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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 11:37

Le nouvel an lunaire en Asie du Sud Est, célébré chaque année vers la fin Janvier ou début Février est la plus grande migration humaine planétaire de l’année. Dans un laps de dix jours, des centaines de millions de chinois, vietnamiens, taïwanais, habitants de  Hong-Kong ou Canton, reviennent dans leur région natale passer une dizaine de jours en famille. Pour beaucoup, c’est d’ailleurs l’unique occasion de l’année de rentrer voir leurs parents et sa famille, pour ceux qui travaillent au loin. Les routes sont surchargées de bus hyper bondés (parfois 70 personnes dans un bus de 45 places), les avions et les trains sont pris d’assaut, le prix d’un billet est multiplié par 4, les accidents de la route atteignent des records absolus (près de 100.000 accidents au Vietnam sur dix jours). Bref, ce n est pas le moment de faire de longs trajets ! C’est du moins ce que je me suis dit pendant 8 ans…mais cette fois-ci, j avais besoin de me changer les idées, et puis le nombre de nos séminaristes augmentant année après année, je me suis dit qu’une visite à leurs familles leur ferait plaisir. Aussi, je me suis lancé à l’eau. Je suis parti en avion (vol low cost depuis peu de temps !) pour la partie Nord du Centre du Vietnam, pour la province de Nghe An. En deux heures, j étais à Vinh. Passant subitement de 30 à 15 degrés, je redécouvrais les bienfaits du pull, des chaussettes, et à l’intérieur de mon pantalon, un pantalon de pyjama faisait office de doublure contre le froid !

La nature est de toute beauté mais le traffic, quelle folie, quelle dangerosité !La nature est de toute beauté mais le traffic, quelle folie, quelle dangerosité !

La nature est de toute beauté mais le traffic, quelle folie, quelle dangerosité !

Au Vietnam, les gens vivent portes ouvertes et pieds-nus toute l’année, que l’on soit dans les champs ou à la maison. Il n y a pas de chauffage, et pas de poêle non plus ! Beaucoup de familles n’ont pas l’eau chaude dans la salle de bain ou la cuisine. Dans les rizières, on travaille pieds-nus par dix degrés en hiver et 40 degrés en été. Dans les maisons, le mobilier se résume au strict minimum. Un sofa en bois pour accueillir les invités, un meuble tv poussiéreux, des photos de mariage ou des ancêtres accrochés aux murs décrépis ou nus. 

La préparation des mets du Tet, un rituel social, prémice de la fête qui s'annonce !
La préparation des mets du Tet, un rituel social, prémice de la fête qui s'annonce !
La préparation des mets du Tet, un rituel social, prémice de la fête qui s'annonce !

La préparation des mets du Tet, un rituel social, prémice de la fête qui s'annonce !

Cette rudesse de la vie au quotidien est contrebalancée par la chaleur des habitants de cette région. Les familles sont nombreuses ; elles comptent souvent en moyenne six enfants, parfois huit ou dix, voire douze ! Ici, on vit en fratrie et dehors, au grand air. Dans le village, tout le monde se connait et on se marie d’ailleurs avec les gens de son village ou de celui d’à côté, ainsi on est souvent de la même parenté par lien direct ou par alliance. La vie au quotidien est dure quand on travaille dans les champs. On se marie jeune et vers la quarantaine, on est déjà grand-parent. A soixante ans, on est un ancien d’un âge respectable. 

Une bonne partie des neufs séminaristes qui m'ont accueilli chez eux !

Une bonne partie des neufs séminaristes qui m'ont accueilli chez eux !

Dans ces familles nombreuses, il arrive souvent que plusieurs frères ou soeurs soient des religieux !Dans ces familles nombreuses, il arrive souvent que plusieurs frères ou soeurs soient des religieux !

Dans ces familles nombreuses, il arrive souvent que plusieurs frères ou soeurs soient des religieux !

Un des problèmes majeurs de la région, c’est le manque de travail. Le travail de la terre est harassant et les revenus sont trop maigres. La scolarité bien souvent laisse à désirer. Il n’est pas rare d’arrêter l’école à 16 ans. Beaucoup de jeunes hommes et parfois aussi de jeunes femmes quittent la région pour aller chercher du travail dans le Sud du Vietnam ou à l’Etranger. Dans certains villages, pendant l’année, on ne voit que des femmes et des enfants. Les hommes reviennent à la maison une fois par mois pour les plus proches, d’autres trois à quatre fois par an ou une fois par an seulement. J’ai même découvert, à ma grande surprise, que pas mal d’hommes partent souvent dans la clandestinité pour l’Europe et qu’ils y restent aussi longtemps possible (parfois plusieurs années) avant d’être renvoyés dans leur pays pour cause de migration illégale. Pour tous ceux qui partent, c’est un arrachement à une vie simple et fraternelle vers un avenir souvent précaire et généralement dans la solitude. On comprend mieux en entendant leurs histoires pourquoi leur terre natale leur manque tant. 

La vie est dure mais les grandes familles font les belles fratries !La vie est dure mais les grandes familles font les belles fratries !
La vie est dure mais les grandes familles font les belles fratries !

La vie est dure mais les grandes familles font les belles fratries !

La précarité de la vie et sa simplicité sont aussi en contre-partie le terreau d’une solide foi chrétienne. Ici, les gens sont très fiers de leur foi. Le dimanche, l’Eglise est pleine. La chorale est sur son trente et un. Le curé est une autorité dans le village. Homme instruit, il sait mobiliser les gens pour toutes sortes de projets, qu’ils soient pastoraux ou caritatifs. Ici, chaque village construit son Eglise, chaque hameau sa chapelle. On fait tout à la main, sans machine. Les échafaudages sont en bois de la région. Sur une semaine, les hommes se relaient par groupe de travail et prennent un ou deux jours par semaine pour construire l Eglise ou les locaux paroissiaux. Il faut plus de deux ans pour achever l’Eglise et pour cause, ça coute cher et les moyens financiers sont limités, mais rien n’est trop beau pour célébrer sa foi. Ce dynamisme chrétien est parfois source de tension avec les autorités locales qui préféreraient que les gens soient plus enclins à rendre hommage aux héros de la nation, notamment à Ho Chi Minh dont la terre natale est dans cette région. Mais les gens de la terre sont des hommes entiers, d’une seule cause. Aussi, on en vient parfois aux mains pour protéger son chantier ! Le dialogue entre hommes de bonne volonté doit encore faire son chemin !

Respecter les morts, c'est se souvenir de ceux qui nous ont donné la vie: A la campagne, on peut vivre jusqu'à 106 ans !
Respecter les morts, c'est se souvenir de ceux qui nous ont donné la vie: A la campagne, on peut vivre jusqu'à 106 ans !
Respecter les morts, c'est se souvenir de ceux qui nous ont donné la vie: A la campagne, on peut vivre jusqu'à 106 ans !

Respecter les morts, c'est se souvenir de ceux qui nous ont donné la vie: A la campagne, on peut vivre jusqu'à 106 ans !

