais je n'oublierai jamais ce merveilleux temps de Noël, et je suis si reconnaissant de voir que partout dans le monde, la Bonne Nouvelle est annoncée et produit des fruits. Je remercie les Focolari de m'avoir envoyé à la paroisse de "La Virgen Milagrosa, source de notre joie" et ma gratitude va également au père Joël, à son conseil paroissial et à ses paroissiens de nous avoir accueillis.

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20 avril 2024 6 20 /04 /avril /2024 09:52

This year, in the school for priests (Scuola Epi) of the Focolari movement where I spent six months for my sabbatical in the Philippines, we are four priests and in casa Ignis, next to our house, there are 11 seminarians. All of us spend six months to discover the spirituality of the Focolari and to practice it. One of the highlights of this time of formation is the two to three weeks that we spent in parishes at Christmas time. Myself, I was sent together with Pre-deacon Robert and pre-seminarian Nghiem to Ilocos del Norte, to the parish of Badoc. There, we practiced the twelve points of the Focolari spirituality. After a one full day trip from Taygaytay to Badoc, we experienced the love of God through the generous welcome of the parish priest. Father Joel Castillo is an early bird who wakes up at 4am every day, and therefore tries to sleep early also. However, for the sake of welcoming us, he came himself to pick us at the bus station at 11pm and had prepared rooms for us, one of them that was painted for our arrival.

Parish of Badoc and one of the outstations (cappella)
Parish of Badoc and one of the outstations (cappella)
Parish of Badoc and one of the outstations (cappella)
Parish of Badoc and one of the outstations (cappella)

Parish of Badoc and one of the outstations (cappella)

One the first day, we understood that to do the Will of God during our stay in Badoc, would be to be open and enthusiastic when fr.Joel would propose us some activities. Nothing was actually planned for us, but we knew that fr.Joel would do all he could to make us feel at home. Soon we were invited to celebrate the “missa do gallo”, at 4am and 5am, for nine days, as a preparation to Christmas celebration. It meant to wake up so early, but we understood that if Jesus is present in the Eucharist, if He offered his life for us, our small sacrifice of raising up early is nothing in comparison to his sacrifice. After mass, Father Joel invited his close collaborators to pray the liturgy of the hours. Reading the psalms and hearing the Word of God is nothing new for us as seminarians and priest but to do it with laypeople and offer it as a prayer for the whole parish made even more sense. Staying in Ilocos del Norte, many celebrations, including Christmas mass, were conducted in Ilocano language. None of the three of us could understand it. It was a very humble way to experience Jesus abandoned. At times, I was invited to preside masses in English and I knew that some of the parishioners would also not understand what I was preaching. I felt sorry about it, but nobody was resentful because of the lack of verbal communication and I felt real unity among us.

Philippines, The art of loving in the parish of Badoc, Ilocos del Norte.
Philippines, The art of loving in the parish of Badoc, Ilocos del Norte.

During this Christmas season, we were invited to participate to many parties. It was a very concrete way to understand the culture of local people and to love our neighbor. At one stage, I was tired of going out. Fr.Joel told me that I could rest, but I did not want him to go out alone, knowing that he was tired too. Although the invitation was for a remote place, I told him that I would come for diner with him and I felt it was a way to practice mutual love by going together to the same party. As a missionary, I felt privileged to get to know the local Church. I realized that, as it is the case everywhere, there are people who are strongly committed to the life of the parish and other people who just attend mass by tradition, not fully aware of the presence of God in the community and the liturgy. But I learned once thing from fr.Joel and his parish council: what matters is not to expect so many things from people, but to serve them with all our heart. That is the call of the Holy Spirit. By doing so, we follow the example of Mary, the patron saint of Badoc Parish, la Virgen Milagrosa, cause of our Joy. She put all her expectations in God and was convinced that the work of God would be done, including through her small works. By deciding to welcome her Joy in our lives and seeing that the parishioners of Badoc were doing the same, we felt that Jesus was in our midst. I don’t know if I will have another chance to visit Badoc one day, not knowing where God expects me next year, but I will never forget this wonderful Christmas time, and I am so grateful to see that all over the world, the Good News is announced and produces fruits. My gratitude to the Focolari for having sent me to the parish of “La Virgen Milagrosa, cause of our Joy” and to father Joel and his parish council and parishioners for having welcome us.

Fr.Frederic Rossignol, C.S.Sp., from Belgium.

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20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 03:20

Il y a cinquante ans, notre Congrégation faisait un pas prophétique dans son histoire en se tournant vers un pays musulman d'Asie, le Pakistan, pour soutenir les minorités chrétiennes et favoriser le dialogue interreligieux avec les musulmans, un dialogue déjà mis en œuvre dans de nombreux pays d'Afrique. Il y a 25 ans, le Père Pierre Schouver et son conseil décidaient que la Congrégation élargirait nouvellement notre présence spiritaine en Asie. Des communautés ont été ouvertes aux Philippines (1997), à Taiwan (1997), au Vietnam (2007) et en Inde (2010). Certains confrères ont remis en question cette orientation du généralat. Les Spiritains travaillaient déjà dans plus de 50 pays sur quatre continents, et il est toujours difficile de trouver des confrères pour donner de la stabilité à nos communautés actuelles, pourquoi avoir donc élargi nos horizons pour atteindre un continent qui nous était encore largement inconnu ? Il est vrai que déjà à l'époque de Poullart des Places, certains placistes (disciples de Poullart des Places) avaient atteint des régions d'extrême orient comme la Chine, le Vietnam ou le Cambodge, et plus récemment nous avions été en Inde au 19ème siècle pendant quarante ans... mais à part quelques précieux tombeaux de nos ancêtres spiritains, il n'y a pas eu de continuité dans notre présence là-bas. Qu'avait donc en tête le généralat à l'époque de Pierre Schouver ? Nos archivistes pourraient certainement répondre à cette question, mais ce qui importe plus, c'est de savoir où nous en sommes aujourd'hui... Notre présence en Asie a-t-elle un sens pour les Asiatiques eux-mêmes, pour nos confrères engagés sur ce continent et pour notre Congrégation dans son ensemble ?

Si la question du sens de notre présence était liée à celle de statistiques et de chiffres, soyons honnêtes, notre présence en Asie ne serait pas significative ni pour la population asiatique (1/3 de la population mondiale), ni pour son Eglise, ni même pour notre Congrégation. Le nombre de Spiritains qui ont travaillé en Asie jusqu'à présent n'atteint pas cent personnes et nos confrères zélés n'ont pas fait de grandes conversions dans les endroits où ils ont été envoyés. A l'exception de la circonscription Vietnam-Inde où notre groupe croît rapidement (20 profès définitifs et 40 frères en formation après 15 ans de présence), les Spiritains originaires d'autres pays asiatiques sont moins de cinq membres dans les autres pays où nous travaillons. Mais assez de statistiques ! Depuis quand Dieu regarde-t-il les chiffres pour voir si ses envoyés trouvent grâce à ses yeux ? La Bible est pleine de gens qui ont compté sur leurs propres forces pour voir s'ils pouvaient faire face aux défis, et qui, pour cette même raison, ont flanché. Il ne faut pas confondre présence significative avec efficacité.

25 ans de mission spiritaine en Asie du Sud-Est !
25 ans de mission spiritaine en Asie du Sud-Est !

Notre présence en Asie est significative pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, parce que dans une congrégation où les confrères africains constituent aujourd'hui la grande majorité des confrères actifs dans les missions, rejoindre l'Asie est une manière de construire des ponts entre des continents qui restent largement inconnus les uns des autres. Historiquement, les Européens se sont déplacés vers de nombreux continents pendant plusieurs siècles. Les Africains ont également atteint l'Amérique dans des circonstances douloureuses, mais ils se sont progressivement fondus dans les populations locales et ont construit leur propre identité afro-américaine. Les Africains et les Européens sont voisins depuis la création du monde et, bien que l'histoire de la colonisation ait également apporté des souvenirs douloureux à de nombreux peuples autochtones, ils ont appris à se connaître. L'Australie est également un continent de migrations.