Pendant ces 15 jours a Nghe An, j’ai eu la chance de visiter neuf familles de nos séminaristes. En planifiant mon voyage avec mes séminaristes, j’avais insisté sur deux choses. Dans la mesure du possible, je voulais loger dans les familles elles-mêmes et je demandais à pouvoir célébrer la messe tous les jours et si possible à présider la messe ou à faire l homélie. Partout, j ai été accueilli à bras ouverts tant par les familles que par les curés des paroisses visitées. J ai réalisé à quel point visiter les familles des séminaristes est important pour comprendre mieux d’où ils viennent et pour que les familles elles-mêmes puissent pouvoir un tant soit peu découvrir ce qu’est la vie missionnaire. Se mettre à table avec tout le monde, entrer dans la cuisine et faire la conversation avec les femmes, jouer avec les enfants, présider la messe et faire l’homélie dans la langue locale, visiter les personnes âgées et les malades, autant de signes manifestes du désir de connaitre et d’aimer le peuple vers lequel on est envoyé. Si les familles étaient parfois un peu intimidées à mon arrivée (quoi de plus normal pour des gens qui n’ont jamais côtoyé d’étranger et qui ont un respect très poussé du prêtre), la glace s’est souvent très vite rompue et les fous-rires et la joie ont pris rapidement le dessus.

Des Eglises construites à la main qui ont la taille de cathédrales !
Des Eglises construites à la main qui ont la taille de cathédrales !

Des Eglises construites à la main qui ont la taille de cathédrales !

Apres 15 jours à 15 degrés en moyenne (j ai survécu sans tomber malade, un vrai miracle !), je suis reparti en train pour Saigon, 30h de trajets, l’occasion aussi de côtoyer les vietnamiens de près et de supporter patiemment le voyage tout comme eux. Je garde un souvenir extraordinaire de ce voyage et je suis très reconnaissant à mes séminaristes et à leurs familles pour leur accueil, pour leur gentillesse. Je souhaite à mes séminaristes qu’un jour ils puissent eux aussi partir à la découverte d’autres cultures dans le monde entier et être eux aussi accueillis avec bienveillance par ceux vers qui ils seront envoyés. 

Ouvrier en construction pour quelques heures, mon dos peut témoigner que ce n'était pas juste pour la photo !
Ouvrier en construction pour quelques heures, mon dos peut témoigner que ce n'était pas juste pour la photo !

Ouvrier en construction pour quelques heures, mon dos peut témoigner que ce n'était pas juste pour la photo !

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:52

The Lunar New Year in South-East Asia, (Tết as we say in Vietnamese) celebrated at the end of January or beginning of February, is at the origin of the biggest yearly human migration on the planet. Hundreds of millions of people in China, Vietnam, Taiwan, Hong-Kong or Canton travel back to their hometown to gather with their family.  For many of them who work in remote places, it is the unique occasion of the year to pay a visit to their parents. On the roads, the traffic is intense, buses are overloaded (even up to 70 people in a bus with 45 seats); the tickets for trains and planes are sold out weeks before the event, prices are multiplied by four. Traffic accidents reach some peak (around 100.000 accidents in Vietnam on the period of ten days). Definitely, it is not the right time to take the road. No way!  That’s what I thought for the last 8 years.  However, this year, I changed my mind. I wanted to do something different. Taking into account that the number of our seminarians is increasing year after year, I decided to pay a visit to some of their families. I took the risk! I found a good bargain for flying (a low cost company), heading to the Northern part of the Center of Vietnam, to the province of Nghe An. It took me two hours to reach the city of Vinh. The temperature dropped from 30 to 15 degrees. I rediscovered the benefit of a pull-over and socks; I even used some pajama pants to put inside my trousers to protect me from the cold.

Good to be in the countryside !Good to be in the countryside !

Good to be in the countryside !

Risky but so nice ; I spent Tet holidays in the Center of Vietnam !Risky but so nice ; I spent Tet holidays in the Center of Vietnam !
In Vietnam, the see is never far... Farmers or Seemen, life is tough for many people.
In Vietnam, the see is never far... Farmers or Seemen, life is tough for many people.

In Vietnam, the see is never far... Farmers or Seemen, life is tough for many people.

In Vietnam, regardless the temperature outside, people don’t like to close doors and windows. At home, they don’t have heaters nor stoves. Most of the familier have no hot water. The furniture is very modest: a wooden sofa to welcome the guests, a dusty TV set, some wedding pictures or ancestors pictures hang on the bare wall.  In the fields, they work with bare feet even if the temperature can drop to 10 degrees during the winter or raise to 40 degrees during the summer. 

 

The harshness of life is compensated by the warmth of the locals. Families have many children: six, eight, ten or even twelve for the most numerous ones. Here, children are raised by everybody: brothers and sisters, cousins, parents, uncles and aunts. They spend their day outdoors. In the village, everybody knows everybody. Young People marry with their neighbors from the same village or the village nearby. So they are all close or remote relatives with one another. Life is tough for the farmers. People marry when they are still very young and when they reach 40, they become grand-parents! When they are sixty, they are regarded as old and wise people!   

Religious girls and boys gather in their hometown, sharing the same joy of being consecrated people.

Religious girls and boys gather in their hometown, sharing the same joy of being consecrated people.

Numerous families but so welcoming !Numerous families but so welcoming !

Numerous families but so welcoming !

One of the main challenges in this region is the high rate of unemployment. Farming is a demanding job with very little income. Education at school is rudimentary. Many drop out of school when they are 16 years old. Most of the men and even some women leave the village to search for work in the South of Vietnam (1000 km) or even abroad. In many places men have deserted their hometown. They come back home once a month if the distance between their place of work and the village is not too big. Otherwise, they come back two or three times a year or just once a year. It even surprised me to find out that some men go to Europe illegally to work there. They stay there as long as possible until the police catch them and force them to go back to their country of origin. They can be away for several years not having chance to visit their families in the meanwhile.  To leave his hometown and his family for material reasons is a tremendous sacrifice. People are away from their beloved ones; they face loneliness and their living conditions are even still precarious.  Listening to their stories, looking at their background, I understand better why they miss their families and their countryside so much. 

Tet holidays, everybody is back to the parents'house for a couple of days.Tet holidays, everybody is back to the parents'house for a couple of days.

Tet holidays, everybody is back to the parents'house for a couple of days.

Risky but so nice ; I spent Tet holidays in the Center of Vietnam !
Risky but so nice ; I spent Tet holidays in the Center of Vietnam !

The precariousness and the simplicity of life on the other hand foster a solid Christian life. People are very proud of their Christian faith. On Sunday, the church is packed. The members of the choir are very well dressed and they sing beautifully. The parish priest is one of the most important people in the village. An educated man, he knows how to lead social or pastoral projects for the good of his people. The locals build their own church and chapels; work is done by hand, with no machine! Scaffoldings are made of wood. People take turn to build the church, one or two days a week. It takes more than two years to finish the church, not by lack of manpower by due to the scarcity of finances.  But people consent to all those sacrifices for the glory of God. This Christian dynamism at times creates conflicts with the local authorities who would prefer people to engage in other kinds of actions to celebrate the glory of the heroes of the nation. Ho Chi Minh is indeed a native of this region.  At times Christians and local authorities fight with one another. Dialogue between people of good will is not yet in the mentality of the people.