Au XXème siècle, les Indiens et les Chinois se sont installés en Afrique et sur les autres continents pour y faire des affaires. Leurs épiceries, supérettes et restaurants sont désormais célèbres dans le monde entier. Cependant, de nombreuses personnes continuent de regarder les Asiatiques avec méfiance. Les gouvernements asiatiques, quant à eux, imposent toujours des restrictions très strictes aux migrants de tous les continents. Si nous devions demander aux populations de nos pays d'origine respectifs sur les quatre continents restants ce qu'elles savent de l'Asie, leurs réponses seraient probablement très limitées. Ils diraient : "Les Asiatiques produisent des produits de haute technologie et des produits bon marché, les Asiatiques sont très nombreux et prennent le leadership de l'économie mondiale,..." En fait, les gens répondraient par des affirmations générales et superficielles, montrant qu'ils ne connaissent pas grand-chose à l'Asie. C'est pourquoi il n'y a pas de meilleur moyen de se connaître que de se rencontrer, de vivre et de travailler ensemble. Et c'est là que les missionnaires jouent un rôle clé dans la compréhension mutuelle. Nos amis asiatiques, paroissiens ou frères en formation, en côtoyant les missionnaires, découvrent que leurs cultures sont très diversifiées et, bien sûr, que leurs caractères et leurs façons de mener à bien le travail missionnaire sont également très liés à lors origines. En tant que missionnaires, nous comprenons également à notre tour qu'il n'existe pas une unique culture asiatique. Comme partout, le climat, la topographie, la religion, l'histoire nationale,... ont façonné les cultures des peuples. Quelles que soient les différences entre les peuples d’Asie, il existe néanmoins des caractéristiques générales qui identifient les Asiatiques et les rendent uniques. Ainsi en est-il de L'harmonie, une valeur très chère à l'Asie. L'harmonie signifie que l'on cherche ensemble un terrain d'entente qui satisferait chaque personne, du moins jusqu'à un certain point. Le manque d'harmonie survient lorsque les gens considèrent que leur propre point de vue est plus important que le consensus du groupe, ce qui conduit inévitablement à des conflits. Même si les conflits existent dans la culture asiatique, ils restent la plupart du temps cachés, précisément pour éviter de "perdre la face" et de mettre en jeu la stabilité de la société.

Les Spiritains sont aux Philippines depuis 25 ans, à égalité avec Taiwan, quelle fidélité !
Les Spiritains sont aux Philippines depuis 25 ans, à égalité avec Taiwan, quelle fidélité !
Les Spiritains sont aux Philippines depuis 25 ans, à égalité avec Taiwan, quelle fidélité !

Les Spiritains sont aux Philippines depuis 25 ans, à égalité avec Taiwan, quelle fidélité !

Une autre valeur importante de la société asiatique (en général) est le respect des nombreuses croyances ou religions. Toutes les grandes religions du monde sont originaires d'Asie et le fait d'être croyant est considéré comme normal et positif. Dans bien des pays d’Asie, les gens acceptent assez facilement la diversité des religions et affichent ostensiblement la leur. En entrant dans leur maison, on peut voir de nombreuses icônes religieuses, ainsi que les photos des membres de la famille qui sont décédés. Comme l'affirme notre dernier chapitre général, le dialogue interreligieux fait partie intégrante de la mission spiritaine dans le monde d'aujourd'hui. (Bagamoyo II, chapitre III). Où en sommes-nous, en tant que Spiritains en Asie, par rapport à cet engagement ? Nous nous sommes engagés dans les deux premières étapes du dialogue interreligieux : le dialogue de la vie et des actions. Nous vivons parmi les gens et nous nous engageons avec eux dans des projets caritatifs. Le dialogue sur l'expérience religieuse et l'échange théologique est plus difficile. Il exige de maîtriser la langue. Par ailleurs, il y a une crainte de nombreux croyants en Asie de tomber dans le syncrétisme lorsqu’on pratique le dialogue interreligieux et que l’on est soi-même en minorité dans des sociétés majoritairement bouddhistes, hindouistes ou adeptes de religions traditionnelles considérées comme superstitieuses.

Comment les Spiritains se sentent-ils dans le monde asiatique ? Bien sûr, chaque Spiritain a sa propre réponse. Comme c'est le cas dans les autres pays où nous travaillons dans le monde entier, certains confrères ne parviennent pas à s'adapter à un environnement entièrement nouveau, d'autres s'efforcent de s'adapter et servent bon gré mal gré pendant quelques années dans le lieu où ils ont été affectés ; une minorité se sent vraiment chez elle et ne ressent pas le besoin de retourner dans sa circonscription d'origine ou dans tout autre lieu.

Qu'en est-il de l'Église diocésaine locale ? Nous connaît-elle ? Certains évêques nous connaissent et collaborent avec nous, mais sur un continent immense où de nombreuses grandes congrégations nous ont précédés, soyons honnêtes, notre présence reste largement inconnue. Rappelons-nous cependant que l'évangélisation ne se fait pas en un jour. Il a fallu des siècles pour évangéliser les autres continents et la déchristianisation de nombre de nos pays d'origine nous rappelle que l'évangélisation est un processus continu, sans cesse à reprendre, à retravailler. L'Asie reste le plus grand continent en termes de populations qui n'ont jamais entendu ou à peine entendu parler de la Bonne Nouvelle, une priorité pour nous en tant que Spiritains (Cfr. SRL 4).

13 ans de présence en Inde, le temps passe vite et les vocations voietn le jour !

13 ans de présence en Inde, le temps passe vite et les vocations voietn le jour !

Notre monde est également marqué par une réalité paradoxale. Les politiques sont de plus en plus réticents à accepter les migrants (et en tant que missionnaires, nous sommes également victimes de leurs politiques), mais le nombre de migrants augmente partout pour de multiples raisons. Les missionnaires étant eux-mêmes des migrants, ils sont plus sensibles à la situation des migrants, qu'ils soient originaires de leur propre pays ou des pays où ils travaillent. Les Indiens, les Philippins, les Vietnamiens, les Chinois arrivent dans de nombreux pays du monde. Pour nous, c'est un devoir, une mission et une joie de les accueillir dans nos pays d'origine et de faciliter leur intégration. Dans les pays asiatiques où nous travaillons, nous prêtons également attention aux migrants internes, qui viennent de la campagne vers les villes à la recherche d'une vie meilleure et d'opportunités d'emploi. (Cfr. Bagamoyo chapitre 2, numéro 17)

Enfin, n'oublions pas que dans notre congrégation, il y a un changement majeur en termes de vocations religieuses. Nous insistons sur la nécessité de vivre en communautés internationales (cf.Bagamoyo II, chapitre 7) et nous le faisons, mais qu'en est-il de l’inter-continentalité de nos communautés? Les vocations occidentales et sud-américaines sont maintenant réduites à moins de 5% du nombre total de vocations dans notre congrégation. En Asie, par contre, il y a encore des pays où des jeunes sont prêts à s'engager dans la vie religieuse et à découvrir la vie missionnaire. Des jeunes spiritains viennent de l'Inde, du Vietnam, des Philippines, d’autres pourraient venir de pays encore inconnus pour nous, comme l'Indonésie, le Timor oriental, la Chine,... L'Esprit Saint nous interroge à travers Bagamoyo II : sommes-nous prêts à abandonner certains anciens engagements et à nous engager dans de nouveaux domaines de la mission? Oserions-nous faire confiance à la Providence et aller là où tout est à construire, sachant que lorsque les missionnaires sont généreux et prennent des initiatives, Dieu leur fournira toujours un abri et une Église locale pour les accueillir? Sommes-nous prêts à renforcer le visage international et intercontinental de nos communautés spiritaines? (Cfr. Bagamoyo II, chapitre 7)

Saint Thomas, Saint François Xavier, une cinquantaine de Spiritains et bien d'autres missionnaires sont venus évangéliser l'Asie dès le début de l'Église. Ils étaient enthousiastes et beaucoup d'entre eux sont morts dans leur pays de mission. Ils nous demandent, comme le fait le pape François : sortirez-vous de votre zone de confort pour atteindre des horizons inconnus et découvrir la joie de la mission en terre asiatique ? L'Asie nous attend... répondons généreusement à l'appel de l'Esprit Saint !

Le Vietnam, une aventure couronnée de succès et elle ne fait que commencer !
Le Vietnam, une aventure couronnée de succès et elle ne fait que commencer !