Proud to be christians.Proud to be christians.

Proud to be christians.

Old people, they have their own challenges, but people respect them very much.Old people, they have their own challenges, but people respect them very much.

Old people, they have their own challenges, but people respect them very much.

During these fourteen days in Nghe An, I had opportunity to visit nine families of our seminarians. When planning my trip, I had told them that I wanted to stay overnight in their own homes if possible and to celebrate mass every day, possibly presiding the celebration or preaching, depending of the agreement of their parish priest. Everywhere, I was welcome so warmly by these families and their parish priests. I realized that those visits are so important in order to understand better the background of my brothers and also for the families themselves to know better what the missionary spirit is. To share the meals, to chat with the women of the family in the kitchen when they prepare the food, to play with the children, to preside the mass and say the homily in Vietnamese, to visit old people or sick people, all of this is a way to show love and gratitude to the people the missionary is sent to.  Of course, at first view, the families were a bit intimidated by the foreigner. A big guy with strange accent, a priest entering in their house, that is very unusual. The ice was quickly broken, though. Laughs and joy of meeting each other helped to overcome natural shyness.

Kids, so friendly and lovable...
Kids, so friendly and lovable...

Kids, so friendly and lovable...

After spending 15 days coping with an average temperature below 15 degrees (I did not get sick, how extraordinary!), I went back to Saigon by train. It took thirty hours to reach destination, a good amount of time to continue to relate closely with the Vietnamese and to suffer the length of the trip with them. I am so grateful to my seminarians and their families for this wonderful journey. I wish my brothers to experience the same kind of joys in the future when they will be sent as missionaries in remotes areas. If they love the people they will be sent to, they will also experience that everywhere in the world, there are very welcoming people acting as brothers and sisters towards the missionaries.

Back to Saigon, a trip of 30 hours by Train !

Back to Saigon, a trip of 30 hours by Train !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 12:07


Et au quotidien, vous faites quoi mon père ?

C’est la question que l’on m’a posée récemment et que bien des gens se posent. De quoi est fait la vie d’un prêtre missionnaire ? Quand je me ballade dans les rues de Saigon, je croise une multitude de gens dont le quotidien est très peu varié : il y a les gardiens devant les devantures des maisons, les coiffeurs, les marchands,... Entre deux clients, ils se reposent, bavardent ou tapotent sur leur téléphone. Je me dis qu’on est bien différent ! Mon quotidien, lui, est varié, en une semaine, je cotoie des gens de tous horizons et mes engagements sont diversifiés. Ces rencontres et ses engagements contribuent à mon épanouissement

Mon calice d'ordination, toujours aussi beau, et toujours aussi précieux pour rendre le Christ présent dans son corps et son sang dans l'Eucharistie célébrée chaque jour.

Mon calice d'ordination, toujours aussi beau, et toujours aussi précieux pour rendre le Christ présent dans son corps et son sang dans l'Eucharistie célébrée chaque jour.

Ma famille, ce sont mes confrères prêtres et mes séminaristes. J’ai la chance de vivre avec douze jeunes qui ont entre 25 et 30 ans. Leur jeunesse alliée à leur culture vietnamienne font que la bonne humeur est naturelle et contagieuse. Au-delà du plaisir de vivre avec eux, je me dois aussi de les former et de les aider à discerner s’ils sont appelés ou non à la vie missionnaire. Notre vie est rythmée par la prière et les repas. En plus des week-ends mensuels de formation et du cours d’anglais donné par mon confrère une fois par semaine, cette année, le vendredi, nous étudions ensemble un texte de l’Eglise, en ce moment l’encyclique du pape ‘Laudato Si’ sur l’environnement. Chez les aspirants, je donne aussi un cours de deux heures par semaine sur l’histoire de la Congrégation et sur le sens des lectures de la messe. Enseigner l’anglais de cette manière me plait, parce qu’en plus de l’apprentissage de la langue, il y a un contenu de foi que je peux partager avec nos séminaristes. 

Mes douze jeunes philosophes, ainsi que trois de mes confrères spiritains vietnamiens.

Mes douze jeunes philosophes, ainsi que trois de mes confrères spiritains vietnamiens.

Le frère Marc et le père Shio, assistants du supérieur général en visite au Vietnam !

Le frère Marc et le père Shio, assistants du supérieur général en visite au Vietnam !

Le mercredi matin, jusqu’il y a peu, (j’ai arrêté par manque de temps) je donnais aussi cours à des jeunes de 17-20 ans qui ont quitté l’école bien trop tôt et qui veulent retrouver un cap dans leur vie. J’étais heureux d’assurer une présence paternelle auprès d’eux et ils m’apprécient bien. Ils sont courageux étant donné qu’ils se forment pendant une année à l’anglais et doivent aussi élaborer un projet personnel qui débouche sur une formation ou un travail plus spécifique (hotellerie, cuisine, informatique,…). 

Les jeunes de LP4y et leurs formateurs, un avenir prometteur grâce à une bonne dose de volonté propre et à la générosité et la compétence de ceux qui les accompagnent.

Les jeunes de LP4y et leurs formateurs, un avenir prometteur grâce à une bonne dose de volonté propre et à la générosité et la compétence de ceux qui les accompagnent.

Durant la semaine et en particulier le dimanche, je célèbre la messe en anglais, en vietnamien ou en francais. Ces célébrations sont l’occasion pour moi de méditer sur la parole de Dieu pour pouvoir la transmettre dans mes homélies. Je donne aussi des catéchèses en francais ou en vietnamien sur le baptême et le mariage. 

Les prêtres du diocèse, un style et une mission différente mais nous sommes complémentaires et heureux de nous épauler mutuellement.

Les prêtres du diocèse, un style et une mission différente mais nous sommes complémentaires et heureux de nous épauler mutuellement.

A travers ces rencontres, ces engagements, je peux porter du fruit. Mais il me faut toujours trouver l’équilibre permanent entre engagement pastoral, temps personnel pour approfondir ma vie spirituelle et moments de détente. Cet équilibre est toujours à rechercher, la vie spirituelle peut facilement être mise en touche, soit parce que les journées sont trop remplies, soit parce qu’au contraire, il y a des temps morts et que je perds plus mon temps que je ne l’utilise à bon escient. Je pense que c’est le défi de tout un chacun. Ceux qui ont une vie de famille et professionnelle, doivent aussi trouver l’équilibre entre ces différents pôles : les activités (la vie professionnelle), les relations (la vie familiale) et le temps pour soi. 

Les 5 membres du conseil provincial de Taiwan-Vietnam-Inde, une équipe qui dynamise le groupe depuis trois ans ou plus.

Les 5 membres du conseil provincial de Taiwan-Vietnam-Inde, une équipe qui dynamise le groupe depuis trois ans ou plus.

 

Dans ma vie de prêtre, j’ai l’avantage d’entendre les confidences des gens, et cela me conforte dans le fait que tous, nous sommes en chemin, vers plus de maturité, plus de générosité, plus aussi d’acceptation de nos limites et difficultés, et comme chrétien, j’ai la conviction que Dieu nous encourage sur notre chemin. Il connait nos limites mais il mets aussi sa confiance en nous… Il est celui qui nous guide, qui nous relève, qui se met à notre rythme ! Il nous faut avancer, pour notre bonheur personnel, mais aussi parce que grâce à nous, d’autres se mettent en chemin à leur tour ! ‘Oh, Donne-moi ô Jésus, d’un apôtre les flammes, rien que pour aujourd’hui !’

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:36
9ème Noël au Vietnam !

Chers confrères, parents et amis,                              Saigon, le 16 décembre 2015.

 

Dix ans, cela fait exactement dix ans que j’ai été ordonné prêtre. C’était le 11 décembre 2005, l’Eglise de Gentinnes était bondée, 400 personnes sont venues, dont 60 prêtres. J’ai été émerveillé de la mobilisation de tant de gens, de leur enthousiasme. Dix ans, cela fait déjà un bon bout de chemin et je suis heureux de ce que j’ai pu vivre au long de ces années. Avec 35 jeunes en formation au Vietnam et de nombreux engagements auprès des vietnamiens et des expatriés, c’est une vie qui a du sens, je le sais par expérience et parce qu’on me dit souvent merci pour ce que je fais. L’Evangile garde toute sa pertinence, le message central, le don de Dieu lui-même en Jésus Christ, qui vit au milieu des hommes, partage leurs joies et leurs souffrances, accepte de mourir sur une croix pour montrer combien l’amour est plus fort que le mal pourtant au cœur de l’humanité, ce Dieu qui est mort mais ressuscité et vivant, présent mystérieusement ou manifestement dans la vie des hommes, tout cela est tout aussi passionnant à annoncer qu’il y a dix ans ou deux mille ans. Il y a évidemment des questions qui demeurent. Pourquoi l’Evangile que j’annonce ne fait pas de moi un homme totalement transformé par ce message ? Pourquoi tant de gens sont indifférents  ou ne se sentent pas concernés ? Pourquoi l’Eglise en trouve-t-elle pas plus les mots et les gestes pour rejoindre ceux qui se sentent loin de la foi, ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus Christ ? Je pense que ces questions, il faut les porter en soi, jamais dans l’amertume (!) mais toujours dans une interrogation qui invite à sortir de soi-même, à créer des ponts avec ceux que Dieu met sur notre chemin. 

9ème Noël au Vietnam !

Je suis reconnaissant à Dieu de m’avoir choisi comme prêtre, je le suis aussi à tous ceux qui d’une manière ou d’une autre m’encouragent sur ce chemin. Au Vietnam, nous préparons de jeunes vietnamiens à partir annoncer l Evangile partout dans le monde. Cette année, nous avons déjà dix jeunes à l’Etranger, en Afrique, en Asie et en Europe. Ils nous envoient des courriers dans lesquels ils racontent leurs joies mais aussi la difficulté de s’adapter à des cultures si différentes de la leur. La solitude leur pèse souvent, les conditions matérielles ne sont pas toujours évidentes. Comme d’autres avant eux, ils font leur chemin, ils apprennent à se connaitre en se frottant aux défis de l’inculturation. J’espère surtout que ces expériences en terre étrangère sont l’occasion pour eux de s’attacher plus à Jésus Christ et aussi de trouver leur bonheur dans leur vie consacrée. L’un et l’autre vont de pair. La bonne nouvelle que nous annoncons doit toujours être d’abord une bonne nouvelle pour nous avant de pouvoir être annoncée à d’autres. Je vous souhaite à tous une belle fête de Noël. Qu’elle vous apporte paix et joie et que vous puissiez partager cette paix et cette joie avec ceux qui sont autour de vous, familiers ou étrangers et qui eux aussi ont besoin de vivre de cette paix et de cette joie. Belle fête de Noël à tous.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:21
9th Christmas in Vietnam !

Dear confreres, relatives and friends,                                    Saigon, the 16th of December 2015.

 

Ten years ago, on the 11th of December 2005, I was ordained priest in the church of Gentinnes (Belgium). The assembly was crowded, with 400 people, including 60 priests. I was moved by the enthousiasm of so many people rejoicing for such event. Ten years is a a good length of time and I am happy of what I did and experienced during this time. Collaborating in the formation of 35 vietnamese seminarians and being involved in many commitments with Vietnamese and foreigners, I feel that my life makes sense. I know it by experience and it is confirmed by the many thanks people say to me for what I am and what I do. The Gospel is relevant, the central message of it, the gift of God himself in Jesus Christ, his only Son, who shared the human condition, the joys and sufferings of so many people, who accepted to die on a cross to prove that love is stronger than evil at the heart of human being, this God who died and rose again, who is mysteriously or obviously present in the life of the believers and non believers, all of this is still worth to be announced as it was ten or 2000 years ago. Of course, there are still questions unanswered. How come that the Gospel I announce to other people do not transform me radically ? Why are they still so many people indifferent to the Good News? How come that the church is often unable to find the right words or attitudes to reach those who are far from the Church or who have never heard about Jesus Christ ? I believe that we should continue to keep this questions in our heart and raise it constantly, not with bitterness but aiming at creating a dynamic that invites us to build bridges between those we meet and God himself.  

 

 

 

9th Christmas in Vietnam !

Ten years of ordination celebrated in our house in the countryside, with 26 members of our congregation and 30 guests. A joyfull and meaningful moment !

I am grateful to God for having chosen me to be a priest. I am also grateful to those who encourage me in my vocation. In Vietnam, we train young Vietnamese men to announce the Gospel all over the world. This year, ten of them are already living abroad, in Africa, Asia and Europe. They sent us news expressing their joys and also their difficulties to adapt to cultures that are totally different from their own. Lonelyness or poor material conditions are challenges they face. Like others before, they learn to know themselves through this effort of inculturation. I hope that those experiences abroad reinforce their trust in Jesus Christ and also that they enjoy their choice of living a consecrated life. Attachment to Christ and personal happiness are linked. The Good news that we announce has to be first of all a good news for ourselves. I wish you a beautiful feast of Christmas. That it may bring you peace and joy and that you may be able to share this peace and joy with those around you, friends or strangers that need also to benefit from that peace and joy. Merry Christmas to all.                                   

Frédéric Rossignol (Cha Hòa)

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:42

The chapter of my province (province Europe, actually made of two countries, Belgium and Germany). This meeting was hold in Brussels in november 2015.

Le chapitre des membres de ma congrégation. J'appartiens a la province Europe, constituée en réalité de la Belgique et des Pays-Bas.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:30

 

Quand on nous demande quel est notre charisme à nous les spiritains, nous répondons que nous sommes missionnaires et éducateurs, à l’exemple de nos fondateurs, Claude-Francois Poullart des Places et Francois Libermann. Dans les faits nos engagements sont très diversifiés. Ce qui nous unit, un même appel à quitter notre terre d’origine et nous faire un avec le peuple qui nous accueille en terre lointaine…

En Asie, la présence spiritaine en comparaison d’avec les autres continents, reste très modeste. En 2015, nous sommes six confrères à Taiwan, 2 confrères en Inde (et 5 jeunes en formation), quelques confrères au Paquistan, 4 confrères au Vietnam (et 30 jeunes en formation, dont douze profès) et 12 confrères aux Philippines (et trois profès en formation). Nos nombreux engagements, la distance, la barrière des langues locales, font que nous ne pouvons pas nous rencontrer et collaborer entre nous autant que nous le voudrions.