Le Vietnam, une aventure couronnée de succès et elle ne fait que commencer !

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20 septembre 2023 3 20 /09 /septembre /2023 10:22

Fifty years ago, our Congregation took a prophetic move to a Muslim country in Asia, Pakistan, to support the Christian minorities and to foster the interreligious dialogue with the Muslims, a dialogue that was already implemented in many countries in Africa. Twenty-five years ago, Father Pierre Schouver and his council decided that the Congregation would enlarge our Spiritan presence in Asia. Communities were opened in the Philippines (1997), in Taiwan (1997), in Vietnam (2007) and in India (2010). Some confreres questioned this orientation of the generalate. Spiritans were already working in more than 50 countries on four continents, and it is always difficult to find workers to give stability to our current communities. Why then did we dare to enlarge our horizons and reach a continent still largely unknown to us? It is true that already at the time of Poullart des Places, some of the placists (disciples of Poullart des Places) reached far-east regions such as China, Vietnam or Cambodia, and more recently that we have been in India in the 19th Century for forty years…but apart from some valuable tombs of our Spiritan ancestors, there was no continuity in our presence there. So what was in the mind of the generalate at the time of Pierre Schouver? Certainly our archivists could answer to this question, but what matters more than the first move is to know where we are now… Does our presence in Asia makes sense for the Asians themselves, for our missionaries and for our Congregation as a whole? If to make sense is a question of statistics and numbers, let us be honest, our Asian presence is not significant neither for Asian population (1/3 of the world population), nor for its Church, not even for our Congregation. The amount of Spiritans who have worked in Asia so far does not reach one hundred people and our zealous confreres have not make huge conversions in the place where they were sent. With the exception of Vietnam-India circumscription where our group is growing fast (20 final professed members already and 40 brothers in formation after 15 years of presence), Asian Spiritans are less than five members in the other countries where we work. But enough with statistics! Since when does God look at numbers to see if people find grace in his eyes? The Bible is full of people who looked at their own strength to see if they could face challenges, and for this very reason, collapsed. Meaningful presence should not be confused with efficiency.

 

first pioneers of the Philippines and Taiwan... until present group in Taiwan
first pioneers of the Philippines and Taiwan... until present group in Taiwan

first pioneers of the Philippines and Taiwan... until present group in Taiwan

Our presence in Asia is meaningful for many reasons. First of all, because in a congregation where African confreres are now the large majority of active confreres in the missions, to reach Asia is a way to build bridges between continents that remain largely unknown to each other. Historically, Europeans have been moving to many continents, for several centuries. Africans have been also reaching America in painful circumstances but progressively merged with the local populations and built their own Afro-American identity. Africans and Europeans have been neighbors since the creation of the world and although the history of colonization have also brought painful memories to many native peoples, they have learned to know each other. Australia is also a continent of migrations.

In the 20th century, Indians and Chinese have moved to Africa and the other continents for business purpose. Their groceries, minimarkets and restaurants are now famous all around the world. However, many people still look at Asians with suspicion. Asian governments on the other hand, are still imposing very strong restrictions to the migrants of all continents. If we had to inquire with the populations in our respective countries of origin on the four other continents what people know about Asia, their responses would be likely to be very limited. They would say: “Asian produce high-tech products and cheap ones, Asian are very numerous and are taking the leadership of the world economy,…” Basically, people would reply with general and superficial statements, showing that they don’t know much about Asia. For these reasons, there is no better way to get to know each other than to meet, to live and to work together. And here come the missionaries playing a key role in mutual understanding. Our Asian friends, parishioners or brothers in formation by knowing us, discover that our cultures are very diversified and of course, our characters and way to do missionary work are also very much related to our own backgrounds. As missionaries, we also understand that there is not a single Asian culture. As it is the case everywhere, climate, topography, religion, national History,… have shaped the cultures of people. No matter how different are people, there are always some general features that identify Asians and make them so specials. Harmony is a very cherished value in Asia. Harmony means to look together for a common ground that would satisfy each person, at least to a certain point. The disharmony would come when people consider that their own point of view and sake is more important than the consensus of the group, leading them to face conflicts. Even if conflicts exist in the Asian culture, most of the time, it remains hidden, precisely to avoid “loosing face” and putting at stake the stability of the society.