En huit ans de présence au Vietnam, j’ai pu me rendre à plusieurs reprises à Taiwan, jamais en Inde ni au Paquistan, et des Philippines, je ne connaissais pratiquement que Manille. Cette année, j’ai pu profiter des vacances du nouvel an lunaire (en Février) pour me rendre aux Philippines pour deux semaines. L’objectif était double : visiter nos étudiants vietnamiens et philippins en théologie à Manille et visiter les confrères en pastorale dans le Sud de l’archipel. 

Manille, ville anarchique, grise et polluée. Un des pires exemples de l'urbanisation moderne, malheureusement !

Manille, ville anarchique, grise et polluée. Un des pires exemples de l'urbanisation moderne, malheureusement !

Les Jeepney, moyen de transport par excellence aux Philippines. Malgré l'aspect folklo, c'est surtout la pollution que dégage cet engin qui est hautement problématique...

Les Jeepney, moyen de transport par excellence aux Philippines. Malgré l'aspect folklo, c'est surtout la pollution que dégage cet engin qui est hautement problématique...

Tradition gastronomique et générosité de nos bienfaiteurs vietnamiens oblige, je suis parti avec 17kg de nourriture dans mes bagages ! Café, confiserie, gâteaux de riz, je voulais emporter ‘une touche’  du Vietnam pour célébrer dignement le nouvel an Vietnamien (ou Chinois) à Manille. J’y ai retrouvé avec plaisir le supérieur, le père Dan (américain, aux Philippines depuis 17 ans !), les deux étudiants philippins tout juste revenu de leur stage missionnaire aux Seychelles et en Mauritanie, et nos étudiants vietnamiens arrivés dans le pays depuis un an et demi. Je l’avoue, je ne savais pas trop dans quel état d’esprit j’allais trouver la communauté des théologiens. Le défi est en effet de taille. Pour les vietnamiens, c’est leur premier et long séjour à l’étranger, dans une culture si différente de la leur. Ils font leurs études en anglais, ce qui n’est pas rien, et habitent dans une mégapole de 17 millions d’habitants, humide et polluée à souhait ! En fait, j’ai été très impressionné par l’accueil chaleureux que toute la communauté m’a témoigné. Je suis resté 4 jours avec eux, j’ai eu l’occasion de les accompagner pour deux cours à l’université des Scheutistes et celle des Jésuites. Nous avons fêté le nouvel an dans une ambiance simple et chaleureuse, avec des invités congolais, indonésiens et vietnamiens. L’adaptation de nos séminaristes vietnamiens est un signe très encourageant pour moi comme formateur. Ils sont courageux mais semble-t-il, ils ont aussi bien été formés durant leurs cinq années de discernement au Vietnam.

La communauté des théologiens de Manille. Une expérience interculturelle qui prépare bien à la vie missionnaire !

La communauté des théologiens de Manille. Une expérience interculturelle qui prépare bien à la vie missionnaire !

Préparation des mets du Tet, le nouvel an lunaire, on en a déjà l'eau à la bouche !

Préparation des mets du Tet, le nouvel an lunaire, on en a déjà l'eau à la bouche !

Après ce court séjour, je me suis envolé pour le Sud des Philippines, pour Mindanao, réputée pour ses conflits avec des fractions armées indépendentistes. En réalité, ses habitants sont pacifiques et il fait bon vivre à Mindanao ! Mes confrères à Mindanao sont tous nigérians (afrique de…). Ils ont tous été extrêmement accueillants avec moi, et le contact est tout de suite passé. J’ai pu admirer leur travail si différent du mien. Certains vivent à la campagne, une campagne marquée par la pauvreté. Aux Philippines, quelques familles riches possèdent de grands terrains sur lesquels vivent des familles de métayer. Agriculteurs, les pauvres doivent verser 25% de leur récolte aux propriétaires. Non propriétaires, ils n’ont pas les conditions pour construire des maisons en dur, et doivent se contenter de maisons en bois, qui sont aisément détruites par les typhons meurtriers qui s’abattent régulièrement sur la région. Le dernier en date (2013) a fait 3000 morts.

La campagne, de toute beauté mais aussi en grande précarité !

La campagne, de toute beauté mais aussi en grande précarité !

Pour un bon développement rural, les paysans devraient pouvoir posséder leur terre. Ce n'est malheureusement pas le cas.

Pour un bon développement rural, les paysans devraient pouvoir posséder leur terre. Ce n'est malheureusement pas le cas.

Dans ce pays où la toute grande majorité des habitants sont chrétiens, les spiritains assurent les célébrations et ont aussi des engagements sociaux. Ils sont d’ailleurs en lien avec des volontaires francais, l’un engagé par les spiritains pour la gestion de projets tels la reconstruction des maisons ravagées par le typhon (150 maisons reconstruites !) et le parrainage de la scolarité d’enfants. Un couple de francais, lui est engagé par Life Project for Youth (projet de vie pour les jeunes), pour un travail de réinsertion professionnelle pour des jeunes mal-entendants. 

Deux jeunes filles sourd-muettes de Life Project for Youth. Leur enthousiasme fait plaisir à voir.

Deux jeunes filles sourd-muettes de Life Project for Youth. Leur enthousiasme fait plaisir à voir.

D’autres confrères travaillent comme aumôniers à l’hopital ou à l’université. La toute grand majorité d’entre eux parle très bien la langue locale et ils sont appréciés pour leur engagment. Je pense qu’il y a d’ailleurs des similitudes culturelles entre l’Asie et l’Afrique qui facilitent leur insertion. Ici et là, les familles sont nombreuses, la population est généralement d’origine rurale et agricole, la migration vers les centres urbains est très forte et les conditions de vie à la campagne ou à la ville sont loin d’être évidentes. Le groupe des spiritains des Philippines est stable, mais il manque un peu de cohésion. La solidarité financière et l’intérêt commun pourrait être plus développés. Les communautés spiritaines sont relativement éloignées les unes des autres, et chacun doit faire souvent face à ses responsabilités en solo. Mais on sent aussi une volonté de renforcer les liens. Un projet commun se dessine, celui de recommencer à avoir des vocations spiritaines des Philippines. Pour nous au Vietnam et pour l’avenir de la Congrégation en Asie, ce serait une très bonne nouvelle si des nouveaux jeunes philippins étaient invités à rejoindre la Congrégation. 

Les enfants de la paroisse, tout souriants malgré des conditions de vie pas évidentes du tout.

Les enfants de la paroisse, tout souriants malgré des conditions de vie pas évidentes du tout.

Dans une petite chapelle rurale.

Dans une petite chapelle rurale.

Un grand merci à tous les confrères qui m’ont tous accueillis généreusement. Je me suis senti à la maison et cela m’a rappelé mes années de formation, où j’ai eu la chance de cotoyer de nombreux confrères africains, venus d’Afrique francophone, anglophone et lusophone. A charge de revanche, on vous attend au Vietnam !

Avec Illah, le supérieur du groupe des Philippines. Un peu de tourisme dans une des plus belles cascades de Illigan (Mindanao)

Avec Illah, le supérieur du groupe des Philippines. Un peu de tourisme dans une des plus belles cascades de Illigan (Mindanao)

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 08:47

 

When people ask us what is the charism of the Congregation of the Holy Spirit, we tell them that we are missionaries and educators, following the example of our founders, Claude-Francis Poullart des Places et Francis Libermann. As a matter of fact, we have very diversified commitment. What we have in common is the readiness to leave our own country and becoming one with the people who welcome us in a remote country, far from home.

In Asia, the Spiritan presence is still very limited, in comparaison with our presence in other continents. In 2015, we have six confreres in Taiwan, two confreres in India (and five local candidates), some confreres in Pakistan, four confreres in Vietnam (and 30 local candidates, including 12 professed) and 12 confreres in the Philippines (and three local professed). Our numerous commitments, the distance between the countries where we work, the different local languages are so many obstacles that prevent us to collaborate with each other as much as we would like to.

Living for eight years in Vietnam, I travelled several times to Taiwan, but I never went to India or Pakistan. Regarding the Philippines, until a few months ago, I only knew Manila and its suburbs. This year, I spent the lunar new year holidays (February) in the Philippines and stayed there for two weeks, with two goals in mind: to visit our Vietnamese students doing their theology in the capital, Manila and to visit the confreres doing pastoral in the South of the Archipelago.  

The Philippines, a country where 90% of the population is Christian. Already at the airport, there are images of Jesus and Mary. And when you introduce yourself as a priest, you are treated like a VIP, what a change in comparison with Vietnam !

The Philippines, a country where 90% of the population is Christian. Already at the airport, there are images of Jesus and Mary. And when you introduce yourself as a priest, you are treated like a VIP, what a change in comparison with Vietnam !

In order to please my hosts and due to the generosity of our Vietnamese benefactors, I flew with 17kg of food in my luggage ! Coffee, pastry, rice cakes,… I brought these gifts to Manila to celebrate the Vietnamese Lunar New Year with the community of theology. Once arrived, I was happy to meet again Fr.Dan (American, working in the Philippines for the last 17 years and currently the superior of the community of theology), the two Filipino students (just back from their missionary stage in Seychelles Island and Mauritania), and our Vietnamese students based in the country for one year and a half already, doing their theology studies. To say the truth, I did not know how they were doing there and it worried me a bit. To live in Manila, especially for the Vietnamese,  is a big challenge. It is their first experience abroad, in a very different culture. They do their studies in English, which is very demanding. They live in a huge crowded and polluted city of 17 millions inhabitants !  Actually, I was very impressed by the way they warmly welcame me ! I stayed four days with them. I had chance to visit the two schools of theology where they do their studies, one run by the Scheutist, the other by the Jesuits. We celebrated the New Year in a simple and nice atmosphere. They had invited other foreign guests, from Congo, Indonesia and Vietnam. 

Tet aux Philippines, visit of the Spiritan confreres
We celebrated Tet Lunar New Year with good food from Vietnam and nice guests from all over the world !

We celebrated Tet Lunar New Year with good food from Vietnam and nice guests from all over the world !

 I am happy to see that our Vietnamese seminarians adapted well to their new country. It demands courage and perseverance and they do all their effort to succeed.  It is an encouragment for me as formator to see that they are doing well. They benefit from the good training they received in Vietnam. 

After this short stay in the capital, I flew to the South of the Philippines, to Mindanao,  and Cebu islands. Mindanao was my first destination. It is known for the tensions between the independentists armed fractions who generate insecurity among the local population. Luckily, I did not feel that tension. People are nice and it is good to be there. The Spiritans working there are from Nigeria. They were all extremely welcoming and I had a very good time with them. I could see that their work is very different than mine. Some of them live in the countryside, where most of the population is very poor. In the Philippines, only a few very well-off families own huge lands where very poor families live. The poor are not allowed to build concrete houses. Their wooden houses are very fragile and easily destroyed by the regular deadly tyfoons. The last one in 2013 killed 3000 people.

The countryside is very beautiful but the living conditions of the people remains difficult.

The countryside is very beautiful but the living conditions of the people remains difficult.

In the Philippines, 90% of the people are christians, so the Spiritans are busy with pastoral work, masses and administration of the sacrements. They also carry on social projects, in collaboration with French volunteers. One volunteer is living in the Spiritan community and help them in supervising the rebuilding of houses devastated by the tyfoon (150 new houses are being built !) and the sponsorship of poor children. A french couple, hired by an NGO called Life project for Youth, is engaged in the training of blind young people and prisoners, preparing them to find a decent job. 

The Spiritans run a kindergarden. The wall of the school was painted by one of our Vietnamese brother, Vũ, nice job isn't it?

The Spiritans run a kindergarden. The wall of the school was painted by one of our Vietnamese brother, Vũ, nice job isn't it?

Tet aux Philippines, visit of the Spiritan confreres
Life Project for Youth is active in the prison. They provide training, formation and salary for the prisoners to facilitate their reinsertion in the society when they leave the prison.

Life Project for Youth is active in the prison. They provide training, formation and salary for the prisoners to facilitate their reinsertion in the society when they leave the prison.

Other confreres work as chaplains in hospitals or at university. Most of the confreres are fluent in the local language and they are very appreciated for their pastoral commitment. Even if it always difficult to live as foreigner in a country,there are some similarities between African and Asian cultures that facilitate the insertion of the confreres. Here and there, families are big, most of people are originated from the countryside, the urban immigration is huge and generates lots of problems. The living conditions in the countryside and in the city are difficult. The Spiritan group is stable. Some confreres are working in the country for the last 17 years ! However, they lack of cohesion. Financial solidarity and common goals could be fostered. The spiritans are scattered in different islands, and each local spiritan community manage his own mission by itself. But there is willingness to reinforce collaboration between all the confreres. A common project is being built, which is to restart a program of formation for Filippino candidates willing to become spiritans. For us in Vietnam and for the future of the Congregation in Asia, it would be a very good news if new young candidates were joining the Congregation, starting a discernement to missionary and religious life.

Tet aux Philippines, visit of the Spiritan confreres
The confreres (here, Fr.Bem and Matthew) are very dedicated. It is not easy to work in the countryside, but they are doing very well and people are grateful to them.

The confreres (here, Fr.Bem and Matthew) are very dedicated. It is not easy to work in the countryside, but they are doing very well and people are grateful to them.

Thanks to all the confreres who welcame me so generously. I really felt at home and it reminded my years of formation in Portugal, when I was living with many confreres coming from English, French and Portuguese speaking countries of Africa. Hopefully some confreres in the Philippines will also come to visit us in Vietnam. You are very welcome !