The Spiritans in the Philippines
The Spiritans in the Philippines

The Spiritans in the Philippines

Another important value of the Asian society (in general) is the respect of the many beliefs of people. All the main religions on earth are originated in Asia and to be religious is considered as normal and positive. In many places, people quite easily accept the diversity of religions. They often ostensibly show their own religion. When entering in their house, one can spot many religious icons, together with the pictures of the beloved members of the family who passed away. As Bagamoyo II states, Interreligious dialogue is an integral part of the Spiritan mission in the world today. (Bagamoyo II, chapter III). Where are we as Spiritans on this commitment? We have engaged in the two first steps of interreligious dialogue, dialogue of life and of actions. We live among the people and sometimes engage with them on charity projects. Dialogue on religious experience and theological exchange is more difficult. It requires to master the language and common religious experience is often considered a threat to the Christians who are a tiny minority in societies predominantly Buddhists, Hinduisms or who follow traditional religions considered as superstitious.

How do the Spiritans feel in such an Asian environment? Of course, each Spiritan would have his own answer. As it is the case on the other countries where we work all around the world, some confreres don’t succeed in adapting to an entirely new environment, others strive to adapt and serve for a some years in the place where they were assigned and a minority feels really at home and don’t feel the need of going back to their circumscriptions of origin or any other place.

What about the local diocesan Church? Do they know us? Some bishops progressively know us and collaborate with us, but on a huge continent where many big congregations have stepped before us, let us be honest, our presence remains largely unknown. Let us remember however that evangelization is not something done in one day. It took centuries to evangelize the other continents and decristianisation of many of our countries of origin remains us that evangelization is an ongoing process. Asia remains the biggest continent in terms of populations who have never heard or barely heard about the Good News, a priority for us as Spiritans (Cfr.SRL 4)

Spiritans in India

Spiritans in India

Our world is also marked by a paradoxical reality. Politics are more and more reluctant to accept migrants (and as missionaries we are also victims of their policies) but the number of migrants is growing everywhere due to multiple reasons. Missionaries being themselves migrants, are more sensitive to the situation of migrants, whether people from their own countries or from the countries where they work. Indians, Filipinos, Vietnamese, Chinese speaking people are coming to so many countries in the world. For us, it is a duty, a mission and a joy to welcome them in our countries of origin and facilitate their integration. In the asian countries where we work, we also pay attention to the internal migrants, coming from the countryside to the cities or from other countries in search of a better life and job opportunity. (Cfr.Bagamoyo chapter 2, number 17)

Finally, let us not forget that in our congregation, there is a major shift in terms of religious vocations. We insist on living in international communities (cfr.Bagamoyo II, chapter 7) and we actually do it, but what about intercontinental communities? Western vocations and South American vocations are now reduced to less than 5% of the total number of vocations in our congregation. In Asia, on the other hand, there are still countries where young people are willing to commit to religious life and to discover missionary life, young people coming from India, Vietnam, Philippines, but also still unknown countries for us, such as Indonesia, East-Timor, China,… The Holy Spirit questions us through Bagamoyo II: are we willing to abandon some old commitments and engage in new areas of mission? Would we dare to trust in the Providence and go where everything is to be built, knowing that when missionaries are generous and initiative-takers, God will always provide a shelter for them and a local Church to welcome them? Are you reinforcing the international and intercontinental face of our Spiritan communities? (Cfr.Bagamoyo II, chapter 7)

Saint Thomas, Saint Francis Xavier, some 50 Spiritans and many other missionaries came to evangelize Asia since the right beginning of the Church. They were enthusiastic and many of them died in their countries of mission. They ask us, as Pope Francis do: “Would you go out of your comfort zone to reach unknown horizons and discover the joy of the mission on asian soil?” Asia expects us…let us generously respond to the call of the Holy Spirit.

Spiritans in Vietnam
Spiritans in Vietnam

Spiritans in Vietnam

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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

- Pour nous aider de Belgique ou de l Etranger: Compte de Frédéric Rossignol chez BNP Paribas Fortis :
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Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.