My gratitude to Fr.Illah, the superior of the group of the Philippines who did his best to organize my trip to the Philippines. It was worth !

My gratitude to Fr.Illah, the superior of the group of the Philippines who did his best to organize my trip to the Philippines. It was worth !

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 04:38

Being in Vietnam for eight years now, I have visited most of its famous spots many times. When I travel, I don’t worry about the practical aspects of my trip, since I normally go around with Vietnamese people. But this time, I thought it would be different. I had to go to Hanoi to renew my passport and I wanted to seize this opportunity to visit a place well-known to the tourists but still unknown for me, Sapa, in the mountains. Sapa is famous for its landscape and for its ethnic Minority people. I hadn’t made any plan, I just surfed the internet and intended to be a simple tourist, a Tay Balo (a Western backpacker), as they said. Even if I would not be in touch with an authentic local experience, it should not prevent me to go there, in the middle of foreigners, equipped with their camera and their wallet full of dollars. I forgot that, thanks to the amazing network of the Catholic Church, God always cares ! I experienced it repeated times but I have a short memory.

On the day I left for Hanoi, I gave a phone call to the archbishop’s office in Hanoi and introduced myself (in Vietnamese) as a missionary working in Vietnam for quite a long time and wondering if I could stay in the bishop house during my stay in the capital. I was told that I am welcome and indeed as soon as I arrive there, the father bursar of the house, Father Dung, welcomed me warmly. He told me that, he returned from Belgium four years ago after a few years of pastoral studies in the Jesuits institute of Brussels. We find out that we have several friends in common! At supper, I take the meal with the bishop (now Cardinal) and three priests. As often in Vietnam, I am touched by the simplicity of the bishop. He inquires about my mission here, we talk in Vietnamese and in French; his French is much better than my Vietnamese! On the following day, I visited the capital (I have been here already several times) and decided to go to the suburbs to visit the ethnographic museum. Surprisingly, it is actually the most beautiful museum I have seen in Vietnam! 

The Ethnographic museum of Hanoi, for me the most beautiful museum of the Country. Don't miss it !

Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.
Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.

At night, I left Hanoi by train heading to the North, to Lao Cai. Father Dung had arranged for me to meet the parish priest of this city at the border of China. A seminarian came to the station to pick me. I had talked to him by phone and he was expecting a Vietnamese. When I asked him if he was the one who comes to pick me, he was confused; he did not expect to meet a foreigner! We walked to the border of China. The two countries are separated by a bridge, but for those who want to cross it, they have to go on foot. The trains do not cross the border, nor the cars. We are in Asia, not in Europe!

Here we are, the Seminarian who welcame me at the station and myself, a few meters from China, where in the future we hope the Congregation will start a community !

Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.

Once arrived in the parish house, I met the parish priest, Fr. Thanh who told me that he goes to the mountains this afternoon, to Sapa, to attend a mass with the bishop of Huong Hoa, Bishop Long, and to join him in his pastoral visit of the diocese. He says that I can attend the mass with them, but I won’t be allowed to participate to the pastoral visit of the bishop, since I am a foreign priest. The local authorities may not tolerate it. I know the rule: always follow the opinion of the local people. 

Beautiful landscape in the North, near Sapa, once the fog is gone, of course !

Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.

Once arrived in Sapa, I met the bishop and Fr. Trinh. Father Trinh tells us that there is actually no problem, I can join them for the trip; they will make sure that I won’t be in trouble! Great, I can join them, the pastoral visit started with a mass presided by the bishop in a village in the mountain. It is very cold, six degrees, and the fog is dense. In the church, it is crowded and colorful. The ethnic minorities were dressed according to their tradition. The bishop presided the wedding of three couples. The mass should warm our heart, despite the cold temperature, but there was no real sense of joy and I felt quite sad. The reason is that people are extremely poor; the children wore very light clothes. The three couples are quite serious, they are terribly young, sixteen or seventeen years old for the girls, eighteen for the boys, and one of the girls is pregnant. They don’t wear special clothes for the wedding, and the mass is not followed by a banquet. This is the tough reality of Vietnam. In the museums and in the official speech, people praise the Minorities, and their peculiar cultures. However, in reality, they are very poor people, their level of education is very low and the prospective of a better future is very remote. Beside the Church, very few people care and try to improve their social condition. 

The ethnic minorities, a courageous and welcoming people but with hard living conditions; apart from the Church, very few people care and want to improve their situation. 

Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.
Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.
Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.

After the mass, we left the village and took a magnificent road in the mountains, from Sapa to Lai Chau, around 100km. The fog was gone and the landscape is beautiful. In the car, the bishop and I have a long and deep conversation regarding pastoral topics.  I am impressed by his simplicity and deep insight. Once we arrived in Lai Chau, the people welcomed us with the sound of trumpets and drums. They were so happy to welcome their bishop. In this quite big parish, there is no parish priest. It is not allowed by the local authorities. The bishop says to the parishioners that he is aware of the problem and that it hopes it will be solved as soon as possible. Tensions between State and Church in the North still exist. To solve it, patience and mutual trust is needed. At the end of the mass, the bishop says that the foreign priest will do the homily on the following day, the day of the confirmations of twenty children and teenagers. It is a promise, so I have to carry it out! It is actually a significant day for me as well, this Sunday is the third Sunday of Advent and it is the anniversary of my ordination, nine years ago. The parishioners offer me flowers and the bishop a special blessing, I am deeply touched! 

Beautiful mass in Lai Chau, well attended and with a nice choir ! Twelve children received the sacrement of confirmation from the hands of their bishop. 

Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.
Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.
Sapa and the North of Vietnam, a real contact with its minorities.

After the mass, we came back to Lao Cai and to Hanoi. I said goodbye to the bishop and the two priests. I am so grateful for these beautiful days in their company. To be a missionary in Vietnam is to be accepted by a welcoming people. I spent one week in the North of Vietnam, but I never slept in any hotel. I am definitively not a tourist here. I am a local and it is feels good!

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 02:28

En huit ans de présence au Vietnam, j’ai eu la chance de sillonner le Vietnam et ce plus d’une fois. En général, je n’ai pas trop à me préoccuper des aspects pratiques de mes périples, je voyage avec des Vietnamiens et ils se chargent de tout. Cette fois-ci, à priori, la donne allait un peu changer, je devais me rendre à la Capitale (Hanoi) pour demander un nouveau passeport. Je voulais en profiter pour visiter le Nord, surtout Sapa, bien connu des touristes pour ces paysages et pour ses minorités (les ethnies). Je n’avais pas de plan précis, j’avais bien surfé un peu sur internet pour me renseigner un peu, mais sans plus. Je me disais, ‘A peu de chose près, tu seras assimilé à un Tay Ba-Lô (un occidental au sac-à-dos, c’est-à-dire un touriste de base !)’. Tant pis pour les clichés, la soif de découverte et la méconnaissance du terrain me feraient me rendre dans les lieux fréquentés par le tourisme de masse. C’était sans compter la Providence et la formidable solidarité de l’Eglise catholique, dont j’ai déjà fait l’expérience à tant de reprises, mais je dois avoir la mémoire courte ! A peine arrivé à Hanoi, je téléphone à l’archevêché, et me présente (en vietnamien), missionnaire au Vietnam depuis pas mal de temps et en quête d’une chambre si possible. La chose étant entendue, je me retrouve à l’archevêché et je suis accueilli à bras ouverts par le père économe de la maison, le père Dũng, un prêtre de mon âge. Ah, un prêtre Belge, mais moi, dit-il, je viens de faire des études en Belgique, tu connais le père un tel et un tel ? Mais oui, évidemment ! Et nous voilà comme de bons amis d’antan ! A l’heure du repas, souper en petit commité avec l’Evêque (désormais cardinal) et trois prêtres. Comme si souvent au Vietnam, je suis touché par la simplicité des évêques, pas de chichi, un intérêt réel pour l’hôte qu’ils accueillent et puis la joie de rencontrer un missionnaire qui parle le Vietnamien, souvent d’ailleurs bien moins bien que le français de nombreux évêques, y compris du Cardinal de Hanoi. Le lendemain, visite touristique de la ville (que je connais déjà) et j’en profite pour découvrir un superbe musée, peut-être le plus beau du Vietnam d’ailleurs, le musée des minorités, à la périphérie de la ville, un régal pour un étranger comme moi.

Le musée de l'Ethnographie d' Hanoi ! A voir !

 

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !
Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !

Le soir même, sur le conseil du père économe, je prends le train de nuit pour Lao Cai, dernier arrêt pour se rendre à Sapa. Suite à un coup de fil préalable, je suis accueilli à la gare par un séminariste qui attend vainement le Vietnamien qui lui a parlé au bout du fil, quelle n’est pas sa surprise en découvrant que je ne suis pas Vietnamien ! Nous sommes à la frontière de la Chine, mais ce n’est pas comme en Europe. Ici, le train et la route s’arrêtent à la frontière. Pour ceux qui voudraient se rendre en Chine, il faut y aller à pied et reprendre une autre voiture, un autre train de l’autre côté !

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !

Le pont qui sépare le Vietnam de la Chine, un pays où j'ai vécu il y a 15 ans !

Arrivé à la cure, je fais la connaissance du curé, le père Thanh, qui me dit. Je pars cette après-midi à Sapa participer à une messe célébrée par l’évêque auxiliaire de Hương Hoa, qui est en tournée pastorale dans la région. Tu peux participer à la messe, mais tu devras ensuite nous quitter, un prêtre étranger dans cette région, ce n’est pas bien vu des autorités locales. Je connais le principe ; toujours se fier à l’avis des locaux pour savoir ce qu’on peut faire ou ne pas faire.

La route de Sapa a Lai Chau, une bonne centaine de kilometres et que du bonheur pour les yeux !

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !

Une fois à Sapa, je rencontre l’évêque et un autre prêtre qui dit : mais oui, tu peux participer à la visite pastorale de l’évêque avec nous, pas de souci ! On se portera garant en cas de difficulté. La chose étant entendue, la visite pastorale commence par une messe présidée par l’Evêque dans la montagne. Il fait un froid de canard, six degrés au thermomètre et un brouillard terrible. L’Eglise du village est bondée, l’assemblée est colorée et pour cause, nous sommes chez les montagnards (les minorités). L’Evêque célèbre le mariage de trois couples. La célébration qui devrait faire chaud au cœur à défaut d’au corps, me fait de la peine, pour une simple raison. Les gens sont extrêmement pauvres, les enfants sont en petite tenue malgré le froid, les jeunes mariés n’ont pas l’air à la fête. Les mariées ont seize ou dix-sept ans, l’une d’elle est déjà bien enceinte, et les mariés doivent en avoir dix-huit. Ils n’ont pas d’habits de fête particulier et après le mariage, il n’y aura pas de banquet pour eux. C’est la dure réalité du Vietnam. On célèbre le folklore des minorités dans les beaux musées et les discours officiels, mais dans la réalité, les gens sont extrêmement pauvres, très peu scolarisés et leurs perspectives d’avenir très limités. A part l’Eglise, peu de gens sont mobilisés pour changer la donne.

Les minorites ethniques, derriere le sourire, une vie o combien dure ! Qui s'en soucie vraiment?

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !
Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !

Après la messe, nous quittons le village et partons pour un superbe périple de 150km de Sapa à Lai Chau. Le brouillard est levé et le paysage est de toute beauté. Dans la voiture, l’Evêque et moi avons un échange profond et cordial en francais sur divers sujets. Je suis impressionné par sa profondeur et sa simplicité. Arrivé à destination, c’est l’accueil en fanfare (littéralement). Les gens de Lai Chau sont tout heureux d’accueillir leur évêque. Ils n’ont pas de curé local à domicile, les autorités de la ville ne le permettent pas encore. L’Evêque leur dit qu’il est conscient du problème et qu’il espère que cette situation ne durera pas. Les tensions entre l’Eglise et l’Etat dans le Nord du pays sont encore réelles. Il faut de la patience et de la bonne volonté pour les surmonter. L’Evêque à la fin de la célébration annonce que le prêtre étranger fera l’homélie du lendemain à la messes des confirmations ! Chose promise, chose due, le lendemain, je fais l’homélie ; ce dimanche est le troisième dimanche de l’Avent, dimanche anniversaire de mon ordination sacerdotale il y a neuf ans ! Les paroissiens m’offrent des fleurs à cette occasion et l’Evêque me bénit, ce qui me touche beaucoup. 

Messe chaleureuse, et benediction de l Eveque pour mon anniversaire d ordination, neuf ans deja !

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !
Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !

Après la messe, nous repartons pour Lao Cai, et puis pour Hanoi. Je quitte l’Evêque et mes confrères prêtres, plein de reconnaissance pour ces trois jours merveilleux. Etre missionnaire au Vietnam, c’est  vivre la joie d’être l’hôte d’un peuple accueillant. Décidément, le tourisme de masse n’est pas encore au programme, et je ne m’en plains pas, que du contraire !

 

Merci à Monseigneur Long, évêque de Huong Hoa, aux Pères Thanh et Trinh pour leur merveilleux accueil. Bienvenus à Saigon !

 

Le Nord du Vietnam, magnifique et quel accueil !
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English - Français blog !!!

A blog written in Vietnamese? Not for now...Anyway, the articles published in this blog are usually in English and in French. Up to you to choose your language!

A quand un blog en Vietnamien?... Ce n'est pas pour demain, mais les articles publiés sur ce blog sont généralement et en Français et en Anglais... A vous de choisir...

La Providence passe par vous.

sm vn

La mission n'est possible que grâce à vous: soutien aux pauvres (1), y compris le parrainage scolaire, aux jeunes en formation (2), à la communauté (3), à la construction du séminaire à Manille (4), nous comptons sur votre aide! Une aide si modeste qu'elle soit, c'est important et encourageant !

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BIC : GEBABEBB            IBAN : BE59 0014 7732 2326



Rem: En l'état actuel des choses, il nous est impossible de vous donner une attestation fiscale.